<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-31728677</id><updated>2011-04-21T10:43:56.343-07:00</updated><category term='typhon'/><category term='SNLE'/><category term='SBBN'/><category term='russie'/><category term='Typhoon'/><category term='sous-marin'/><title type='text'>sécurité défense russe</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://raspoutine1916-sdr.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31728677/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://raspoutine1916-sdr.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31728677/posts/default?start-index=101&amp;max-results=100'/><author><name>Gortchov</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13488334039671889458</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>208</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-31728677.post-5942392920970337589</id><published>2008-05-31T19:25:00.000-07:00</published><updated>2008-05-31T19:30:31.547-07:00</updated><title type='text'>Andreï Vlassov</title><content type='html'>&lt;div style="width: 600px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="margin: 0pt 20px 0pt 0pt; float: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="img-shadow"&gt;&lt;a href="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/2/2f/Andrei_A_Wlassow.jpg"&gt;&lt;img src="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/2/2f/Andrei_A_Wlassow.jpg" border="0"  /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="float: right; width: 280px; "&gt;&lt;br /&gt;Général et héros de l'Armée rouge &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fils de paysan, treizième enfant de sa famille, Andreï Vlassov est né en 1900 dans le village de Lomakno, dans la région de Gorki, en Russie. Fils d'un tailleur de village, il entra comme élève gratuit au Séminaire de Nijni-Novgorod. À l'âge de dix-huit ans, en pleine guerre civile russe, il s'engagea comme simple soldat dans un régiment de la 2e division du Don de l'Armée rouge et y obtint le grade de capitaine lors des campagnes d'Ukraine et de Crimée contre les Armées blanches de Dénikine.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À l'issue du conflit il fut nommé major (ou commandant) et professeur de tactique à l'Académie militaire de Moscou, avant de recevoir, avec le grade de colonel, le commandement du 2e régiment de fusiliers de la division turkmène. Devenu membre du Parti communiste de l'Union soviétique en 1930, il épousa en 1933 une jeune femme d'un village voisin de son lieu de naissance et qui venait d'obtenir son doctorat de médecine. Lorsqu'éclatèrent les purges staliniennes de 1934-1935 contre le maréchal Toukhatchevski et les principaux chefs de l'Armée rouge, il servait comme chef d'État-major à la 72e division de fusiliers. C'est à cette époque que son épouse, ancienne fille de koulak, le quitta afin de ne pas le compromettre aux yeux des autorités soviétiques. La carrière fulgurante de Vlassov à la fin des années 1930 s'explique par son soutien indéfectible au stalinisme. Il bénéficia de l'épuration systématique des vétérans de la guerre civile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1938, il est envoyé en Chine en tant que chef d’état-major du général Tcherepanov, puis comme instructeur à l'Académie militaire de Chongqing, sous le pseudonyme de Volkhov. C'est là que, selon ses dires futurs, il devait prendre conscience du double jeu de Staline : d'un côté, celui-ci soutenait le Guomindang contre les Japonais et de l'autre il n'en maintenait pas moins des rapports étroits avec les adversaires internes des nationalistes, à savoir les communistes de Mao Zedong. À son retour, il se voit confier le commandement du 4e corps motorisé. Ayant reçu des décorations des nationalistes chinois, celles-ci lui furent « confisquées » lors de son retour en Union soviétique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1939 il reçut le commandement de la 99e division de fusiliers, l'une des plus mauvaises unités de l'Armée rouge. En quelques mois, Vlassov en fit une division modèle, « une troupe d'élite exemplaire », selon un article du quotidien Étoile rouge.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chef de l'Armée de libération nationale russe&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1942, il est envoyé pour briser le siège de Leningrad mais son opération échoue et il est capturé en juillet par les troupes allemandes. Il passe alors de Staline à Hitler et déclare à l'armée de l'Allemagne nazie son désir de faire défection. Staline avait décidé que tout soldat soviétique prisonnier serait considéré comme déserteur, et donc passible de la cour martiale et de la peine capitale. Vlassov fait prisonnier était donc déjà considéré comme un « traître ». Selon une autre version des faits, Vlassov aurait été convaincu par les Allemands de rejoindre leur camp. Il fonde le Comité russe de libération et l'Armée russe de libération (Russkaya Osvoboditel'naya Armiya), dont il devient commandant en chef, avec la tâche d'aider les troupes allemandes à combattre l'Armée rouge. Hitler n'accorda qu'une confiance limitée à Vlassov et ne l'autorisa à commander deux divisions armées que dans la phase finale du conflit. Il sera généralement écarté des affrontements directs avec l'Armée rouge. Certains comme Gustave Hilger ont poussé à ce qu'Hitler donne plus de latitude à Vlassov pour amener à lui plus de Russes désertant l'Armée rouge, mais n'ont pas réussi à se faire entendre. Le racisme antislave du Führer ainsi que les purifications qui en ont découlé n'ont pas vraiment aidé à rallier les Russes contre Staline.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un échec cuisant&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans les derniers jours de la guerre, les troupes de Vlassov, espérant gagner la faveur des Alliés, se retournèrent contre l'armée allemande en aidant le soulèvement de Prague. Mais les Alliés américano-britanniques refusèrent d'accorder l'asile à Vlassov. Le général et ses aides de camp furent ou capturés ou livrés par les Américains dans des circonstances mal définies, les membres de l'Armée russe de libération furent tous livrés avec femmes et enfants et déportés en Sibérie, Vlassov et ses généraux (sur un total de 11 officiers de son armée) furent internés à la Loubianka à Moscou, torturés puis jugés à huis-clos et condamnés pour haute trahison à la pendaison, le 1er août 1946.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/31728677-5942392920970337589?l=raspoutine1916-sdr.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://raspoutine1916-sdr.blogspot.com/feeds/5942392920970337589/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=31728677&amp;postID=5942392920970337589' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31728677/posts/default/5942392920970337589'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31728677/posts/default/5942392920970337589'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://raspoutine1916-sdr.blogspot.com/2008/05/andre-vlassov.html' title='Andreï Vlassov'/><author><name>Gortchov</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13488334039671889458</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-31728677.post-8760743208241023304</id><published>2008-05-29T12:37:00.001-07:00</published><updated>2008-05-29T14:49:19.812-07:00</updated><title type='text'>Les nouvelles ambitions de la Marine de guerre russe</title><content type='html'>&lt;img src="http://theatrumbelli.hautetfort.com/media/02/01/52a8114505fbcbd57a02e94af908627e.jpg" id="media-480734" alt="52a8114505fbcbd57a02e94af908627e.jpg" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left;" name="media-480734" /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);font-size:100%;" &gt;&lt;b&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:Verdana,Arial;" &gt;En 20 ans, la Marine de guerre russe est appelée à devenir la deuxième force navale du monde. C'est ce qu'a déclaré, à la veille de la fête annuelle de la Flotte nationale, son commandant en chef Vladimir Massorine. A terme, a-t-il annoncé, la puissance navale russe sera fondée sur des sous-marins nucléaires stratégiques et 6 groupes de frappe ayant chacun un porte-avions.&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="posttext"&gt;&lt;div class="posttext-decorator1"&gt;&lt;div class="posttext-decorator2"&gt;&lt;div class="introductory"&gt;                                                 &lt;/div&gt;                                              &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);font-size:100%;" &gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:Verdana,Arial;" &gt;Pour la Flotte nationale, ce sera le troisième programme de modernisation, explique l'amiral. Les deux précédents, même s'ils n'ont pas été réalisés jusqu'au bout, avaient toutefois permis de lui conférer une nouvelle dimension.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);font-size:100%;" &gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:Verdana,Arial;" &gt;Le Programme national d'armements jusqu'en 2015, récemment adopté, fait - pour la première fois dans l'histoire soviétique et russe - de la Marine de guerre une priorité tout aussi importante que le développement des forces nucléaires stratégiques. Si 4.900 milliards de roubles (près de 140 milliards d'euros) sont prévus pour mener ce réarmement, un quart de cette somme doit financer justement le renouvellement du parc des navires.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);font-size:100%;" &gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:Verdana,Arial;" &gt;&lt;i&gt;"En fait, le nombre de navires en chantier a déjà atteint le niveau soviétique"&lt;/i&gt;, a annoncé Sergueï Ivanov, premier vice-premier ministre, lors de sa récente visite à Severodvinsk, sur la mer Blanche, où sont situés d'importants chantiers navals. Selon le responsable gouvernemental, &lt;i&gt;"l'argent ne pose plus de problème, et c'est à présent la production qui doit être optimisée afin que des navires soient par exemple construits en trois ans, au lieu de cinq, à compter de leur mise en chantier".&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);font-size:100%;" &gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:Verdana,Arial;" &gt;La Russie a élaboré une stratégie de développement de la construction navale jusqu'en 2030. En vertu de cette stratégie, d'ici à 2010, il est prévu d'augmenter de moitié le nombre de navires en chantier. Pour la première fois ces quinze dernières années, la Flotte a mis en chantier toute une série de 40 frégates, une dizaine de navires au moins pour chacune des deux flottes, du Nord et de la Baltique. En février 2006, après une interruption de 16 ans, l'Amiral Sergueï-Gorchkov, une frégate à long rayon d'action, a été mise en chantier. La Marine de guerre projette de lancer la construction d'une vingtaine de navires de ce projet.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);font-size:100%;" &gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:Verdana,Arial;" &gt;La conception de la création de tels navires avait été définie par l'ancien commandant en chef de la Flotte, l'amiral Vladimir Kouroïedov. C'est lui qui avait formulé l'axe que doit suivre, dans son développement, la Marine de guerre russe : &lt;i&gt;"abandonner une diversité de classes inimaginable au sein d'un seul et même type de navires ou d'avions. Dans le même temps, une unification plus poussée des navires doit en augmenter la puissance et réduire leur frais de construction".&lt;/i&gt; Il faudra donc, selon lui, renoncer aux navires étroitement spécialisés, en mesure de combattre uniquement des sous-marins ou des porte-avions ennemis, et passer à des unités de combat multirôles appelées à réaliser diverses missions de combat loin des côtes nationales. Ces navires seront créés d'après le principe dit des modules, ils auront des systèmes d'armements et d'équipements spéciaux largement unifiés. A terme, cela doit simplifier non seulement leur approvisionnement en pièces détachées et munitions, mais aussi leurs exploitation, réparations et, plus tard, modernisation.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);font-size:100%;" &gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:Verdana,Arial;" &gt;La construction de porte-avions - il y en aura 6, selon le commandement de la Flotte - est un thème à part. Premièrement, parce que cela ferait de la flotte russe la deuxième du monde. Pourtant, le Programme d'armements jusqu'en 2015 ne prévoit pas de ressources pour leur construction. Les projets échelonnés jusqu'en 2030 n'en font non plus aucune mention. Pourtant, à Severodvinsk, on a montré à Sergueï Ivanov le projet de construction, dans les chantiers navals Zvezdotchka, d'un nouveau dock destiné à mettre en chantier des navires de gros tonnage. Navires que seuls les chantiers navals à Nikolaïev, en Ukraine, pouvaient construire à l'époque soviétique. Il est prévu d'accorder près de 500 millions de dollars à la construction d'un tel dock. Les spécialistes disent que ce dock permettra de construire de gros méthaniers qui approvisionneront les marchés occidentaux en gaz liquéfié russe.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);font-size:100%;" &gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:Verdana,Arial;" &gt;Mais il est tout aussi vrai que ce même dock peut servir de terrain à la construction de porte-avions! En tout état de cause, ce projet existe déjà. Le commandant en chef Vladimir Massorine affirme qu'il s'agira d'un navire à propulsion nucléaire, d'une longueur de 100 mètres au maximum, accueillant à son bord un groupe de 30 chasseurs et hélicoptères. Pourtant, si ce projet est réalisé un jour, ce n'est cependant pas pour demain.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);font-size:100%;" &gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:Verdana,Arial;" &gt;La construction de sous-marins rencontre moins de problèmes. Rien que ces derniers temps, deux submersibles du projet 667BDRM ont été modernisés. Deux autres sous-marins subissent des réparations à Severodvinsk. Ils sont équipés d'un nouveau radar hydroacoustique qui permet aux navires de mieux voir et mieux entendre. De nouveaux systèmes anti-feu, de protection des réacteurs nucléaires, et un nouveau système de missiles stratégiques RSM-54 Sineva y sont installés. A l'opposé du système précédent, Skif, chacun de ses missiles porte non pas 4 mais 10 charges à pointage individuel. Le missile qui a une plus longue portée dispose d'un système de guidage moderne.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);font-size:100%;" &gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:Verdana,Arial;" &gt;C'est bien un Sineva qui a été tiré en été 2006 au Pôle Nord par l'équipage du sous-marin nucléaire stratégique Ekaterinbourg, sous le commandement du capitaine Sergueï Ratchouk. Un tir en plongée, d'autant plus à travers une couche de glace, est déjà une mission très difficile. L'interférence de champs magnétiques rend inutiles les dispositifs de navigation de bord et en plus l'équipe doit subir une préparation spéciale pour pouvoir travailler "sous la glace". Mais ce tir a aussi des avantages. Sous une glace de plusieurs mètres d'épaisseur, un sous-marin demeure invisible pour les satellites d'observation ennemis jusqu'à l'ultime moment. Grace à quoi une frappe nucléaire de rétorsion sera subite et inéluctable. De nombreux commandants de sous-marins qui ont réussi à remplir cette mission sont devenus par la suite Héros de l'Union soviétique ou de la Russie. Sergueï Ratchouk, le commandant de l'&lt;b&gt;&lt;i&gt;Ekaterinbourg&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;, a reçu l'Etoile de Héros des mains du président Poutine.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);font-size:100%;" &gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:Verdana,Arial;" &gt;Mais la modernisation n'est qu'un élément du programme de renouveau de la Flotte. Les chantiers navals Sevmash à Severodvinsk construisent toute une série de sous-marins de quatrième génération du projet 955 Borée. C'est bien pour ces engins qu'on teste le nouveau missile stratégique de stationnement en mer Boulava (massue).&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);font-size:100%;" &gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:Verdana,Arial;" &gt;&lt;i&gt;"Trois sous-marins nucléaires de quatrième génération sont construits : le &lt;b&gt;Iouri-Dolgorouki&lt;/b&gt;, l'&lt;b&gt;Alexandre-Nevski&lt;/b&gt; et le &lt;b&gt;Vladimir-Monomakh&lt;/b&gt;. Par rapport aux submersibles de la génération précédente, ils auront des armements plus performants"&lt;/i&gt;, explique Vladimir Massorine.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);font-size:100%;" &gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:Verdana,Arial;" &gt;Un autre sous-marin nucléaire de frappe, du projet 885, le &lt;b&gt;&lt;i&gt;Iassen&lt;/i&gt;&lt;/b&gt; (frêne), sera bientôt mis à l'eau à Severodvinsk. Ce submersible de quatrième génération remplacera plusieurs engins des classes précédentes. Selon les spécialistes, la mise en service de ce sous-marin sera une véritable révolution. Déjà, les engins de troisième génération du projet 971 Akoula (requin) sont presque invisibles dans les profondeurs océaniques. Le &lt;b&gt;&lt;i&gt;Iassen&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;, en termes de nuisances sonores, dépassera le tout récent sous-marin américain &lt;b&gt;&lt;i&gt;Seawolf&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;. Mais, à l'opposé de son analogue américain, le submersible russe sera polyvalent. Grâce à ses armements - plusieurs types de missiles de croisière et de torpilles - il sera en mesure de réaliser un vaste éventail de missions en mer. Autrement dit, avec une même aisance traquer des porte-avions ennemis et porter des frappes massives au missile sur les côtes.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);font-size:100%;" &gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:Verdana,Arial;" &gt;Les experts estiment que la naissance de nouveaux sous-marins nucléaires et &lt;i&gt;"d'aérodromes flottants"&lt;/i&gt; améliorera radicalement les potentialités de combat de la Marine de guerre russe&lt;/span&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Source du texte : &lt;/span&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;a target="_blank" href="http://fr.rian.ru/analysis/20070731/70046706.html"&gt;RIA NOVOSTI&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;                                            &lt;/div&gt;                                         &lt;/div&gt;                                     &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/31728677-8760743208241023304?l=raspoutine1916-sdr.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://raspoutine1916-sdr.blogspot.com/feeds/8760743208241023304/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=31728677&amp;postID=8760743208241023304' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31728677/posts/default/8760743208241023304'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31728677/posts/default/8760743208241023304'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://raspoutine1916-sdr.blogspot.com/2008/05/les-nouvelles-ambitions-de-la-marine-de.html' title='Les nouvelles ambitions de la Marine de guerre russe'/><author><name>Gortchov</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13488334039671889458</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-31728677.post-366418366605691014</id><published>2008-05-29T12:36:00.001-07:00</published><updated>2008-05-29T12:36:49.943-07:00</updated><title type='text'>Porte-avions : la marine russe entre ambition et réalité</title><content type='html'>&lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif';"&gt;On peut dire sans crainte d'exagérer que cette année est celle de l'aviation russe de combat. Aussi bien en juillet au Bourget, en France, qu'en août à Joukovski, aux environs de Moscou, de nombreux spectateurs ont observé, le coeur serré, le pilotage fantastique des MiG et des Su dotés de moteurs à poussée vectorielle orientable. Effectivement, il y a de quoi être fier. Mais il s'agissait d'avions à stationnement terrestre. Cependant, de nos jours, l'efficacité des forces aériennes est déterminée, pour beaucoup, par l'aviation embarquée à bord des porte-avions.&lt;/span&gt;&lt;/b&gt; &lt;span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif';"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="posttext"&gt;&lt;div class="posttext-decorator1"&gt;&lt;div class="posttext-decorator2"&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif';"&gt;Il existe une nouvelle version de MiG : le &lt;b&gt;MiG-29KUB&lt;/b&gt; (sigle russe pour "avion d'entraînement et de combat de l'aéronavale"). Mais, aux termes d'un contrat, cet avion est destiné aux futurs porte-avions indiens de type Air Defense Ship. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif';"&gt;Il est impossible d'affirmer que la Russie ne comprend pas le rôle des porte-avions et de la flotte dans son ensemble dans les actions militaires contemporaines. Dans le monde actuel si imprévisible, l'apparition devant le littoral d'un "point chaud" d'un puissant navire cumulant trois types de forces armées est capable de dissuader un agresseur potentiel. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif';"&gt;Par conséquent, il n'est pas étonnant que l'amiral Vladimir Massorine, commandant en chef de la Flotte nationale, ait annoncé au milieu de cette année les plans de réforme de la Marine de guerre russe prévoyant la création d'une puissante flotte océanique disposant du deuxième groupement d'aviation embarquée au monde. Plus précisément, il est prévu de créer au cours des 20 prochaines années six groupes de porte-aéronefs de frappe, ce qui portera la Russie à la deuxième place après les Etats-Unis pour la puissance de toute la flotte de surface. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif';"&gt;Notons que le porte-avions, navire redoutable, exige un appui considérable. La pratique mondiale, dans laquelle les Etats-Unis jouent un rôle de premier ordre, implique que les actions des porte-avions s'effectuent au sein d'un groupe de porte-aéronefs de frappe. Ce groupe comprend, en plus du géant polyvalent, 6 bâtiments d'escorte, dont un ou deux croiseurs lanceurs de missiles guidés, un destroyer porteur de missiles guidés et deux à trois destroyers ou frégates de défense anti-sous-marine. Certes, il n'est pas indispensable de suivre les critères des Etats-Unis, mais, pour l'instant, rien n'indique que la qualité et le nombre de leurs groupes de porte-aéronefs de frappe ne correspondent pas aux objectifs fixés ou qu'ils ont besoin de changements substantiels. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif';"&gt;Bref, la Russie doit créer six groupes de porte-aéronefs de frappe en 20 ans... &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif';"&gt;Un point organisationnel et philosophique mérite attention. Selon une information publiée au début de 2004, c'est-à-dire tout récemment, le ministère russe de la Défense avait élaboré un plan de développement de la Marine de guerre pour une période allant jusqu'à 2040-2050. Les thèses principales de ce plan ne prévoyaient pas la défense des intérêts du pays dans les océans et accordaient la priorité aux bâtiments de petites tailles agissant dans les limites d'une zone de 500 km des eaux territoriales du pays (au sens large). &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://img256.imageshack.us/img256/2900/kuznetsovb02dw1.jpg" title="porte-avions Admiral Kouznetsov"&gt;&lt;img src="http://theatrumbelli.hautetfort.com/media/02/01/97da34c4eca427aeba90d88ea4d7b726.jpg" id="media-663779" alt="97da34c4eca427aeba90d88ea4d7b726.jpg" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left;" name="media-663779" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif';"&gt;&lt;i&gt;"Nous abandonnons les navires de grandes tailles hérités de l'époque soviétique et nous passons aux navires polyvalents"&lt;/i&gt;, avait déclaré l'amiral Vladimir Kouroïedov, alors commandant en chef de la Marine de guerre. &lt;i&gt;"La Russie aura ses propres frégates et corvettes n'ayant pas d'analogues dans le monde"&lt;/i&gt;, avait-il ajouté. Le commandant en chef estimait que la question des porte-avions était à remettre à la prochaine décennie et qu'il était par conséquent prématuré de parler de cette composante de la flotte. Seul le &lt;b&gt;porte-avions russe Admiral Kouznetsov&lt;/b&gt; (porte-aéronefs lourd, selon la terminologie russe) devait rester en activité, et ne serait ni vendu, ni retiré du service, avait assuré Vladimir Kouroïedov. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif';"&gt;Le triste sort du Kouznetsov sera mentionné un peu plus loin. Il convient d'indiquer tout d'abord que ces programmes déterminant le sort de la flotte russe élaborés à deux ans d'intervalle s'excluent l'un l'autre du point de vue conceptuel. Ils n'ont en commun que les expressions grandiloquentes du type &lt;i&gt;"n'ayant pas d'analogues"&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;"deuxième par son importance"&lt;/i&gt;. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif';"&gt;La Russie a-t-elle des raisons de prévoir la construction d'une telle quantité de porte-avions au cours des 20 prochaines années ? &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif';"&gt;Pour cela, les chantiers navals russes doivent mettre à l'eau un porte-avions tous les 3 ans et 4 mois. Citons à titre de comparaison: entre 1981 et 2003, c'est-à-dire en 22 ans, les Américains ont créé six porte-avions. Mais le dernier d'entre eux, l'USS Ronald Reagan, bien que construit à une vitesse fantastique, environ 30 mois, et mis à l'eau à la mi-2003, n'a été remis à la flotte qu'en janvier de l'année dernière. Les essais à la mer et autres ont pris environ trois ans. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif';"&gt;Autrement dit, le Pentagone a eu besoin d'un quart de siècle pour mettre en place ce que la Russie a l'intention de construire en 20 ans. Mais les Américains ne manquaient de rien : en plus d'un potentiel jamais atteint en matière de construction de navires de guerre, ils avaient de l'argent, des armements, des effectifs navigants et des groupes d'aviation, sans parler de l'appui logistique nécessaire. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif';"&gt;Il en est autrement en Russie. Et c'est l'argent qui constitue le problème principal. L'expérience prouve que le coût de la construction d'un porte-avions moderne à propulsion nucléaire (autrement, ce système d'armes global perd son sens) est d'environ 4 milliards de dollars, et les frais mensuels pour son entretien (sans compter les salaires du personnel) atteignent plus de 10 millions de dollars. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif';"&gt;S'appuyant sur les informations floues dont on dispose sur le budget militaire russe, on constate que, pour un financement actuel du ministère de la Défense à environ 35 milliards de dollars par an actuellement et une commande militaire dépassant les 12 milliards de dollars, la Russie devra dépenser plus d'un milliard de dollars par an rien que pour la construction. Les autres armées manqueront donc probablement d'un milliard de dollars. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif';"&gt;Et cela en se fondant sur des conditions idéales irréalistes, où les cadences des travaux sont respectées à la minute près et en l'absence d'inflation. Mais le budget militaire n'est pas extensible et ne peut pas grossir à la vitesse d'une vedette lance-torpilles. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif';"&gt;Ensuite, il faudra construire les navires suivants, tout en continuant à entretenir et exploiter ceux qui sont déjà construits. Et s'il faut les construire tous en même temps, les calculs seront encore bien plus imposants. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif';"&gt;Un navire construit doit être doté, en premier lieu, d'avions. La Russie devra concurrencer des navires qui portent environ 90 avions. Le chasseur russe embarqué &lt;b&gt;Su-33&lt;/b&gt; a été construit sur la base d'une modification du chasseur &lt;b&gt;Su-27&lt;/b&gt;, dont la conception avait été lancée à la fin des années 60 pour les troupes de DCA. Début 2002, seuls 24 avions de ce type avaient été construits. On ne dispose d'aucun renseignement concret sur l'accroissement de la production ou la conception de nouveaux modèles d'avions embarqués. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif';"&gt;Le premier vol à partir du pont de l'Admiral Kouznetsov a eu lieu en 1995. Mis à l'eau en 1989, ce navire a subi de multiples réparations. En 2003, il a failli couler lors d'essais en mer. Après plusieurs pannes du moteur et incendies, l'état du navire est critique. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif';"&gt;Pour compléter le tableau, on peut citer un communiqué du Centre d'analyse des stratégies et des technologies, selon lequel la Russie ne comptait en 2004 que 12 pilotes de l'aviation embarquée. Il convient de citer, à titre de comparaison, que le groupe aérien du "concurrent" compte 3.000 pilotes d'élite triés sur le volet. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif';"&gt;De plus, même si tous les navires sont construits, armés et équipés, la Russie ne possède pas de bases équipées pour approvisionner et réparer ne serait-ce qu'un seul groupe de porte-aéronefs. Sur les 4 flottes russes, seules la Flotte du Nord et celle du Pacifique conviennent pour les porte-avions. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif';"&gt;Qui plus est, aucun nouveau dépôt, aucune base flottante et aucun quai fixe n'ont été mis en service depuis 1993 dans la Flotte du Nord à défaut de financement suffisant. En comparaison avec les chantiers navals géants qui construisent de nouveaux navires, les usines de réparation sont dans un état déplorable. Cependant, parmi tous les problèmes actuels concernant le maintien de la capacité défensive et opérationnelle de la Flotte du Nord, la réparation des navires est le problème le plus douloureux, d'ailleurs, elle concerne la Marine de guerre dans son ensemble. La réparation des navires est actuellement financée seulement à hauteur de 6% de ce qu'il faudrait pour une exploitation normale de la flotte. Plus de 200 navires de combat, sous-marins et bâtiments auxiliaires ont besoin de réparations rien que dans la Flotte du Nord, alors que moins de 10% d'entre eux ont été réparés ces dernières années. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif';"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;L'Inde s'apprête quant à elle à mettre à l'eau vers 2012, sans aucune idée de compétition, son premier porte-avions d'un déplacement de 40.000 tonnes, et prévoit de le doter d'avions... russes.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif';"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;span style="color:#800000;"&gt;Source du texte :&lt;/span&gt; &lt;a href="http://fr.rian.ru/analysis/20071113/87854986.html" target="_blank"&gt;RIA NOVOSTI&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;                                             &lt;/div&gt;                                         &lt;/div&gt;                                     &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/31728677-366418366605691014?l=raspoutine1916-sdr.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://raspoutine1916-sdr.blogspot.com/feeds/366418366605691014/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=31728677&amp;postID=366418366605691014' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31728677/posts/default/366418366605691014'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31728677/posts/default/366418366605691014'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://raspoutine1916-sdr.blogspot.com/2008/05/porte-avions-la-marine-russe-entre.html' title='Porte-avions : la marine russe entre ambition et réalité'/><author><name>Gortchov</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13488334039671889458</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-31728677.post-3083200988427402683</id><published>2008-05-29T12:34:00.000-07:00</published><updated>2008-05-29T12:36:01.289-07:00</updated><title type='text'>Tempête médiatique autour de la flotte russe</title><content type='html'>&lt;img src="http://theatrumbelli.hautetfort.com/media/00/00/905f464223a19ce6beead7979aafa5d9.jpg" id="media-807995" alt="905f464223a19ce6beead7979aafa5d9.jpg" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left;" name="media-807995" /&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif';"&gt;Les navires du groupe d'assaut polyvalent des flottes russes du Nord et de la mer Noire, avec à leur tête l'unique porte-avions russe Admiral Kouznetsov, terminent actuellement leurs manœuvres dans l'Atlantique et en Méditerranée. Après une escale à Lisbonne, du repos et des permissions en ville pour l'équipage, qui ont suivi les manœuvres tactiques dans le golfe de Gascogne en commun avec un navire de la marine portugaise, le vaisseau amiral de la &lt;a href="http://www.red-stars.org/" target="_blank"&gt;Flotte russe&lt;/a&gt; de la mer Noire, le croiseur porte-missiles Moskva, commandé par le capitaine de vaisseau Igor Smoliak, mettra le cap avec un bâtiment d'appui sur Sébastopol, son port d'attache.&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="introductory"&gt;                                                 &lt;/div&gt;                                               &lt;br /&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif';"&gt;Les exercices des marins du groupe naval en commun avec les pilotes de l'aviation embarquée et de l'aviation à long rayon d'action constituent l'étape finale de ces manœuvres dans l'Atlantique. Fin janvier - début février, plus de quarante aéronefs russes doivent survoler l'océan. Il s'agit, entre autres, de bombardiers stratégiques porte-missiles Tu-160 (code OTAN: Blackjack) et Tu-95MS (Bear), d'un bombardier à long rayon d'action Tu-22M3, de chasseurs MiG-31 et Su-33, d'avions ravitailleurs Il-78 et d'avions de reconnaissance A-50. Ils doivent s'entraîner à effectuer des missions de reconnaissance, à porter des frappes contre un adversaire conventionnel et au combat aérien. Ensuite, l'Admiral Kouznetsov, les deux grands navires anti-sous-marins Admiral Tchabanenko et Admiral Levtchenko, les navires auxiliaires Sergueï Ossipov et Ivan Boubnov mettront le cap sur Severomorsk, base de la Flotte du Nord. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif';"&gt;Les navires russes passeront de nouveau le long du littoral occidental de l'Europe escortés par l'aviation stratégique russe, ainsi que par des navires et des avions de l'OTAN. A la mi-février, après ces manœuvres dans l'Atlantique et en Méditerranée, le groupe d'assaut de la Marine de guerre russe sera de retour au pays après avoir couvert 12.000 milles marins. Les spécialistes n'en doutent pas. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif';"&gt;Les marins russes ont dignement représenté leur pays et le drapeau de Saint-André lors de ces exercices prolongés. Ils ont effectué des tirs de tous les types de missiles et de canons d'artillerie dont ils disposaient à bord : les missiles antinavires Bazalt, le système de missiles de DCA de portée intermédiaire "Fort", analogue du système terrestre S-300P, les missiles de DCA à courte portée Osa-M, ainsi que le canon d'artillerie de 130 mm AK-130 et les canons multitubes de 30 mm AK-630M. Comme on l'a fait savoir depuis le croiseur, les missiles et obus ont atteint leurs cibles, ce que toutes les chaînes de télévision se sont empressées de faire savoir. Ces informations n'ont pas été exagérées, comme n'ont pas manqué de le confirmer les pilotes des avions d'assaut Su-25, des chasseurs polyvalents Su-33 et de l'hélicoptère de recherche et de sauvetage Ka-27 qui ont décollé du porte-avions Admiral Kouznetsov et du navire anti-sous-marin Admiral Tchabanenko. Ces résultats peuvent également être certifiés par les marins américains et allemands qui ont observé ces exercices. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif';"&gt;On pourrait se réjouir pour nos marins et pilotes, s'il n'y avait pas ce détail : la télévision russe a parlé avec bien trop d'enthousiasme de la "renaissance de la Marine russe", en affirmant que nos navires avaient évincé, ou peu s'en faut, la 6e flotte américaine de la Méditerranée et que le drapeau de Saint-André était de retour dans l'océan mondial. Le fait de prendre ses désirs pour des réalités a toujours été le principe tacite de la propagande soviétique. Ce principe semble bien s'être, comme par enchantement, enraciné à la télévision, surtout en ce qui concerne l'armée et la flotte. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif';"&gt;Il est quelque peu indécent de comparer notre unique porte-avions propulsé par une turbine à gaz et accompagné de trois navires de guerre appartenant à différentes flottes à la 6e flotte américaine, que ce soit au niveau de sa composition ou de ses caractéristiques de combat. Le Kouznetsov, par exemple, emporte environ 50 avions à son bord, contre 80 pour les porte-avions nucléaires de classe Nimitz, dont certains font partie de la 6e flotte. En outre, cette dernière dispose de quatre avions de reconnaissance E-2C qui permettent de détecter des cibles situées à des centaines de kilomètres du navire. Notre porte-avions n'emporte aucun appareil analogue. Mieux vaut arrêter là la comparaison. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif';"&gt;Il est prématuré de parler de renaissance de la flotte, y compris de la flotte de surface. L'Admiral Kouznetsov est entré en service en 1990, après huit ans de travaux dans les chantiers navals de Nikolaïev (à présent, ils appartiennent à l'Ukraine). La Russie ne possède ni ne construit aucun autre porte-avions. Aucune infrastructure n'a même été créée pour leur éventuelle construction. Le grand navire anti-sous-marin Admiral Levtchenko a été construit en 1988, son "homologue" modernisé Admiral Tchabanenko a été mis en cale sèche en 1990 et livré à la flotte en 1999, le croiseur porte-missiles Moskva, vaisseau amiral de la flotte de la mer Noire, en 1983. Il s'appelait alors Slava. Pour l'instant, la Russie ne construit aucun nouveau croiseur ni grand navire anti-sous-marins de classe Tchabanenko. En revanche, il y aura une nouvelle classe de frégates. On ignore encore quelles en seront les performances. Bref, il est donc probablement prématuré d'employer des épithètes élogieuses. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif';"&gt;D'autant qu'un transfert du Commandement en chef de la Marine de guerre de Moscou à Saint-Pétersbourg est à l'ordre du jour. Il occupera le bâtiment de l'Amirauté, alors que l'Institut des ingénieurs de la navale qui se trouve dans ces locaux sera transféré en banlieue à Pouchkine. Tout cela demandera de grands efforts d'organisation et d'immenses frais. Evidemment, les marins auront bien d'autres soucis que la construction de nouveaux croiseurs, frégates et corvettes... En d'autres termes, ils ont autre chose à faire que de s'occuper de la renaissance réelle, et non publicitaire, de la flotte. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif';"&gt;Il n'est pas exclu que l'abus à la télévision, à des fins de publicité, de slogans sur la "renaissance de la flotte nationale" qui a effectué avec succès des manœuvres dans l'Atlantique et en Méditerranée serve à détourner l'attention de l'opinion publique du grand scandale provoqué par le transfert du Commandement en chef à Saint-Pétersbourg. On pense notamment aux vétérans de la Marine de guerre qui protestent contre ce déplacement que rien ne justifie et ont même adressé une lettre ouverte au président à ce sujet. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif';"&gt;Le fait est que ce genre de publicité a toujours des ressorts cachés.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif';"&gt;Nikita PETROV&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/31728677-3083200988427402683?l=raspoutine1916-sdr.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://raspoutine1916-sdr.blogspot.com/feeds/3083200988427402683/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=31728677&amp;postID=3083200988427402683' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31728677/posts/default/3083200988427402683'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31728677/posts/default/3083200988427402683'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://raspoutine1916-sdr.blogspot.com/2008/05/tempte-mdiatique-autour-de-la-flotte.html' title='Tempête médiatique autour de la flotte russe'/><author><name>Gortchov</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13488334039671889458</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-31728677.post-5702377487188803610</id><published>2008-05-29T12:29:00.000-07:00</published><updated>2008-05-29T12:31:00.161-07:00</updated><title type='text'>Le naufrage du Koursk révélateur de l'état désastreux de la marine russe</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, Helvetica, sans-serif;font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, Helvetica, sans-serif;font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, Helvetica, sans-serif;font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;par Jean-Philippe LIARDET,           dr&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, Helvetica, sans-serif;font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, Helvetica, sans-serif;font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, Helvetica, sans-serif;font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:130%;color:#000000;"&gt;L&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;color:#000000;"&gt;e                 12 août 2000, la marine russe subissait une perte tragique                 avec la disparition du Koursk, un sous-marin nucléaire                 d'attaque de la classe Oscar II. Lancé en mai 1994 et                 entré en service en 1995, il s'agit de l'avant-dernier                 navire de cette classe entré en service et donc un des                 plus modernes. Il bénéficiait également                 d'un équipage expérimenté de 107 hommes                 qui avait pour l'essentiel participé à son déploiement                 en Méditerranée en septembre 1999 dans ce qui était                 la première présence de ce type d'unité dans                 la zone depuis dix ans. Les 11 autres personnes à bord étaient                 des officiers en observation pour la durée de cet exercice.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;             &lt;p align="center"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;color:#000000;"&gt;&lt;img src="http://www.net4war.com/e-revue/dossiers/marine/koursk/oscar01.jpg" border="1" height="203" hspace="10" vspace="10" width="302" /&gt;&lt;br /&gt;                  &lt;span style="font-size:78%;color:#009900;"&gt;&lt;strong&gt;Les 8 sous-marins de la classe Oscar                   II en service sont l'épine dorsale&lt;br /&gt;                  de la flotte soviétique. Leur principale mission est de tenir à distance&lt;br /&gt;                  des côtes russes les porte-avions d'attaque américains.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;             &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:130%;color:#000000;"&gt;L&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;color:#000000;"&gt;es                 russes ont tout d'abord annonce que le naufrage avait été causé par                 une collision avec un sous-marin occidental puis avec un navire                 de surface. Ces affirmations sont immédiatement apparues                 hautement fantaisistes et reflètent le désarrois                 d'autorités russes à la recherche d'un bouc émissaire.                 En effet, le Koursk dispose de moyens de détection perfectionnés                 et d'une vitesse de déplacement suffisante pour éviter                 ce genre de problèmes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;             &lt;p align="center"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;color:#000000;"&gt;&lt;img src="http://www.net4war.com/e-revue/dossiers/marine/koursk/kursk2.jpg" border="1" height="163" hspace="10" vspace="10" width="250" /&gt;&lt;br /&gt;                  &lt;span style="font-size:78%;color:#009900;"&gt;&lt;strong&gt;Le Koursk part pour                   sa dernière mission,                   le 10 août 2000&lt;br /&gt;  (DR) &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;             &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:130%;color:#000000;"&gt;I&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;color:#000000;"&gt;l                 faudra plusieus semaines avant que l'on ait confirmation que                 le Koursk avait bient été atteint par un missile                 anti-sous-marin expérimental lancé du croiseur à propulsion                 nucléaire Petr Velikiy (4e et dernier de la classe Ushakov                 ex-Kirov). &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;             &lt;p align="center"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;color:#000000;"&gt;&lt;img src="http://www.net4war.com/e-revue/dossiers/marine/koursk/petr.jpg" border="1" height="112" hspace="10" vspace="10" width="250" /&gt;&lt;br /&gt;                  &lt;span style="font-size:78%;color:#009900;"&gt;&lt;strong&gt;Le Petr Velikiy à quai&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;             &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:130%;color:#000000;"&gt;L&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;color:#000000;"&gt;a                 menace des sous-marins nucléaires d'attaque américains                 est en effet prise très au sérieux par les Russes.                 Les capacités opérationnelles de ces bâtiments                 sont extrêmement variées : attaque des bâtiments                 ennemis, missions de renseignement, de reconnaissance et de surveillance                 mais aussi frappes contre les objectifs terrestres à l'aide                 des missiles de croisière Towmahawk. Les SNA sont d'ailleurs                 désormais considérés comme des capital-ship                 au même titre que les porte-avions. Leur moindre puissance                 de feu est compensée par leur nombre et par une discrétion                 qui leurs confère une grande invulnérabilité dans                 le cadre d'un conflit de haute intensité.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;             &lt;p align="center"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;color:#000000;"&gt;&lt;img src="http://www.net4war.com/e-revue/dossiers/marine/koursk/towmahawk2.jpg" border="1" height="198" hspace="10" vspace="10" width="250" /&gt;&lt;br /&gt;                  &lt;span style="font-size:78%;color:#009900;"&gt;&lt;strong&gt;Un missile de croisière Towmahawk tiré par un                   SNA américain&lt;br /&gt;                  comme lors de la guerre du Golfe ou des opérations en Adriatique &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;             &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;color:#000000;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:130%;color:#000000;"&gt;L&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;color:#000000;"&gt;es                 sous-marins de la classe Oscar II sont ceux dont les caractéristiques                 se rapprochent le plus de la classe Los Angeles américaine.                 La présence d'un nombre élevé d'officiers                 en observation (11) démontre l'importance de l'exercice.                 Enfin, le choix du Koursk s'explique par la compétence                 de son équipage qui s'était fort bien comporté lors                 de sa mission en Méditerranée à la fin de                 l'année 1999. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;             &lt;p align="center"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;color:#000000;"&gt;&lt;img src="http://www.net4war.com/e-revue/dossiers/marine/koursk/oscar02.jpg" border="0" height="214" hspace="10" vspace="10" width="252" /&gt;&lt;br /&gt;                  &lt;span style="font-size:78%;color:#009900;"&gt;&lt;strong&gt;Cette photo montre parfaitement la grande largeur                   (18,2 m) des sous-marins&lt;br /&gt;                  de la classe Oscar II, en raison notamment des deux rangées                   de silos pour les&lt;br /&gt;  missiles de croisière. (crédit photographique : DoD)&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;             &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;color:#000000;"&gt; &lt;span style="font-size:130%;"&gt;D&lt;/span&gt;eux                 explosions ont été détectées par                 les sismologues norvégiens le 12 août vers 7h30                 du matin : la première mesurait 1,5 sur l'échelle                 et la seconde, deux minutes plus tard atteignait 3,5. Comme l'ont                 montré les images sous-marines, le sous-marin a été littéralement éventré et                 tous ses compartiments ont probablement été presque                 instantanément inondés ce qui rend improbables                 les appels au secours des survivants annoncés par les                 Russes par la suite.Ce qu'il faut surtout retenir, c'est le très                 faible niveau opérationnel des équipes de secours                 russes. Les conditions ne pouvaient guère être plus                 favorables aux secouristes. L'épave gît par 100                 m de fond dans une zone proche de Mourmansk à une période                 de l'année où la météo reste le plus                 souvent favorable. La différence d'efficacité entre                 les équipes russes présentes sur les lieux depuis                 une semaine et les Norvégiens en une journée est                 révélatrice. Cette incompétence et la répugnance à accepter                 une aide étrangère et les délais qui s'en                 suivirent font cependant que le gouvernement russe espère                 sans doute que la récupération des corps validera                 la thèse d'une mort instantanée de l'ensemble de                 l'équipage. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;             &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:130%;color:#000000;"&gt;E&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;color:#000000;"&gt;nfin,                 rappelons qu'il ne s'agit pas du premier naufrage d'un sous-marin                 soviétique :&lt;br /&gt;  - le 8 avril 1970, un sous-marins de classe November en baie de Biscaya (incendie)   :52 morts, le fait ne sont connu qu'en 1991.&lt;br /&gt;  - le 6 octobre 1986 un sous-marin de classe Yankee au nord des Bermudes (explosion):   4 morts&lt;br /&gt;  - le 7 avril 1989, un sous-marin de classe Mike au large de la Norvège   (incendie): 42 morts&lt;br /&gt;  Au total, plus de 500 personnes trouvèrent la mort dans plusieurs dizaines   d'accidents impliquant des sous-marins soviétiques. Les Américains   en connurent également, mais moins fréquemment, avec la perte   de deux de leurs bâtiments&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;                         &lt;hr /&gt;             &lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;color:#000000;"&gt;&lt;b&gt;Fiche                   technique&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;            &lt;/span&gt;             &lt;p align="left"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;color:#000000;"&gt;&lt;b&gt;Nom&lt;/b&gt; : "Koursk" (Kursk)&lt;br /&gt;                  &lt;b&gt;Désignation&lt;/b&gt; : K 141&lt;br /&gt;                  &lt;b&gt;Lancement&lt;/b&gt; : mai 1994&lt;br /&gt;                  &lt;b&gt;Entrée en service&lt;/b&gt; : 1995&lt;br /&gt;                  &lt;b&gt;Déplacement&lt;/b&gt; : 13.400 à 14.700 t. en surface                   - 16.400 à 24.000 t. en plongée&lt;br /&gt;                                  &lt;b&gt;vitesse&lt;/b&gt; : 15 nouds en surface - 28 nouds                                   en plongée&lt;br /&gt;                                  &lt;b&gt;dimensions&lt;/b&gt; : 154 m de long, 18.2 m de                                   large et un tirant d'eau de 9 m.&lt;br /&gt;                                  &lt;b&gt;Propulsion&lt;/b&gt; : deux réacteurs nucléaires                                   VM-5 PWR&lt;br /&gt;                                  &lt;b&gt;autonomie&lt;/b&gt; : 50 jours&lt;br /&gt;                                  &lt;b&gt;performances en plongée&lt;/b&gt; : 600                                   m (estimation)&lt;br /&gt;                                  &lt;b&gt;armement&lt;/b&gt; :&lt;br /&gt;  - 24 missiles de croisières supersoniques (Mach 1,6) Chelomey SS-N-19/P-700   Granit capable d'emporte 750 kg d'explosif ou une tête nucléaire   de 500 kt (20-55 km de portée). Deux rangées de 12 tubes de lancement   inclinés à 40°.&lt;br /&gt;  - Missiles ASM Novator SS-N-15 Tsakra d'une portée de 45 km tirés   par 4 tubes de 533 rechargeables. Tête nucléaire de 200 KT (Vodopad)   ou torpille Type 40 (Veder).&lt;br /&gt;  - Missiles anti-navires SS-N-16 Stallions d'une portée de 100 km tirés   par 4 tubes de 650 rechargeables. Tête nucléaire de 200 KT (Vodopad)   ou torpille Type 40 (Veder).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;             &lt;p align="center"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;color:#000000;"&gt; &lt;img src="http://www.net4war.com/e-revue/dossiers/marine/koursk/fas.gif" border="1" height="361" width="525" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;             &lt;p align="left"&gt;  &lt;/p&gt;             &lt;p align="left"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;color:#000000;"&gt;&lt;b&gt;Sources&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;             &lt;p align="left"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;color:#000000;"&gt;&lt;a href="http://www.stratfor.com/CIS/commentary/0008180053.htm" target="_blank"&gt;The                   Impact of the Kursk Accident &lt;/a&gt;[stratfor]&lt;br /&gt;                                      &lt;a href="http://www.bellona.no/imaker?id=11084&amp;amp;sub=1" target="_blank"&gt;The                                       Russian Northern Fleet Nuclear submarine                                       accidents&lt;/a&gt; [Bellona Fondation]&lt;br /&gt;                                  &lt;a href="http://www.fas.org/nuke/guide/russia/theater/949-maps.htm" target="_blank"&gt;Une                                   carte de la zone&lt;/a&gt; [Federation of American                                   Scientists]&lt;br /&gt;                                  &lt;a href="http://www.janes.com/defence/naval_forces/news/jfs/jfs000814_2_n.shtml" target="_blank"&gt;La             classe Oscar II&lt;/a&gt; [Jane's]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="left"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;color:#000000;"&gt;&lt;b&gt;La situation                   de la marine russe&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;            &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;             &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:130%;color:#000000;"&gt;M&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;color:#000000;"&gt;ais il convient                 de dépasser le seul cadre de la perte du Koursk pour réfléchir                 sur l'impact de cet événement en Russie et dans                 le monde. Malgré des moyens financiers limités,                 la marine russe tente de conserver son savoir-faire technologique.                 Sa situation actuelle n'est pas sans avantages par rapport à la                 période de la guerre froide. Les équipes de recherche                 encore opérationnelles ont ainsi un accès plus                 aisé aux technologies occidentales. Mais encore faut-il                 avoir des moyens financiers adéquats.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;             &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:130%;color:#000000;"&gt;L&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;color:#000000;"&gt;e                 président                 Vladimir Putin avait affirmé au début du mois de                 juillet que la marine russe était le symbole d'un état                 russe puissant et le pilier de ses capacités de défense.                 Il donnait ainsi l'impression que le décret de modernisation                 qu'il avait Le Koursk devait d'ailleurs retourner en Méditerranée                 en fin d'année dans le cadre du déploiement d'un                 groupe aéronaval russe, centré sur le porte-avions                 d'attaque Kuznetsov (60.000 tonnes). Avec la fin de la guerre                 froide, puis l'indépendance de l'Ukraine qui la priva                 de la grande base aéronavale de Sébastopol en Crimée,                 la présence russe avait pratiquement disparue de la Méditerranée                 où elle ne dispose plus non plus des points d'appui qui étaient                 les siens en Lybie ou en Syrie notamment. Mais même au                 temps de la splendeur de l'URSS, le déploiement se limitait à une                 escadre de croiseurs soutenue par des sous-marins. C'est dire                 que le président russe comptait sur cette opération                 pour montrer à l'étranger, comme à sa propre                 opinion publique, que la Russie redevenait une puissance avec             laquelle il fallait de nouveau compter.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;             &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:130%;color:#000000;"&gt;M&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;color:#000000;"&gt;ais                 l'aspect essentiellement politique de cette manouvre ne doit                 pas masquer l'état de délabrement avancé de                 l'armée russe et     de sa marine malgré un budget de la défense multiplié par     deux aux dires du Kremlin. Le Kuznetsov est le seul porte-avions russe "opérationnel" mais     il navigue peu et son groupe aérien dispose d'à peine une trentaine     d'appareils qui volent trop rarement pour que les pilotes aient une qualification     suffisante pour combattre ou même apponter dans des conditions délicates.     Des deux autres unités en construction, l'une a été ferraillée     (Ul'yanosk) et l'autre (le Varyag) a été cédée     fin 1998 par l'Ukraine à une firme chinoise de Macao qui doit le transformer     en hôtel flottant, du moins si l'on s'en tient à la version     officielle. Le dernier des quatre grands croiseurs porte-aéronefs     de la classe Kiev encore en service, le Gorshkov, vient d'être vendu à l'Inde     et sera transformé en porte-avions intégral.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;             &lt;p align="center"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;color:#000000;"&gt;&lt;img src="http://www.net4war.com/e-revue/dossiers/marine/koursk/kuznetsov.jpg" border="1" height="196" hspace="10" vspace="10" width="286" /&gt;&lt;br /&gt;                  &lt;span style="font-size:78%;color:#006600;"&gt;&lt;strong&gt;Le Kuznetsov est le seul porte-avions russe&lt;br /&gt;                  et il n'est pas pleinement opérationnel.&lt;br /&gt;                  (crédit photographique : DoD)&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;             &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;color:#000000;"&gt; &lt;span style="font-size:130%;"&gt;O&lt;/span&gt;utre son porte-avions,                 la flotte de surface russe compte 4 grands croiseurs à propulsion                 nucléaire de la classe Ushakov (ex-Kirov - 28.500 t),                 4 croiseurs de la classe Slava (12.500 t), 12 grands destroyers                 ASM de la classe Udaloy (8.000 t) et 17 grands destroyers anti-navires                 de la classe Sovremenny (7.500 t), les mêmes que ceux vendus à la                 Chine récemment. Il n'est cependant par certain que tous                 ces navires soient opérationnels en même temps ou                 même en état de naviguer.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;             &lt;p align="center"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;color:#000000;"&gt;&lt;i&gt;&lt;img src="http://www.net4war.com/e-revue/dossiers/marine/koursk/Ushakov.jpg" border="1" height="188" hspace="10" vspace="10" width="288" /&gt;&lt;br /&gt;              &lt;/i&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#006600;"&gt;&lt;strong&gt;Vladimir Poutine a décidé de               conserver en service actif les 4 croiseurs&lt;br /&gt;à propulsion nucléaire de la classe Ushakov (ex-Kirov).&lt;br /&gt;(crédit photographique : US Navy). &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;             &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;color:#000000;"&gt; &lt;span style="font-size:130%;"&gt;L&lt;/span&gt;'essentiel                 de la puissance de la marine russe réside donc dans sa                 force de sous-marins qui compterait une centaine d'unité mais                 dont il est probable que moins du tiers soient réellement                 opérationnels (dont une vingtaine à propulsion                 nucléaire). Ainsi les deux Oscar I et les trois premiers                 Oscar II ont été placé en réserve                 respectivement en 1996 et en 1998. Les 8 unités les plus                 récentes de la classe Oscar II forment l'épine                 dorsale de cette force avec les Victor III et les Akula II en                 attendant un la première unité de la classe Severodvinsk             dont la construction semble arrêtée. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;             &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:130%;color:#000000;"&gt;D&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;color:#000000;"&gt;e                 par leur taille, l'importance des Oscar II dans la marine russe                 est équivalente à celle     des porte-avions dans la marine américaine. 4 sont déployés     dans la flotte du Nord à Mourmansk et les 4 autres dans le Pacifique.     Les flottes de la Mer Noire et de la Mer Baltique comporte essentiellement     de petites unités et des sous-marins à propulsion conventionnelle.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;             &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:130%;color:#000000;"&gt;S&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;color:#000000;"&gt;i       la marine russe doit d'abord assurer la liberté d'action la quinzaine       de sous-marins nucléaires lanceurs d'engins encore opérationnels,       sa mission principale reste comme par le passé, d'empêcher les       groupes de porte-avions américains de se mettre en position pour attaquer       le territoire national. Cette thématique a d'ailleurs fait l'objet       de la plus grande manouvre navale depuis la guerre froide, en 1996. Plusieurs       sous-marins et des avions d'attaque basés au sol ont simulé une       attaque contre un groupe aéronaval mené par le Kuznetsov. D'autre       part, les sous-marins russes, et notamment les unités de la classes       Oscar, ont de nouveau été aperçus en train de prendre       en filature, ou de simuler des attaques, sur les porte-avions américaines       au large des côtes américaines.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;             &lt;p align="center"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;color:#000000;"&gt;&lt;img src="http://www.net4war.com/e-revue/dossiers/marine/koursk/backfire.jpg" border="1" height="70" hspace="10" vspace="10" width="257" /&gt;&lt;br /&gt;                  &lt;span style="font-size:78%;color:#006600;"&gt;&lt;strong&gt;Le Backfire Tu22 reste                   avec les Tu 160 blackjack (équivalent des&lt;br /&gt;                  B2 américains) une menace importante pour les porte-avions américains.   (DR)&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;             &lt;p align="left"&gt; &lt;/p&gt;             &lt;p align="left"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;color:#000000;"&gt;&lt;b&gt;Causes             et conséquences&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;             &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:130%;color:#000000;"&gt;C&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;color:#000000;"&gt;omme                     le reste de l'armée, la marine souffre d'une insuffisance                     criante de moyens malgré une réduction drastique                     du nombre d'unités           réellement en service. Cette situation est encore aggravée           par la dépense des maigres ressources disponibles dans le conflit           tchétchène. La diminution de la durée du service national           le taux élevé de           déserteurs ont par ailleurs contribué à limiter les           ressources humaines disponibles. Les soldes restent misérables,           même pour           les officiers de plus haut grade et les paiements sont en retard de près           de deux ans. Les officiers et les hommes sont donc fréquemment contraints à voler           et à vendre leur matériel pour survivre. Néanmoins,           il paraît difficile d'imputer cette catastrophe à l'équipage           du Koursk. Comme tous les sous-mariniers, ils sont parfaitement conscients           des dangers naturelles sur mer et plus encore sous la mer pour négliger           leur sécurité. Les standards de l'industrie de défense           russe sont loin de ceux de ses homologues occidentales et le problème           vient plutôt d'un matériel défaillant.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;            &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:130%;color:#000000;"&gt;C&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;color:#000000;"&gt;ette         incapacité croissante des gouvernements russes depuis la fin de           la guerre froide à gérer leur arsenal nucléaire           militaire, sans même parler de la situation préoccupante           du nucléaire           civil, devrait inciter les dirigeants occidentaux à dépasser           une approche idéologique de leurs relations avec la Russie reposant           sur les valeurs démocratiques. Les avancées dans ce domaine           sont en effet minimes et largement contrebalancées par la dégradation           de la situation de la plupart des citoyens russes. Le libéralisme à l'américaine           a débouché sur           une corruption sans précédent et un marasme économique           généralisé. Il paraît actuellement illusoire           d'investir en Russie et d'espérer faire du profit ou se développer           en se cantonnant aux seules activités licites. La mafia russe           est omniprésente           dans les structures économiques et politiques du pays et son           activité internationale           grandissante est désormais une grave menace pour les sociétés           occidentales. La Russie exerce pourtant un chantage aux subventions           et aux prêts dont rien ne garantie pourtant le bon emploi.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;             &lt;p align="center"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;color:#000000;"&gt;&lt;img src="http://www.net4war.com/e-revue/dossiers/marine/koursk/cvan.jpg" border="1" height="200" hspace="10" vspace="10" width="302" /&gt;&lt;br /&gt;                  &lt;span style="font-size:78%;color:#006600;"&gt;&lt;strong&gt;Les portes-avions d'attaque à propulsion                   nucléaire américains sont&lt;br /&gt;  les principales cibles des sous-marins russes de la classe Oscar II.&lt;br /&gt;  L'US Navy prévoit d'en garder 12 en service.&lt;br /&gt;  (crédit photographique : US Navy)&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;             &lt;p align="left"&gt; &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/31728677-5702377487188803610?l=raspoutine1916-sdr.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://raspoutine1916-sdr.blogspot.com/feeds/5702377487188803610/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=31728677&amp;postID=5702377487188803610' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31728677/posts/default/5702377487188803610'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31728677/posts/default/5702377487188803610'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://raspoutine1916-sdr.blogspot.com/2008/05/le-naufrage-du-koursk-rvlateur-de-ltat.html' title='Le naufrage du Koursk révélateur de l&apos;état désastreux de la marine russe'/><author><name>Gortchov</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13488334039671889458</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-31728677.post-5001959512135675076</id><published>2008-05-29T12:15:00.000-07:00</published><updated>2008-05-29T12:26:53.745-07:00</updated><title type='text'>Genèse des sous-marins nucléaires soviétiques</title><content type='html'>&lt;div style="width: 600px; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="width: 600px; text-align: justify; color: darkred; font-size: 10px; "&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.net4war.com/e-revue/dossiers/marine/sous-marins-urss/images/K19-4.jpg"&gt;&lt;img src="http://www.net4war.com/e-revue/dossiers/marine/sous-marins-urss/images/K19-4.jpg" border="0"/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;K 3 projet 627 KIT&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La décision de construire un sous-marin à propulsion nucléaire fut prise par Staline le 12 septembre 1952. Celle-ci fut confirmée par le Comité Central du parti Communiste de l'URSS le 19 juillet 1955 et ce, en dépit de la profonde réforme de l'institution voulue par Nikita Khroutchev. Le nouveau commandant en chef de la marine soviétique, l'amiral Serguey Gorshkov, devait réduire le volume de la marine et réduire les effectifs. De nombreux navires furent alors désarmés ou même ferraillés en cours de construction. Le nouveau plan de construction navale adopté pour la période 1955/1964 devait s'orienter vers les sous-marins et les armes nouvelles. Le virage nucléaire était ainsi amorcé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le premier sous-marin à propulsion nucléaire fut ainsi mis sur cale le 24 septembre 1955 dans le chantier naval 402, qui deviendra par la suite le chantier Sevmash, le plus grand chantier naval de construction de sous-marins de la planète, à Molotosk, qui sera rebaptisé en 1957 Sévérodvinsk. Ce SSN, conçu par le bureau d'étude Malakhit, le K 3 du projet 627 Kit, type November pour l'OTAN, navigua pour la première fois sur propulsion nucléaire le 03 juillet 1958 et fut admis au service actif le 12 mars 1959, soit avec quatre ans de retard par rapport à l'USS Nautilus américain. Son premier commandant était le Capitaine de 2ème rang Ossipenko (Capitaine de Frégate). Ce sous-marin s'illustra particulièrement en faisant surface au pôle Nord le 17 juillet 1962, la première fois pour un bâtiment Soviétique. Mais là encore, les Etats Unis avaient devancé l'URSS et l'USS Skate avait devancé le K 3 de plus de 3 ans. En tout, 13 sous-marins du projet 627 furent construits et mis en service entre 1959 et 1963 auxquels s'ajoute le K 27, variante propulsée par réacteurs à métal liquide.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="width: 600px; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="float:left;margin: 0px 10px 0px 0px;"&gt;&lt;img src="http://www.net4war.com/e-revue/dossiers/marine/sous-marins-urss/images/K19-3.jpg" width="250"&gt;&lt;/span&gt;Le comité Central du Parti décida également le 19 juillet 1955, de doter de missiles de croisière (dits également aérodynamiques) ou balistiques les nouveaux sous-marins à construire. Ces missiles pourraient aussi bien recevoir des charges militaires conventionnelles que nucléaires. Devant l'urgence de la situation, il fut demandé au bureau d'étude Rubin de concevoir un sous-marin nucléaire lanceur de missiles balistiques en reprenant la coque du projet 627 de Malakhit alors en construction. C'est ainsi que naquit le projet 658, Hotel pour l'OTAN, premier SSBN soviétique, dont le K 19 fut la première unité.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="width: 600px; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Les accidents du K 19&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout comme les être humains, les navires peuvent connaître des vies chanceuses et heureuses tout comme des vies marquées par d'interminables séries de drames et de catastrophes. Le K 19 appartient à ces navires qui sont à jamais marqués par le sceau du malheur et de la malchance. En effet si les sous-marins du projet 658 n'étaient pas franchement une réussite du point de vue technique ou opérationnel, aucun des 7 sister-ships du K 19 ne connut le moindre accident grave.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La "dramatique histoire du K 19" débuta lors de sa construction à Sévérodvinsk où un incendie se déclara alors que le sous-marin était encore sur cale, causant 2 blessés graves. L'incident suivant se produisit lors des premiers essais à quai du bâtiment. Lors de la première entrée en divergence des réacteurs, une grave surpression se produisit dans les collecteurs de vapeur du circuit primaire. En effet, les instruments de contrôle des réacteurs n'avaient pas été correctement mis en place à bord, et aucune vérification de base n'avait été effectuée avant le démarrage des réacteurs et la mise en pression des circuits. Une fois les réacteurs démarrés, la pression augmenta alors régulièrement, sans que personne ne s'en rendit compte en raison de la défectuosité de l'instrumentation et celle-ci atteignit rapidement 400 bars au lieu de 200 en régime normal. Le personnel de quart au poste de contrôle de la propulsion fint par comprendre que quelque chose d'anormal était en train de se produire, les instruments indiquant toujours " zéro ". Les réacteurs furent alors stoppés d'urgence. Malgré cela, le mal était fait et les collecteurs du circuit primaire avaient été irrémédiablement endommagés. Il semble alors que la responsabilité du commandant du K 19, Nikolay Zateev et de son ingénieur de bord, soit accablante. Aucun compte rendu de l'incident ne fut réalisé, ni pour le chantier 402 (Sevmash), ni pour le commandement de la Flotte du Nord. Cette lâche et irresponsable décision, selon les propres dires d'officiers sous-mariniers russes, sera lourde de conséquences ultérieurement et la propulsion du sous-marin fut laissée en l'état, sans la moindre réparation des circuits incriminés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le reste des essais furent tout aussi tragiques : un matelot a été tué lors d'une fausse manouvre sur les barres de plongée avant, un maître a eu les deux jambes sectionnées par la porte d'un tube lance missile et les deux périscopes ont été détruits dans un autre accident.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le circuit primaire d'un des deux réacteurs, endommagé lors des essais en 1960, finit par causer le premier accident nucléaire de la marine soviétique le 4 juillet 1961 lors de l'exercice Polyarny Krug en mer de Barents. Les pompes de circulation principales et secondaires du circuit primaire du réacteur bâbord lâchèrent. Il semble aussi que le circuit de refroidissement du réacteur fut lui aussi concerné. Le commandant du K 19, Zateev et son second Vaganov, ont alors ordonné la poursuite de l'exercice et ont tenté une réparation de fortune à la mer par l'équipage lui même, au lieu de faire surface et de rentrer réparer à la base, dans le seul but d'étouffer l'affaire et de camoufler leurs responsabilités. De plus l'augmentation très rapide de la température sur le réacteur endommagé finit par causer un incendie dans le compartiment. Le nouvel ingénieur de bord Anatoli Kozyrev et ses hommes durent alors concevoir un système auxiliaire de fortune pour réguler le surplus de température et de radioactivité qui ne cessaient d'augmenter dans le compartiment. La réalisation de ce système de refroidissement auxiliaire entraîna alors l'irradiation d'un grand nombre d'hommes. La majeure partie de l'équipage, qui avait été elle aussi irradiée, fut évacuée sur un sous-marin diesel soviétique. Cependant, les doses reçues par les hommes qui avaient travaillé dans le compartiment réacteurs étaient telles que 7 d'entre eux moururent une semaine après leur hospitalisation à terre (1). L'ingénieur, Anatoli Kozyrev, mourut en 1970, apparemment d'une leucémie. Le K 19 finit par rentrer sur sa base de Zapadnaya Litsa puis fut conduit à Sévérodvinsk pour y être réparé. Le compartiment réacteurs fut purement et simplement découpé et remplacé. Ce compartiment avec les deux réacteurs dont, un endommagé et avec son combustible nucléaire toujours à l'intérieur, fut immergé en 1965 dans la baie Abrosimova en mer de Kara. Le K 19 repris alors du service en 1964 mais l'accident avait alors tellement marqué les mentalités qu'il fut surnommé "Hiroshima" !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 15 novembre 1969, le K 19 entra en collision en plongée avec le SSN américain USS Gato (classe Sturgeon), sans causer de pertes humaines d'un côté ou de l'autre et sans dommages importants pour les deux unités incriminées. Les responsabilités de l'accident n'ont pas été établies clairement ou n'ont pas été rendues publiques.&lt;br /&gt;Le sort continua malgré tout à s'acharner sur le K 19 qui connut son drame le plus meurtrier le 24 février 1972. Alors que le sous-marin était en patrouille en Atlantique Nord et en plongée, un incendie se déclara dans le compartiment numéro 9 (auxiliaires, cuisine, logements équipage), à la suite d'une fuite de liquide hydraulique sur les commandes de barre. L'équipage n'eut pas alors, de réponse adéquate et le feu se propagea alors à tout le compartiment car une canalisation d'air comprimé s'était rompue dès le départ et s'était transformée en véritable chalumeau. Les fumée toxiques et en particulier le monoxyde de carbone se propagèrent à travers le système de ventilation du bord. L'incendie progressa rapidement vers le compartiment numéro 8 où se situait le PC électricité. Or la distribution d'énergie électrique était vitale au sous-marin pour lui permettre de refaire surface. De nombreux hommes de ce compartiment moururent ainsi à leur poste, intoxiqués par le monoxyde de carbone, à commencer par le chef du service électricité, le Capitaine de 3ème rang (Capitaine de Corvette) L. Tsygankov. En fait les gaz toxiques finirent par envahir toute la partie arrière du bâtiment jusqu'au compartiment numéro 5. Dans le poste de conduite de la propulsion, le Lieutenant de Vaisseau Victor Milovanov, chef du service propulsion, et son adjoint l'Enseigne de Vaisseau Serguey Yartchuk, firent évacuer tous leurs hommes du compartiment et restèrent seuls aux commandes des réacteurs. Une fois en surface, Victor Milovanov, stoppa les réacteurs en urgence, les contrôlant, un de chaque main, Serguey Yartchuk ayant rapidement trouvé la mort en dépit de son masque à gaz. Les hommes du compartiment numéro 7 (turbines à vapeur) connurent eux aussi de nombreux morts en restant à leur poste jusqu'au bout, pour permettre au K 19 de faire surface. La plupart de ces morts étaient dues au fait, que le personnel n'était pas entraîné à la mise en place des masques à gaz ou bien que ceux-ci ne s'adaptaient pas tout à fait à ceux qui les portaient, entraînant leur mort par inhalation de gaz toxiques. Des mécaniciens équipés de scaphandres autonomes (!) tentèrent par la suite pénétrer dans le compartiment 5, pour lancer les diesels alternateurs et ainsi rétablir l'électricité dans le bord. Cependant ceux-ci ne purent être démarrés, puis une voie d'eau entraînant 200 tonnes d'eau dans le compartiment les noyèrent complètement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les malheurs de certains des membres d'équipage du K 19 ne faisaient en fait que de commencer. L'incendie du 24 février s'était déclaré dans le compartiment numéro 9. Or, à ce moment là, 12 hommes étaient présents dans le compartiment suivant, le numéro 10 où se trouvent des logements pour 2 officiers, 8 hommes ainsi que les tubes lance-torpilles arrières. Le seul moyen de pénétrer, et donc, de sortir du compartiment 10 est de passer par le numéro 9, qui dispose d'un des trois sas d'accès vers l'extérieur. Ce dernier étant ravagé par les flammes et envahi par les gaz toxiques, les 12 hommes (2) du compartiment numéro 10 restèrent donc prisonniers jusqu'à l'arrivée des secours. La pression supérieure, en raison de l'incendie, dans le numéro 9 par rapport au numéro 10, empêchait aussi la porte étanche de s'ouvrir et l'équilibrage de celle-ci ne pouvait être réalisée que depuis l'extérieur du compartiment ! Les 12 hommes durent ainsi survivre dans un volume théorique de 139m3 durant des jours et des jours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En faisant surface, le K 19 avait réussi néanmoins à envoyer un SOS à sa flotte d'appartenance. Des secours d'une force très importante furent dirigés vers l'infortuné K 19. L'opération de sauvetage était dirigée depuis le croiseur Aleksandr Nevski (projet 68bis/Sverdlov). Le croiseur lance-missiles Vitse Admiral Drozd (projet 1134/Kresta I) rallia rapidement lui aussi les secours. Son hélicoptère embarqué KA 25 Hormone, fut d'un grand secours, et put ainsi hélitreuiller et évacuer un grand nombre d'hommes du K 19, ne laissant à bord que son commandant Victor Kulibaba, l'ingénieur R. Miniaev et une équipe de secours. Le porte-hélicoptères Léningrad (pr 1123/Moskva), ralliera même la flotte de secours, en provenance de mer Noire ! En tout plus d'une trentaine de navires soviétiques civils et militaires participèrent aux opérations de sauvetage. Toutes les opérations de remorquage ainsi que d'alimentation du K 19, par un autre navire, en air et en électricité, furent très problématiques en raison de la tempête qui sévissait sans discontinuer depuis le 24 février. Celle-ci coûta d'ailleurs la vie à un marin de l'Aleksandr Nevski ainsi qu'à un officier d'un autre navire, le bâtiment base de sous-marins Magomed Gadzhiev (projet 310/Don).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La principale difficulté consistait à ventiler suffisamment les compartiments arrière pour permettre aux équipes de secours de délivrer les 12 hommes toujours enfermés dans le compartiment numéro 10. Ceci, ne put être effectué que le 18 mars,.soit 24 jours après le déclenchement de l'incendie. Après 24 jours d'une attente interminable, les 12 hommes purent enfin être libérés de leur prison. Le remorquage avait enfin débuté, mais le K 19 n'arriva à bon port, à Sévéromorsk que le 4 avril. L'incendie du 24 février a coûté la vie à 30 hommes, 28 du K 19 lors de l'incendie (3), 1 de l'Aleksandr Nevski et 1 du Magomed Gadzhiev lors des opérations de secours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le K 19 fut remorqué à Sévérodvinsk, au chantier Zvezdochka, le 15 juin 1972 pour y être une nouvelle fois réparé et fut remis en service dès le 5 novembre. Les hommes et officiers rescapés ne furent pas transférés sur un autre bâtiment ou à terre et continuèrent à servir à bord du K 19 non sans certains problèmes psychologiques. La malchance et le mauvais sort l'abandonnèrent cette année là, et le reste de la vie active et de réserve du K 19, devenu depuis KS 19, continua jusqu'en 2002, sans autre accident notable.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="width: 600px; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Les accidents dans les forces sous-marines soviétiques&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'histoire du K 19, n'en demeure pas moins, l'une des plus dramatique de toute la flotte sous-marine soviétique puis russe. Même si, comme il a été mentionné plus haut, aucun des 7 autres sister-ships du K 19 ne connut de drames équivalents, il convient bien de remarquer que cette série noire ne doit en fait rien à la fatalité. Les mêmes causes provoquant toujours les mêmes effets, les premières séries de sous-marins nucléaires soviétiques, dits de première génération, firent particulièrement l'objet de catastrophes, accidents et drames en tout genre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, cette première génération de sous-marins nucléaires, a été développée dans le contexte très particulier des années 50, années au cours desquelles la rivalité américano-soviétique, issue du second conflit mondial, n'avait jamais été aussi grande. Pour asseoir sa domination politique sur son camp, chaque partie, s'était lancée dans une course effrénée, aux armements, à la science et à la technologie. Les Etats-Unis tout comme l'Union Soviétique ont alors bénéficié des percées et avancées technologiques réalisées par les scientifiques allemands quelques années plus tôt. C'est ainsi que l'URSS, puissance continentale par excellence, connut des bonds prodigieux en matière nucléaire, spatiale ou aéronautique en combinant les connaissances acquises auprès des allemands et des américains par espionnage, à celles de scientifiques ou ingénieurs soviétiques de génie tels que Korolev, Sakharov, ou Tupolev par exemple. Cependant, l'aspect continental de l'Empire Soviétique et l'absence quasi totale de volonté politique depuis la révolution bolchevique, privait le pays de toute marine océanique digne de ce nom. En 1955, le retard technologique était tel, sur les Etats-Unis, (première marine du monde), que la conception, l'élaboration ou les essais, des nouvelles technologies, (la propulsion nucléaire en l'occurrence), imposées par le pouvoir politique, nécessitaient des délais totalement incompatibles avec la rivalité politique américano-soviétique de l'époque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Seulement six années s'étaient écoulées entre la prise de décision de construire un sous-marin à propulsion nucléaire et la première sortie à la mer du K 3. Ce bond en avant prodigieusement rapide, s'il traduit une capacité d'innovation et de réalisation sans équivalent dans le monde, ne pouvait se faire sans revers de la médaille. Le temps manqua, les essais furent très insuffisants et surtout aucun contrôle de qualité de fut effectué. Les sous-marins et les armements devaient être construits dans les délais voulus par le plan et le Parti, sans tenir compte des contraintes et des réalités techniques du moment. De la même manière, la formation des équipages laissa très fortement à désirer. Les cadres, officiers et michmans (officiers mariniers supérieurs) étaient très insuffisants en nombre et l'équipage en lui même n'avait que peu ou pas de compétences. De plus, l'état d'esprit de cette période après trente années de stalinisme, ne favorisait pas le sens des responsabilités et le professionnalisme de chacun, en dépit d'un sens du devoir particulièrement aigu dans l'adversité. Enfin, le respect de la personne humaine et de l'environnement, n'étaient pas des soucis majeurs en Union Soviétique, comme nous pouvons nous en douter. Les défauts de la première génération de sous-marins nucléaires furent rapidement détectés, mais peu de choses furent réalisées pour y remédier, tout particulièrement en matière de protection radiologique de l'équipage. Ces sous-marins, SSN projet 627/645/November, SSBN projet 658/Hotel, SSGN projet 659/Echo I et SSGN projet 675/Echo II) continuèrent à naviguer jusqu'à la fin des années 80 et connurent ainsi un très grand nombre d'accidents, causant de nombreuses pertes en vies humaines et en matériels, avant de disparaître en même temps que le régime politique qui les avait fait naître.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Conclusion&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du point de vue purement militaire et maritime, le K 19 et les autres SSBN du projet 658 étaient particulièrement ratés. La modestie de leur armement stratégique avec seulement 3 missiles balistiques et leurs faible portée, même accrue à 1400kms avec la mise en service du R-21 (SS-N-5), ne pouvaient que limiter très fortement leur valeur dissuasive qui était pourtant leur raison d'être. Ceux-ci étaient donc obligés de s'approcher très près de leurs cibles potentielles et donc de patrouiller à proximité des côtes américaines ou européennes. Ces sous-marins étaient très bruyants, tout comme, tous les autres sous-marins nucléaires soviétiques jusque dans les années 80, et étaient ainsi très facilement détectables et donc par conséquent destructibles par les forces anti-sous-marines de l'OTAN, ce qui réduisait d'autant leur valeur militaire. En cas de conflit, même durant les années 60, les SSBN du projet 658 n'avaient aucune chance en face des SSN américains de l'époque des classes Skate, Skipjack ou Tresher.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au prix d'un coût humain astronomique, les ingénieurs, scientifiques et techniciens ainsi que les équipages soviétiques ont mis au point leurs premiers sous-marins nucléaires. Les erreurs commises ont été rectifiées au fil des ans et des nouvelles séries, et les voies technologiques hasardeuses ont progressivement cédé la place à de nouvelles plus fiables mais parfois tout aussi novatrices. Les échecs des années 60 et 70, ont permis d'acquérir expérience et connaissances qui permettent à la nouvelle Russie de Vladimir Putin, de faire enfin jeu égal, voire même de supplanter les meilleures réalisations occidentales, américaines, britanniques ou françaises en matière de sous-marins nucléaires. Les dernières séries de la seconde génération, SSBN du projet 667BDRM/Delta IV et SSN du projet 671RTMK/Victor III amélioré, ainsi que ceux de la troisième génération tels que les SSGN du projet 949A/Oscar II et les SSN du projet 971/Akula I et II, disposent, outre d'une très grande puissance de feu, d'une remarquable discrétion acoustique et de performances en terme de vitesse et d'immersion, absolument époustouflantes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notes :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(1) : Liste des victimes de l'accident du K 19 le 4 juillet 1961 : LV Y. Povestiev, EV B. Kortchilov, SM Y. Ordotchkin, SM E. Kachenkov, Mot S. Penkov, Mot N. Savkin, Mot V. Kharitonov.&lt;br /&gt;(2) : Liste des hommes prisonniers du compartiment 10 à la suite de l'incendie du 24 février 1972 : LV Boris Poliakov, LV Vladimir Davidov, MP Vladimir Kindine, MP Ivan Khramtsov, MP Ivan Molstovoy, Mot Valery Saranin, Mot Nikolay Kirilov, Mot Vassily Mikhailenko, Mot Vladimir Troitski, Mot Viatcheslav Diomin, Mot Valery Borchtchev, Mot Vladimir Stoliarov.&lt;br /&gt;(3) : Liste des victimes de l'accident du K 19 le 24 février 1972 : CC Lev Tsygankov, LV Serguey Yartchuk, EV Viatcheslav Khrytchikov, MP Foma Borisov, MP Victor Nikolaienko, MP Aleksandr Nivitchkov, PM Aleksandr Vassiliev, SM Aleksandr Alexeiv, SM Victor Mossolov, SM Nikolay Galkin, SM Piotr Gluchakov, SM Kasimir Maratch, Mot Khrissan Volochin, Mot Vitaly Gubarev, Mot Vladimir Kildiujkin, Mot Ridvan Musliumov, Mot Vladimir Rassiuk, Mot Ivan Serbin, Mot Leonid Sidorov, Mot Aleksandr Babitch, Mot Vladimir Grignko, Mot Nikolay Efimov, Mot Alexey Zakharov, Mot Mikhail Kondratenkov.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bibliographie&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;" Warships of the USSR and Russia 1945-1995 " A.S.Pavlov.&lt;br /&gt;" The soviet navy 1945-1991 " V.P.Kuzin/V.I.Nikolsiy&lt;br /&gt;" Sous-marins nucléaires " CV(H) C.Huan (hors série Marines et forces navales )&lt;br /&gt;" La dramatique histoire des sous-marins nucléaires soviétiques " L.Giltsov/N.Mormul/L.Ossipenko&lt;br /&gt;" www.bellona.no "&lt;br /&gt;" www.submarine.id.ru"&lt;br /&gt;" www.submarines.narod.ru "&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/31728677-5001959512135675076?l=raspoutine1916-sdr.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://raspoutine1916-sdr.blogspot.com/feeds/5001959512135675076/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=31728677&amp;postID=5001959512135675076' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31728677/posts/default/5001959512135675076'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31728677/posts/default/5001959512135675076'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://raspoutine1916-sdr.blogspot.com/2008/05/gense-des-sous-marins-nuclaires.html' title='Genèse des sous-marins nucléaires soviétiques'/><author><name>Gortchov</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13488334039671889458</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-31728677.post-2585350427035976879</id><published>2008-05-28T15:48:00.000-07:00</published><updated>2008-05-28T16:01:18.837-07:00</updated><title type='text'>Mig-31 Foxhound. I. Histoire</title><content type='html'>Source: http://red-stars.org/&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;a href="http://www.eugene.es-krs.ru///camms/ar/726/pics/1_1.jpg"&gt;&lt;img src="http://www.eugene.es-krs.ru///camms/ar/726/pics/1_1.jpg" align="left" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;          &lt;table border="0" width="200"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;            &lt;td&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a href="http://raspoutine1916-sdr.blogspot.com/2007/01/le-sukhoi-t-4-100-i-histoire.html"&gt;  I. Histoire&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/td&gt;         &lt;/tr&gt;         &lt;tr&gt;            &lt;td&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a href="http://raspoutine1916-sdr.blogspot.com/2007/01/le-sukhoi-t-4-100-ii-les-essais-en-vol.html"&gt; II. Les essais en vol&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/td&gt;         &lt;/tr&gt;         &lt;tr&gt;            &lt;td&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a href="http://raspoutine1916-sdr.blogspot.com/2007/01/le-sukhoi-t-4-100-iii-conception-et.html"&gt; III. Conception et caractéristiques&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/td&gt;         &lt;/tr&gt;         &lt;tr&gt;            &lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="width: 600px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="margin: 0pt 20px 0pt 0pt; float: left; width: 200px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://red-stars.org/IMG/jpg/mig31i.jpg"&gt;&lt;img src="http://red-stars.org/IMG/jpg/mig31i.jpg" border="0" width="200"  /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L400xH300/mig31-78f6a.jpg"&gt;&lt;img src="http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L400xH300/mig31-78f6a.jpg" border="0" width="200" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="float: right; width: 380px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le MiG-31 est une version modernisée du chasseur-intercepteur MiG-25. Sa conception fut lancée au Bureau d’études Mikoïan en 1970 sur la base du chasseur MiG-25, créé dès les années 60 en réponse à l’apparition aux Etats-Unis d’avions de reconnaissance supersoniques et de bombardiers à haute altitude. Dans un premier temps, ce nouvel appareil s’appelait MiG-25MP.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le « 31 » avait pour vocation d’intercepter et de détruire des cibles aériennes évoluant à des altitudes hautes, moyennes et basses (sur fond de terre) ; dans les secteurs avant et arrière ; par tous temps ; dans des conditions de manoeuvres adverses s’accompagnant de brouillages antiradar, actifs et passifs, et de pièges thermiques.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://richard.ferriere.free.fr/3vues/mig31_1_3v.jpg"&gt;&lt;img src="http://richard.ferriere.free.fr/3vues/mig31_1_3v.jpg" border="0" width="600"/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’apparence, l’appareil rappelle beaucoup le « 25 » : deux dérives, deux prises d’air en biais sur les côtes latérales du fuselage. Mais il y a des différences notables. Ce qui saute aux yeux avant tout, c’est que le MiG-31 est un biplace (le MiG-25 était un monoplace). L’exploitation d’un avion ayant une masse très importante à l’envol sur des aérodromes ordinaires devait également appeler des changements dans son train d’atterrissage : pour la première fois sur un chasseur ont été utilisés des trains dont les deux roues sont disposées en « tandem écarté », pour réduire la charge sur la piste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le rapport poids/poussée de l’avion a été augmenté grâce à deux turbojets D-30 à double flux et à très grand rendement, développant chacun une poussée de 15.500 kg en pleine postcombustion, soit un tiers de plus que les turbines qui équipaient le MiG-25. A l’opposé des autres intercepteurs, le MiG-31 peut être ravitaillé en vol à plusieurs reprises, ce qui augmente considérablement son autonomie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.hrvatski-vojnik.hr/hrvatski-vojnik/962003/bpictures/MiG-31_b.jpg"&gt;&lt;img src="http://www.hrvatski-vojnik.hr/hrvatski-vojnik/962003/bpictures/MiG-31_b.jpg" border="0" width="500" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/31728677-2585350427035976879?l=raspoutine1916-sdr.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://raspoutine1916-sdr.blogspot.com/feeds/2585350427035976879/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=31728677&amp;postID=2585350427035976879' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31728677/posts/default/2585350427035976879'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31728677/posts/default/2585350427035976879'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://raspoutine1916-sdr.blogspot.com/2008/05/mig-31-foxhound-i-histoire.html' title='Mig-31 Foxhound. I. Histoire'/><author><name>Gortchov</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13488334039671889458</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-31728677.post-5116381566162919528</id><published>2008-05-25T09:59:00.000-07:00</published><updated>2008-05-25T10:21:18.002-07:00</updated><title type='text'>Le SU-47 Berkut. IV. Fiche technique</title><content type='html'>http://berkut.aircity.org (excellent site, développé par un passionné)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;a href="http://www.enemyforces.com/aircraft/s37_2092.jpg"&gt;&lt;img style="width: 453px;" src="http://www.enemyforces.com/aircraft/s37_2092.jpg" align="left" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;a href="http://jpcolliat.free.fr/ekra/images/alekseiv_orlyonok_18.jpg"&gt;&lt;/a&gt;               &lt;table border="0" width="200"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;            &lt;td&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a href="http://raspoutine1916-sdr.blogspot.com/2007/01/mikoyan-mig-142144mfi-i-histoire.html"&gt;  I. Histoire&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/td&gt;         &lt;/tr&gt;         &lt;tr&gt;            &lt;td&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a href="http://raspoutine1916-sdr.blogspot.com/2007/01/mikoyan-mig-142144mfi-ii.html"&gt; II. Caractéristiques&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/td&gt;         &lt;/tr&gt;         &lt;tr&gt;            &lt;td&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a href="http://raspoutine1916-sdr.blogspot.com/2007/01/mikoyan-mig-142144mfi-iii-les-essais.html"&gt; III. Essais en vol&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/td&gt;         &lt;/tr&gt;         &lt;tr&gt;                           &lt;td&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a href="http://raspoutine1916-sdr.blogspot.com/2007/01/mikoyan-mig-142144mfi-iv-le-moteur.html"&gt; IV. Le moteur Saturn-Lyuka AL-41 F&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/td&gt;         &lt;/tr&gt;     &lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="width: 600px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="margin: 0pt 20px 0pt 0pt; float: left; width: 200px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/2/24/Solowjow_D-30_Series_II.jpg/100px-Solowjow_D-30_Series_II.jpg"&gt;&lt;img src="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/2/24/Solowjow_D-30_Series_II.jpg/100px-Solowjow_D-30_Series_II.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.aeronautics.ru/img/img006/al-37fu_001.jpg"&gt;&lt;img src="http://www.aeronautics.ru/img/img006/al-37fu_001.jpg" border="0" width="200" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.worldnetdaily.com/images/20000121_xnjdo_russia_sell1.jpg"&gt;&lt;img src="http://www.worldnetdaily.com/images/20000121_xnjdo_russia_sell1.jpg" border="0" width="200" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="float: right; width: 380px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;  &lt;br /&gt;&lt;img src="http://www.blogger.com/Images/V5_mini_graph.gif" align="absmiddle" height="14" width="14" /&gt;&lt;span class="titrepartiefiche"&gt;&lt;br /&gt;      Données techniques&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://www.blogger.com/Images/V5_break_gris.gif" height="1" width="391" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;      &lt;table border="0" cellpadding="0" cellspacing="0" width="391"&gt;&lt;br /&gt;        &lt;tbody&gt;&lt;tr class="caract" align="left" bgcolor="#ffffff" valign="top"&gt;&lt;br /&gt;          &lt;td class="caract"&gt;&lt;img src="http://www.blogger.com/Images/break.gif" height="8" width="1" /&gt;&lt;a name="caract" id="caract"&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;          &lt;td class="caract" width="5"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/td&gt;&lt;br /&gt;          &lt;td class="caract"&gt;&lt;img src="http://www.blogger.com/Images/break.gif" height="8" width="1" /&gt;&lt;/td&gt;&lt;br /&gt;        &lt;/tr&gt;&lt;br /&gt;        &lt;tr class="caract" align="left" valign="top"&gt;&lt;br /&gt;          &lt;td class="caract" bgcolor="#cccccc" width="120"&gt;&lt;em&gt;Modèle&lt;br /&gt;            &lt;/em&gt;&lt;/td&gt;&lt;br /&gt;          &lt;td class="caract" width="5"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/td&gt;&lt;br /&gt;          &lt;td class="caract"&gt;&lt;b&gt;Sukhoï Su-47 'Berkut'&lt;/b&gt;&lt;/td&gt;&lt;br /&gt;        &lt;/tr&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;        &lt;tr class="caract" align="left" valign="top"&gt;&lt;br /&gt;          &lt;td class="caract" bgcolor="#cccccc" width="120"&gt;&lt;em&gt;Envergure &lt;/em&gt;&lt;/td&gt;&lt;br /&gt;          &lt;td class="caract" width="5"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/td&gt;&lt;br /&gt;          &lt;td class="caract"&gt;&lt;b&gt;16.70 m &lt;/b&gt;&lt;/td&gt;&lt;br /&gt;        &lt;/tr&gt;&lt;br /&gt;        &lt;tr class="caract" align="left" valign="top"&gt;&lt;br /&gt;          &lt;td class="caract" bgcolor="#cccccc" width="120"&gt;&lt;em&gt;Longueur &lt;/em&gt;&lt;/td&gt;&lt;br /&gt;          &lt;td class="caract" width="5"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/td&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;          &lt;td class="caract"&gt;&lt;b&gt;22.60 m&lt;/b&gt;&lt;/td&gt;&lt;br /&gt;        &lt;/tr&gt;&lt;br /&gt;        &lt;tr class="caract" align="left" valign="top"&gt;&lt;br /&gt;          &lt;td class="caract" bgcolor="#cccccc" width="120"&gt;&lt;em&gt;Hauteur &lt;/em&gt;&lt;/td&gt;&lt;br /&gt;          &lt;td class="caract" width="5"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/td&gt;&lt;br /&gt;          &lt;td class="caract"&gt;&lt;b&gt;6.40 m&lt;/b&gt;&lt;/td&gt;&lt;br /&gt;        &lt;/tr&gt;&lt;br /&gt;        &lt;tr class="caract" align="left" valign="top"&gt;&lt;br /&gt;          &lt;td class="caract" bgcolor="#cccccc" width="120"&gt;&lt;em&gt;Motorisation&lt;br /&gt;            &lt;/em&gt;&lt;/td&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;          &lt;td class="caract" width="5"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/td&gt;&lt;br /&gt;          &lt;td class="caract"&gt;&lt;b&gt;2  turboréacteurs Perm Aviadvigatel D-30F6&lt;/b&gt;&lt;/td&gt;&lt;br /&gt;        &lt;/tr&gt;&lt;br /&gt;        &lt;tr class="caract" align="left" valign="top"&gt;&lt;br /&gt;          &lt;td class="caract" bgcolor="#cccccc" width="120"&gt;&lt;em&gt; Puissance totale&lt;br /&gt;            &lt;/em&gt;&lt;/td&gt;&lt;br /&gt;          &lt;td class="caract" width="5"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/td&gt;&lt;br /&gt;          &lt;td class="caract"&gt;&lt;b&gt;2 x 15500 kgp&lt;br /&gt;             &lt;/b&gt;&lt;/td&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;        &lt;/tr&gt;&lt;br /&gt;        &lt;tr class="caract" align="left" valign="top"&gt;&lt;br /&gt;          &lt;td class="caract" bgcolor="#cccccc" width="120"&gt;&lt;em&gt;Armement &lt;/em&gt;&lt;/td&gt;&lt;br /&gt;          &lt;td class="caract" width="5"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/td&gt;&lt;br /&gt;          &lt;td class="caract"&gt;&lt;b&gt;1 canon de 30 mm&lt;/b&gt;&lt;/td&gt;&lt;br /&gt;        &lt;/tr&gt;&lt;br /&gt;        &lt;tr class="caract" align="left" valign="top"&gt;&lt;br /&gt;          &lt;td class="caract" bgcolor="#cccccc" width="120"&gt;&lt;em&gt;Masse a vide&lt;br /&gt;            &lt;/em&gt;&lt;/td&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;          &lt;td class="caract" width="5"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/td&gt;&lt;br /&gt;          &lt;td class="caract"&gt;&lt;b&gt;15              000 Kg&lt;/b&gt;&lt;/td&gt;&lt;br /&gt;        &lt;/tr&gt;&lt;br /&gt; &lt;tr class="caract" align="left" valign="top"&gt;&lt;br /&gt;          &lt;td class="caract" bgcolor="#cccccc" width="120"&gt;&lt;em&gt;Masse au décollage&lt;/em&gt;&lt;/td&gt;&lt;br /&gt;          &lt;td class="caract" width="5"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/td&gt;&lt;br /&gt;          &lt;td class="caract"&gt;&lt;b&gt;34 000 Kg&lt;/b&gt;&lt;/td&gt;&lt;br /&gt;        &lt;/tr&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;        &lt;tr class="caract" align="left" valign="top"&gt;&lt;br /&gt;          &lt;td class="caract" bgcolor="#cccccc" width="120"&gt;&lt;em&gt;Charge militaire&lt;br /&gt;            &lt;/em&gt;&lt;/td&gt;&lt;br /&gt;          &lt;td class="caract" width="5"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/td&gt;&lt;br /&gt;          &lt;td class="caract"&gt;&lt;b&gt;8 000 kg&lt;/b&gt;&lt;/td&gt;&lt;br /&gt;        &lt;/tr&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;        &lt;tr class="caract" align="left" valign="top"&gt;&lt;br /&gt;          &lt;td class="caract" bgcolor="#cccccc" width="120"&gt;&lt;em&gt;Vitesse maximale&lt;br /&gt;            &lt;/em&gt;&lt;/td&gt;&lt;br /&gt;          &lt;td class="caract" width="5"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/td&gt;&lt;br /&gt;          &lt;td class="caract"&gt;&lt;b&gt;2500 km/h en altitude&lt;/b&gt;&lt;/td&gt;&lt;br /&gt;        &lt;/tr&gt;&lt;br /&gt;        &lt;tr class="caract" align="left" valign="top"&gt;&lt;br /&gt;          &lt;td class="caract" bgcolor="#cccccc" width="120"&gt;&lt;em&gt;Plafond pratique&lt;br /&gt;            &lt;/em&gt;&lt;/td&gt;&lt;br /&gt;          &lt;td class="caract" width="5"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/td&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;          &lt;td class="caract"&gt;&lt;b&gt;18000 m&lt;/b&gt;&lt;/td&gt;&lt;br /&gt;        &lt;/tr&gt;&lt;br /&gt;        &lt;tr class="caract" align="left" valign="top"&gt;&lt;br /&gt;          &lt;td class="caract" bgcolor="#cccccc" width="120"&gt;&lt;em&gt;Distance franchissable&lt;br /&gt;            &lt;/em&gt;&lt;/td&gt;&lt;br /&gt;          &lt;td class="caract" width="5"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/td&gt;&lt;br /&gt;          &lt;td class="caract"&gt;&lt;b&gt;3880 km&lt;br /&gt;            &lt;/b&gt;&lt;/td&gt;&lt;br /&gt;        &lt;/tr&gt;&lt;br /&gt;        &lt;tr class="caract" align="left" valign="top"&gt;&lt;br /&gt;          &lt;td class="caract" bgcolor="#cccccc" width="120"&gt;&lt;em&gt;Equipage &lt;/em&gt;&lt;/td&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;          &lt;td class="caract" width="5"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/td&gt;&lt;br /&gt;          &lt;td class="caract"&gt;&lt;b&gt;1&lt;/b&gt;&lt;/td&gt;&lt;br /&gt;        &lt;/tr&gt;&lt;br /&gt;      &lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;br /&gt;            &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/31728677-5116381566162919528?l=raspoutine1916-sdr.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://raspoutine1916-sdr.blogspot.com/feeds/5116381566162919528/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=31728677&amp;postID=5116381566162919528' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31728677/posts/default/5116381566162919528'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31728677/posts/default/5116381566162919528'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://raspoutine1916-sdr.blogspot.com/2008/05/le-su-47-berkut-iv-fiche-technique.html' title='Le SU-47 Berkut. IV. Fiche technique'/><author><name>Gortchov</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13488334039671889458</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-31728677.post-3051536226785419410</id><published>2008-05-25T09:48:00.000-07:00</published><updated>2008-05-27T12:18:52.033-07:00</updated><title type='text'>Le SU-47 Berkut. III. Motorisation</title><content type='html'>http://berkut.aircity.org (excellent site, développé par un passionné)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;a href="http://berkut.aircity.org/photos/7.jpg"&gt;&lt;img style="width: 453px;" src="http://berkut.aircity.org/photos/7.jpg" align="left" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;a href="http://jpcolliat.free.fr/ekra/images/alekseiv_orlyonok_18.jpg"&gt;&lt;/a&gt;               &lt;table border="0" width="200"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;            &lt;td&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a href="http://raspoutine1916-sdr.blogspot.com/2008/05/le-su-47-berkut-i-histoire.html"&gt;  I. Histoire&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/td&gt;         &lt;/tr&gt;         &lt;tr&gt;            &lt;td&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a href="http://raspoutine1916-sdr.blogspot.com/2008/05/le-su-47-berkut-iicaractristiques.html"&gt; II. Caractéristiques&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/td&gt;         &lt;/tr&gt;         &lt;tr&gt;            &lt;td&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a href="http://raspoutine1916-sdr.blogspot.com/2008/05/httpberkut.html"&gt;III. Motorisation&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/td&gt;         &lt;/tr&gt;         &lt;tr&gt;                           &lt;td&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a href="http://raspoutine1916-sdr.blogspot.com/2008/05/le-su-47-berkut-iv-fiche-technique.html"&gt; IV. Fiche technique&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/td&gt;         &lt;/tr&gt;     &lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="width: 600px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="margin: 0pt 20px 0pt 0pt; float: left; width: 200px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/2/24/Solowjow_D-30_Series_II.jpg/100px-Solowjow_D-30_Series_II.jpg"&gt;&lt;img src="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/2/24/Solowjow_D-30_Series_II.jpg/100px-Solowjow_D-30_Series_II.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.aeronautics.ru/img/img006/al-37fu_001.jpg"&gt;&lt;img src="http://www.aeronautics.ru/img/img006/al-37fu_001.jpg" border="0" width="200" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.worldnetdaily.com/images/20000121_xnjdo_russia_sell1.jpg"&gt;&lt;img src="http://www.worldnetdaily.com/images/20000121_xnjdo_russia_sell1.jpg" border="0" width="200" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="float: right; width: 380px;"&gt;&lt;br /&gt;Depuis le premier communiqué de presse sur le Su-47 en 1997, le choix de sa motorisation a alimenté les débats chez les spécialistes. Quoique destiné à être motorisé par deux Saturn-Lyulka Al-41F de génération 5, de la classe des 20t, le Berkut vola pour la première fois avec deux Perm Aviadvigatel D-30F6 qui équipent les intercepteurs rapides MiG-31.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le projet 1 du Su-47 était déjà équipé de l'Al-41F, et sa poussée était donnée à 18,5t. Ensuite, le projet MFI de MiG, le 1.44, monopolisale développement su Al-41F. Selon MAPO MiG, les rares Al-41F construits sont tous affectés au programme 1.44 et ne sont donc pas disponibles pour son concurrent Sukhoi. Sukhoi dément, et affirme qu'ils ont conclu un accord avec Saturn Lyulka selon lequel le premier S-37 volerait sur des moteurs éprouvés, de manière à ne pas essayer trop de nouveautés à la fois, et que si le S-37 volait correctement, les Al-41F seront montés sur le deuxième S-37. Simonov a d'ailleurs récemment confirmé que le second S-37 aurait des Al-41F.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quoi qu'il en soit, pour remplacer provisoirement ce moteur à poussée vectorielle indisponible, le choix logique aurait du être le Al-37FU à TVC utilisé sur le Su-37, de génération 4+. Alors pourquoi opter pour un moteur de génération 3 ? Trois raisons : primo, le Al-37FU n'est pas plus disponible que le Al-41F, car ils sont tous affectés au programme Su-37 ou dans des tests d'endurance. Lors du premier vol du Su-37, en 1996, seul trois Al-37FU étaient assemblés. &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="width: 600px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.aeronautics.ru/img/img006/al-37fu_002.jpg"&gt;&lt;img src="http://www.aeronautics.ru/img/img006/al-37fu_002.jpg" border="0" width="500" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Secundo, l'aile FSW, on le sait, produit plus de traînée qu'une aile conventionnelle en supersonique, et le S-37 et supposé voler en supercroisière (supersonique PC éteinte). Tertio, le S-37 pèse 6t de plus que le Su-37 (soit 24t). Or la doctrine russe pour la génération 5 impose un rapport poids/poussée de 1.3, soit pour un poids à vide de 24t, une poussée de 31t et pour un poids au décollage de 28t (4t de charge), une poussée de 36t. Or les Al-37FU ne peuvent donner que 29t, et les D-30F6 30t. On comprend mieux le choix des D-30F6 pour le prototypes (24t) en attendant les Al-41F (~2*20t) pour les appareils suivants (28t).&lt;br /&gt;Enfin il est probable que Sukhoi n'a pas voulu intégrer trop de nouveautés en même temps, contrairement à MiG, ce qui leur pose d'ailleurs d'énormes problèmes sur leur MiG 1.42... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Perm Aviadviagtel D-30F6 est un moteur conçu en 1980. Il incorpore déjà une gestion FADEC (Full Authority Digital Engine Control - Contrôle Numérique Pleine Autorité des Moteurs). Il est composé de six modules mobiles et d'un module central. Bien que ce moteur n'ait jamais rencontré de problèmes particuliers au cours des nombreuses heures de vols accumulés sur MiG-31, il nécessite tout de même une révision complète toutes les 300h. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui , aucun développement d'une version TVC du D-30F6 n'a été annoncé. Le Al-41F, quant à lui, est l'unique réacteur de génération 5 développé en Russie. Conçu par le groupe Saturn Lyulka et construit par Rybinsk Motor , son développement a débuté en 1985. Son principal objectif est de pouvoir maintenir un appareil en supercroisière (Mach 1.6-1.8 sans PC). Il fournirait une poussée de 11kg par kg de poids à sec, soit une augmentation de 15% par rapport aux moteurs actuels. Il sera équipé de tuyères mobiles en tangage et en lacet. Le choix de la mobilité des tuyères est important pour la signature IR.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/31728677-3051536226785419410?l=raspoutine1916-sdr.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://raspoutine1916-sdr.blogspot.com/feeds/3051536226785419410/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=31728677&amp;postID=3051536226785419410' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31728677/posts/default/3051536226785419410'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31728677/posts/default/3051536226785419410'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://raspoutine1916-sdr.blogspot.com/2008/05/httpberkut.html' title='Le SU-47 Berkut. III. Motorisation'/><author><name>Gortchov</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13488334039671889458</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-31728677.post-5752064963610019985</id><published>2008-05-23T08:48:00.000-07:00</published><updated>2008-05-27T12:16:41.766-07:00</updated><title type='text'>Le SU-47 Berkut. II.Caractéristiques</title><content type='html'>http://berkut.aircity.org (excellent site, développé par un passionné)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;a href="http://berkut.aircity.org/photos/7.jpg"&gt;&lt;img style="width: 453px;" src="http://berkut.aircity.org/photos/7.jpg" align="left" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;a href="http://jpcolliat.free.fr/ekra/images/alekseiv_orlyonok_18.jpg"&gt;&lt;/a&gt;               &lt;table border="0" width="200"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;            &lt;td&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a href="http://raspoutine1916-sdr.blogspot.com/2008/05/le-su-47-berkut-i-histoire.html"&gt;  I. Histoire&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/td&gt;         &lt;/tr&gt;         &lt;tr&gt;            &lt;td&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a href="http://raspoutine1916-sdr.blogspot.com/2008/05/le-su-47-berkut-iicaractristiques.html"&gt; II. Caractéristiques&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/td&gt;         &lt;/tr&gt;         &lt;tr&gt;            &lt;td&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a href="http://raspoutine1916-sdr.blogspot.com/2008/05/httpberkut.html"&gt;III. Motorisation&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/td&gt;         &lt;/tr&gt;         &lt;tr&gt;                           &lt;td&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a href="http://raspoutine1916-sdr.blogspot.com/2008/05/le-su-47-berkut-iv-fiche-technique.html"&gt; IV. Fiche technique&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/td&gt;         &lt;/tr&gt;     &lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="width: 600px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="margin: 0pt 20px 0pt 0pt; float: left; width: 200px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://mysite.wanadoo-members.co.uk/visits_pages/maks2003_files/su-47_04.jpg"&gt;&lt;img src="http://mysite.wanadoo-members.co.uk/visits_pages/maks2003_files/su-47_04.jpg" border="0" width="200" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.suchoj.com/ab1953/Su-47/images/Su-47_21.jpg"&gt;&lt;img src="http://www.suchoj.com/ab1953/Su-47/images/Su-47_21.jpg" border="0" width="200" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://berkut.aircity.org/photos/20.jpg"&gt;&lt;img src="http://berkut.aircity.org/photos/20.jpg" border="0" width="200" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://pds7.egloos.com/pds/200710/19/66/e0041466_471870bd0463f.jpg"&gt;&lt;img src="http://pds7.egloos.com/pds/200710/19/66/e0041466_471870bd0463f.jpg" border="0" width="200" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.sukhoi.org/img/gallery/wallpapers/SU-47_walls.jpg"&gt;&lt;img src="http://www.sukhoi.org/img/gallery/wallpapers/SU-47_walls.jpg" border="0" width="200" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="float: right; width: 380px;"&gt;&lt;br /&gt;A. Structure&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Su-47 est un biréacteur triplan bidérive. L'aile principale en flèche inversée (FSW) de 18° est composée à 90% de matériaux composites et de titane, optimisé pour les vitesses transsoniques auxquelles se déroulent généralement les engagements. Les ailes FSW ont tendance à orienter les filets d'air vers le fuselage et non vers l'extérieur comme une aile normale. Elle est en plus moins encline à se courber.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces caractéristiques ont permis aux ingénieurs de Sukhoi de développer une aile à grand allongement. Les avantages de cette aile sont entre autres le meilleur rapport portance/ traînée aux grands AOA, une meilleure maniabilité en transsonique, de meilleures caractéristiques en vol post-décrochage, des distances de décollage/ atterrissage plus courtes et une distance franchissable plus grande, ainsi qu'une meilleure furtivité dans le secteur frontal. Elle est équipée de becs de bords d'attaque. Sukhoi a dévoilé au salon de Moscou MAKS'99, sur son tout dernier Su-33KUB une aile dite à "géométrie adaptative". Sur cette aile, lorsque les becs de bord d'attaque sont abaissés, aucune fente entre le bec et l'aile n'apparaît. Cela permet d'obtenir un meilleur rapport portance/ traînée aux grands angles d'attaques. Il se pourrait que les becs du S-37 soient de ce type. Sur le bord de fuite, il semblerait que l'aile soit équipée de deux surfaces de contrôle distinctes, alors que les appareils de la famille Flanker n'en possédaient qu'une.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="width: 600px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des flaperons des Su-27, Sukhoi serait repassé à la combinaison volets + ailerons. Enfin, le dièdre est légèrement négatif, certainement par soucis de furtivité. Les saumons d'ailes sont arrondis, et ne contiennent pas de rails de lancement pour missile air-air. Il se peut que ces saumons reçoivent plus tard le nouveau radar à antenne latéral de NIIP fonctionnant en bande C, destiné à obtenir une image radar latérale. Les plans canards sont de type monobloc. Ils sont de forme trapézoïdale. Ils seraient proches du CdG de l'appareil, d'où une efficacité accrue. Les stabilisateurs arrières sont remarquables par leur flèche très prononcée (~70°) et leur surface assez faible, contrairement à ceux des Su-27 qui étaient énormes. La pointe avant des stabs vient pratiquement toucher le bord de fuite de l'aile principale. D'après les photos, ces stab monoblocs présentent un grand débattement. Les deux dérives sont assez traditionnelles, avec de larges parties mobiles. Elles ressemblent beaucoup à celles de la famille Flanker. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut toutefois remarquer qu'elles sont légèrement inclinées vers l'extérieur, pour la furtivité. Il est intéressant de remarquer que la maquette du S-32 avait deux dérives inclinées vers l'intérieur, comme le prototype du F-117, et qu'elles le sont vers l'extérieur sur l'appareil de série, comme le F-117. La pointe avant de l'appareil ressemble au premier coup d'œil à celle des Flanker. Une analyse plus attentive remarqua toutefois certaines différences notables. En définitif, il semblerait qu'il s'agisse à quelques détails près de la pointe avant du S-37 Projet 1 de 1991, établissant ainsi (enfin) un lien entre les deux projets. Elle laisse place à un large radar et au dôme EOS (Electro Optical System), à la roulette avant, au cockpit. Sa section légèrement aplatie sur les cotés améliore la manoeuvrabilité aux grands AOA.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les entrées d'air sont de type "géométrie fixe" et de forme courbe, comme sur le Rafale. L'avantage de la géométrie fixe est qu'elle ne produit pas d'effet miroir aux ondes EM dans le secteur frontal contrairement aux entrées à géométrie variable. Toutefois, l'aérodynamique des entrées fixes doit être très soignée pour une bonne alimentation du réacteur. Par contre, ce type d'entrée limite beaucoup la vitesse de pointe de l'appareil (certainement pas plus de 1800-2000km/h, contrairement aux 2200km/h donnés). Les conduites d'air sont en forme de S, pour masquer les aubes du compresseur qui renvoient particulièrement bien les ondes radars. Les entrées d'air sont surmontées d'un large LERX (~2,75m2) dont le but est à la fois d'augmenter la surface portante mais aussi d'empêcher les ondes radars d'un appareil situé à plus haute altitude (i.e. AWACS) de pénétrer dans les entrées d'air. Il faut remarquer aussi les deux entrées d'air auxiliaires situées sur le dessus du fuselage, au niveau de l'emplanture d'aile, qui sont ouvertes lors des phases d'atterrissage ou de décollage. Leur rôle est encore flou, mais il est vraisemblable qu'elles doivent être là pour éviter l'ingestion de corps étrangers dans les entrées d'air principales lors des manœuvres au sol, comme sur beaucoup d'appareils russes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certains émettent l'hypothèse qu'elles fournissent l'air nécessaire au bon fonctionnement du moteur car les formes particulières des entrées d'air principales n'alimentent pas suffisamment les réacteurs aux grands AOA. La partie arrière du fuselage abrite les deux moteurs, accolés l'un à l'autre, le train arrière, deux pointes arrières situées entre les moteurs et les dérives et des soutes à munitions. On ne sait que peux de choses sur ces soutes. Si leur objectif est évident (furtivité), on ne connaît ni leur taille, ni le nombre de points d'emports internes. Il semblerait que le nombre total de points d'emports du Berkut soit 12, mais Sukhoi à laisser filtrer que des points d'emports pouvaient être ajoutés sous les ailes au cas ou, car le dessin initial ne montre aucun point d'emport externe. Le train d'atterrissage est emprunté au Su-33 : diabolo à l'avant et roues uniques à l'arrière. Les jambes de train se replient vers l'avant. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le choix du Su-33 se comprend facilement : le S-37 pèse 7t de plus que le Su-33, mais ce dernier opère sur porte-avions, et son train est donc capable de supporter bien plus que les 17t du Su-33. Par ailleurs, la canopée et le siège éjectable incliné à 30° sont empruntés au Su-37. Enfin, on ne connaît pas l'existence d'aérofrein, ni de perche de ravitaillement.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.suchoj.com/ab1953/Su-47/riss/Su-47_03.jpg"&gt;&lt;img src="http://www.suchoj.com/ab1953/Su-47/riss/Su-47_03.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;B. Les ailes inversées&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Beaucoup des amateurs d'aviation, après avoir vu ces clichés, se sont dit : "les Russes n'ont pas d'imagination, ils ne font que copier. Aujourd'hui, c'est le tour du X-29A". S'il est vrai que le démonstrateur de Grumman pour un appareil supersonique à flèche inverse (FSW - Forward Swept Wing) et le Su-47 ont des points commun, le Su-47 n'est en aucun cas un Grummanski. En effet, les Russes n'étant pas plus bêtes que les autres, ils ont aussi testé les FSW, et ce depuis les années 40.Les premiers appareils russes à FSW furent des productions des OKB Belyaev, Babochka et MiG. Les Soviétiques étudièrent aussi intensivement un exemplaire de Junkers Ju-287 capturé en Allemagne après la Grande Guerre Patriotique (Deuxième Guerre Mondiale pour les Russes). A la même époque, Pavel Tsybin développa les bancs d'essai à FSW de la série LL (Letauchaya Laboratorya).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les LL-1, -2 et -3 avaient respectivement une aile droite, en flèche et en flèche inversée. Propulsés par des moteurs fusées, ils effectuèrent de nombreux vols, fournissant au TsAGI (Institut Central d'AeroHydrodynamique) les données expérimentales pour valider la théorie des FSW. Lors d'un vol en piqué, le LL-3 atteignit la vitesse incroyable pour l'époque de Mach 0,97. L'engouement pour les FSW prit fin en 1947, après de nombreux essais effectué sur le prototype hexamoteur EF-131. Cet appareil, dont la construction débuta en janvier 1946, utilisait un grand nombre de pièces du Ju-287. C'était un triplace, avec une SW de 19°50'. Il fut assemblé en Allemagne, à Dessau. De peur que les pilotes d'essais allemands (ceux du Ju-287) n'oublient de se poser à l'Est, l'appareil fut démonté et remonté à Stakhanovo, près de Zukhovski, pour y effectuer les essais en vol. Le TsAGI marqua une pause de trente ans, et repris ses études sur les FSW en 1977 en essayant en soufflerie plusieurs maquettes à FSW, dont une variante FSW du MiG-23. Le SibNIA testa quant à lui un dérivée FSW du Su-27. Les conclusions étaient clair : la FSW avait de meilleures qualités de vol qu'une aile conventionnelle aux basses vitesses, mais développait de plus grands efforts structuraux que les alliages d'aluminium de l'époque ne pouvaient que difficilement accepter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sukhoi développa son premier appareil FSW bien avant que le X-29A ne vole. Un Su-9 fut équipé d'une FSW pour récolter des données sur une aile grandeur nature. Il vola en 1982, soit plus d'un an avant le X-29A. Les analystes occidentaux découvrirent à la même période sur une photo satellite de la base aérienne de Saki, près de SYBersky, en Crimée, un appareil à FSW. Baptisé SYB-A par les occidentaux, comme le veux la tradition qu'on dénomme un prototype par les trois premières lettres de la ville où il fut découvert. Il est plus que probable qu'il s'agissait en fait du Su-9 modifié, mais ce rapprochement n'a jamais été confirmé. D'un autre coté, plusieurs sources russes démentent le fait qu'un avion FSW se trouvait à Saki à cette époque, car on y mennait les tests de décollage au tremplin des Mig-27 et 29 et des Su-25 et 27. Il est fort peu probable que cette base des VMF ait pu mener de front deux programmes d'essais aussi ambitieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="width: 600px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="margin: 0pt 20px 0pt 0pt; float: right; width: 200px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://berkut.aircity.org/photos/5.jpg"&gt;&lt;img src="http://berkut.aircity.org/photos/5.jpg" border="0" height="100" width="200" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://berkut.aircity.org/photos/28.jpg"&gt;&lt;img src="http://berkut.aircity.org/photos/28.jpg" border="0" height="127" width="200" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.astella.com/lava/su47.jpg"&gt;&lt;img src="http://www.astella.com/lava/su47.jpg" border="0" height="100" width="200" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://site.nitroplanes.com/su47-1.jpg"&gt;&lt;img src="http://site.nitroplanes.com/su47-1.jpg" border="0" height="127" width="200" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://defesabr.com/Fab/Su-47%20-%20Esquema.jpg"&gt;&lt;img src="http://defesabr.com/Fab/Su-47%20-%20Esquema.jpg" border="0" height="127" width="200" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://berkut.aircity.org/photos/15.jpg"&gt;&lt;img src="http://berkut.aircity.org/photos/15.jpg" border="0" height="100" width="200" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://berkut.aircity.org/photos/18.jpg"&gt;&lt;img src="http://berkut.aircity.org/photos/18.jpg" border="0" height="127" width="200" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="float: left; width: 380px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la même époque, le X-29A fut développé et la presse en répercuta largement les caractéristiques.Il est pratiquement de coutume à cette époque, au plus fort de la guerre froide, de tester en soufflerie les modèles des avions "ennemis", aussi bien aux Etats-Unis qu'en URSS. Le X-29A ne dérogea pas à la règle. Les essais au TsAGI confirmèrent que l'aile du X-29A avait un meilleur rapport portance/ traînée que les ailes conventionnelles dans le domaine subsonique. De ce fait, il est évident que le S-37 a bénéficié de l'expérience du X-29A. De plus, l'aile de ce dernier fut construite avec un mélange de titane et de matériaux composites, pour pouvoir encaisser les énormes efforts appliqués sur une FSW en supersonique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le X-29A passa effectivement le mur du son, mais ses médiocres qualités de vol en supersonique eurent pour résultat l'abandon du concept FSW pour le chasseur de cinquième génération de l'USAF. Mais il faut absolument souligner que les configurations du X-29A et du Su-47 sont bien différentes. Le premier est un canard pur équipés de petits volets de contrôle à l'arrière, tandis que le Su-47 est un tandem intégral, soit PGO + aile + stabilisateurs conventionnels. Enfin, le TsAGI effectua des recherche en soufflerie sur les FSW après la chute du régime soviétique. En effet, par soucis d'ouverture à l'Ouest, une délégation de journaliste Français fut invité à visité le TsAGI en 1992. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parmi beaucoup d'autres modèles, on leur dévoila la maquette d'un appareil en canard à FSW, dénommé S-32, du bureau Sukhoi. Etonnament, cet nouvelle ne fit jamais la une, et au contraire, ne fut que très peu repercutée. Il est vrai qu'une maquette ne prouve en rien qu'un appareil du même type sera développé. Toutefois, en décembre 1993, pour le 75ème anniverssaire du TsAGI, un chercheur dévoila lors d'un discours que les deux pôles d'intérêt du TsAGI était la poussée vectorielle et la FSW "développée pour le nouveau chasseur du bureau Sukhoi".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par ailleurs, le fait que le SYB-A fut découvert sur une base de l'Aéronavale Russe donne une indication supplémentaire sur la genèse du S-32, dont la maquette était équipée d'une crosse d'appontage. En effet, de par sa meilleure portance, la FSW est très efficace sur piste courte. De plus, elle dégage la vue du pilote vers le bas car l'angle d'attaque est plus faible en approche, et peut se replier assez facilement (il est d'ailleurs plus que probable que l'aile du S-37 soit prévu pour se repliée, car il est trop grand même pour les bunkers russes). Tous ses avantages en font un appareil tout indiqué pour les opérations sur porte-avions, à l'époque même où l'URSS engageait la construction de 4 porte-avions, deux 1143.5 conventionnels de 55.000t et deux Ulyanovsk nucléaires de 75.000t. Il est alors naturel de penser que le S-32 avait sur sa longue liste d'objectifs de remplacer la flotte embarquée de Su-33 et de MiG-29K vieillissante. Mais après l'éclatement de l'Union Soviétique en 1991, la flotte fut démantelée est l'AVMF (Aviastiya Voenno Morskogo Flota ou Flotte Aérienne Embarquée) fut basée à terre.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="float: left; width: 600px;"&gt;&lt;br /&gt;C Furtivité&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les initiatives soviétiques dans le domaine de la furtivité furent poussée dans trois domaines : furtivité visuelle, infrarouge (IR) et électromagnétique (EM), comme ailleurs. Toutefois, il faut bien avouer que dans ses domaines, les Etats-Unis ont une avance certaine sur les autres, et ce parce qu'ils y ont engloutit des milliards de dollard. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Russes (comme d'ailleurs les Français) préfèrent passer leur argent dans des radars plus performants. Bref, le Su-47 ne sera jamais aussi furtif que le F-22.Au niveau visuel, les développements les plus significatifs eurent lieu sur les appareils de la famille Flanker. Les Su-30 35 et 37 sont tous recouverts de schéma de camouflages assez inhabituelles, plutôt tape-à-l'œil. Toutefois, ces camouflages ont d'une part de diminuer la signature visuelle de l'appareil vu sur le sol ou dans le ciel, et d'autre part de déjouer les missiles guidés par contraste lumineux. D'autres tests eurent lieu sur des Su-25 Frogfoot, avec des camouflages basse visibilité semblable à ceux appliqués par l'USAF aux A-10 Warthog au début des années 90.Lors de la guerre d'Afghanistan, les appareils soviétiques payèrent un lourd tribu aux nouveau lance-missiles portatifs de type Redeye, Stinger ou SA-7, tous guidés sur les émissions IR des réacteurs. Ces missiles abattirent en particulier plusieurs Sukhoi Su-25 d'appui sol. Pour diminuer cette menace, Sukhoi fit installer des cônes dans les entrés d'air pour masquées les aubes du réacteurs ainsi que d'adjonction d'entrée d'air froid pour refroidir les gaz d'échappements de manière à diminuer la signature infrarouge dans les secteurs frontaux et arrières.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le résultats furent aux rendez-vous. Dans le domaine EM, les premières expériences de Sukhoi eurent lieu sur les prototypes du S-25, les T8-11 et T8-12. Le premier, nom de code "Astra", fut recouvert d'une couche de graphite destinée à réduire la Surface Equivalente Radar (SER). L'appareil est aujourd'hui exposé au musée de Monino. D'autres tentatives eurent lieu sur le premier Frogfoot de série T8-12, qui servit de bancs d'essai à Sukhoi pour les tests des nouveaux matériaux absorbant les ondes radar (RAM - Radar Absorbing Materials). Le canon de ce dernier fut recouvert d'un capot aérodynamique, pour une meilleur intégration dans le fuselage, et l'appareil était recouvert d'un couche à l'aspect caoutchouteux. Ce T8-12 fut même exposé momentanément aux côtés du T8-16 à Khodunka, mais son départ précipité laisse penser que des secrets technologiques étaient en jeu, et qu'il avait été exposé par erreur.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="float: left; width: 600px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://berkut.aircity.org/photos/46.jpg"&gt;&lt;img src="http://berkut.aircity.org/photos/46.jpg" border="0"/&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="float: left; width: 600px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les ingénieurs de Sukhoi ont d'ailleurs avouer que la SER du Su-47 est au moins 10 fois inférieure à celle du Su-27. Quant à la signature IR, elle dépendra du choix définitif du moteur. Les ingénieurs de Lockheed/ Boeing ont opté pour des tuyères mobiles 2D, moins performantes pour l'agilité, mais plus discrètes. Pour obéir à la doctrine russe de superagilité pour la prochaine génération de chasseur, il est probable que les tuyères du S-37 seront mobiles en 3D. Toutefois, Saturn Lyulka serait en train de développer un moteur AL-37FU à signature IR réduite dans les régimes secs (sans PC).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'effort de réduction de la SER fut également porté sur la famille Flanker. Les Su-32FN et Su-34 ont des pointes avant profilées, des entrées d'air à géométrie fixe et son partiellement recouvert de RAM. Sukhoi a également fait savoir que ses Su-30MK proposé à l'export peuvent être recouvert de RAM selon les besoins du client. Il est évident que le Su-47 a bénéficié des avancés de Sukhoi dans les domaines cités ci-dessus, les photos du Berkut le montrent. L'aile en FSW, en plus de ses qualités aérodynamiques, a l'avantage de renvoyer les ondes EM vers le fuselage et non pas vers le radar, limitant ainsi l'effet miroir tant redouté. De plus, les entrées d'air sont à géométrie fixe, arrondies, et les conduits d'air ont une formes de S, pour masquer les aubes de compresseurs, véritables miroir pour les ondes radar, comme sur le Rafale.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="float: left; width: 600px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D Avionique&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est évident que sur un démonstrateur, l'avionique du premier vol ne peut pas être l'avionique définitive. De la même manière et pour les mêmes raisons que pour la motorisation, Sukhoi n'a pas trouvé judicieux d'incorporer une avionique dernier cri sur le Berkut. Cela n'a pas empêché le chef des acquisitions du Ministère de déclarer en septembre 1997 de manière cinglante : "Quel est l'utilité de développer un chasseur Sukhoi de cinquième génération si son cockpit est de deuxième ou de troisième génération ?". Personne ne sait à quoi le tableau de bord ressemblait lors du premier vol. Les premières images du cockpit parurent lors du second cycle d'essai en vol, dévoilant un cockpit proche de ceux des Su-35, -37 et -30MK, soit deux grands MFD couleurs, un manche central et un melting-pot d'instruments russes et occidentaux, avec de nombreuses indications en anglais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Reste à savoir si le Su-47 était équipé de la sorte dès le début ou si Sukhoi a mis le cockpit à jour pour apporter un démenti cinglant à la déclaration de Sitnov. Selon la dépêche Itar-Tass du 8 octobre 1997, l'avionique devrait être développée par le bureau d'étude Ramensky. Il est toutefois évident que ce premier Su-47 est incomplet, mais son avionique définitive est certainement déjà en cours de développement. Il faut se rappeler que le démonstrateur du Su-37 vole avec un contrepoids à la place du radar, mais que l'avionique du Su-37 de série est déjà testée sur un Su-35 modifié.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="float: left; width: 600px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.thebattlesim.com/img/facse/pic2.jpg"&gt;&lt;img src="http://www.thebattlesim.com/img/facse/pic2.jpg" border="0" width="500" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quoi qu'il en soit, il est légitime de penser que l'avionique définitive du Su-47 sera aussi bonne et certainement meilleure que celles des Su-35, -37, de génération 4+. Côté ergonomie, le siège sera incliné à 30°, le pilotage se fera à travers un mini-manche et une manette employant le principe HOTAS, ergonomie nécessaire au travail sous fortes accélérations. L'avionique sera basée sur un radar équivalent à celui du Su-37, soit un NIIP N011M , couplé à un dôme EOS qui équipait déjà les Su-27 et ses descendants (ainsi que les MiG-29).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le N011M peut engager des cibles aériennes et terrestres, a un mode suivi de terrain et cartographie. Il est en outre capable de suivre 15 cibles et d'en engager 6. Il peut détecter des cibles de SER égale à 2m2 à 80-100km en engagement frontal, et à 30-40km en poursuite. La pointe avant plus fine sur le S-37 que sur les Flankers laisse penser que le radar sera à balayage électronique. Le radar pourrait aussi être celui du MiG 1.44, soit le NIIP N014, mais aucune données n'est disponible. Un grand débat a lieu sur la contenance des deux dards dissymétriques situés de part et d'autres des moteurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que contiennent-ils ? Un parachute frein, un RWR, des antennes ECM ou un radar ? Oui, car Phazotron développe actuellement un radar secteur arrière destiné à pouvoir mettre à feu des missiles sur des cibles situées dans l'hémisphère arrière de l'appareil, et qui a été testé sur Su-27 sous le nom de système Kontrataka. L'hypothèse du radar arrière est loin d'être fantaisiste car une des spécifications de l'armée pour son chasseur de 5ème génération était l'engagement tout-aspect en combat rapproché. Ceci ne peut être réalisé qu'avec une image radar de 360°. Or pour cela, il faut à la fois un radar de queue et des radars latéraux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Or les firems Phazotron et NIIP ont dévoilé au dernier salon de Moscou MAKS'99,respectivement, le radar Faraon M de 40kg et des antennes latérales fonctionnant en bande C, qui s'installeraient des les saumons d'ailes. Le fait que les deux dards soient décalés laisse suggérer qu'il s'agisse d'un radar et d'un RWR, le décalage évitant qu'ils interfèrent entre eux, mais ce n'est que pure spéculation.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/31728677-5752064963610019985?l=raspoutine1916-sdr.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://raspoutine1916-sdr.blogspot.com/feeds/5752064963610019985/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=31728677&amp;postID=5752064963610019985' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31728677/posts/default/5752064963610019985'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31728677/posts/default/5752064963610019985'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://raspoutine1916-sdr.blogspot.com/2008/05/le-su-47-berkut-iicaractristiques.html' title='Le SU-47 Berkut. II.Caractéristiques'/><author><name>Gortchov</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13488334039671889458</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-31728677.post-1006272740028750745</id><published>2008-05-23T08:36:00.000-07:00</published><updated>2008-05-26T14:38:35.683-07:00</updated><title type='text'>Le SU-47 Berkut.  I. Histoire</title><content type='html'>http://berkut.aircity.org (excellent site, développé par un passionné)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;a rel="lightbox[mando]" id="image1" title="image 1" href="http://berkut.aircity.org/photos/7.jpg"&gt;&lt;img style="width: 453px;" src="http://berkut.aircity.org/photos/7.jpg" align="left" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;a href="http://jpcolliat.free.fr/ekra/images/alekseiv_orlyonok_18.jpg"&gt;&lt;/a&gt;               &lt;table border="0" width="200"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;            &lt;td&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a href="http://raspoutine1916-sdr.blogspot.com/2008/05/le-su-47-berkut-i-histoire.html"&gt;  I. Histoire&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/td&gt;         &lt;/tr&gt;         &lt;tr&gt;            &lt;td&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a href="http://raspoutine1916-sdr.blogspot.com/2008/05/le-su-47-berkut-iicaractristiques.html"&gt; II. Caractéristiques&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/td&gt;         &lt;/tr&gt;         &lt;tr&gt;            &lt;td&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a href="http://raspoutine1916-sdr.blogspot.com/2008/05/httpberkut.html"&gt;III. Motorisation&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/td&gt;         &lt;/tr&gt;         &lt;tr&gt;                           &lt;td&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a href="http://raspoutine1916-sdr.blogspot.com/2008/05/le-su-47-berkut-iv-fiche-technique.html"&gt; IV. Fiche technique&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/td&gt;         &lt;/tr&gt;     &lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="width: 600px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="margin: 0pt 20px 0pt 0pt; float: left; width: 200px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a rel="lightbox[mando]" id="image2" title="image 2" href="http://berkut.aircity.org/photos/1.jpg"&gt;&lt;img src="http://berkut.aircity.org/photos/1.jpg" border="0" width="200" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a rel="lightbox[mando]" id="image3" title="image 3"  href="http://berkut.aircity.org/photos/8.jpg"&gt;&lt;img src="http://berkut.aircity.org/photos/8.jpg" border="0" width="200" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a rel="lightbox[mando]" id="image4" title="image 4"  href="http://berkut.aircity.org/photos/20.jpg"&gt;&lt;img src="http://berkut.aircity.org/photos/20.jpg" border="0" width="200" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="float: right; width: 380px;"&gt;&lt;br /&gt;Lors du Salon de Farnborough 1996, on posa à Mikhaïl Simonov, PDG de Sukhoi, la question de savoir qu'elle serait la réponse russe au projet JSF américain. Il répondit "C'est une bonne question - nous devons réagir au projet JSF, ou JAST comme on l'appelle aussi. Nous garderons un œil sur l'avancement du projet et réfléchirons en fonction sur la manière de réagir". Il ajouta que de nouveaux concepts de chasseurs étaient en cours de développement chez Sukhoi, mais sans s'appesantir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans les années 80, toutes les armées s'équipaient d' appareil de génération 4, à l'avionique bien développée autour d'un radar puissant, à l'aérodynamique instable pilotée par des CDVE (Commandes De Vol Electriques), propulsé par des moteurs leur donnant un rapport poids/ poussée supérieur à un, capables d'encaisser 9G sans problèmes - le nombre de G est aujourd'hui limité par le pilote et non par la structure de l'appareil. Mais ils n'étaient pas véritablement supersoniques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a rel="lightbox[mando]" id="image5" title="image 5" href="http://berkut.aircity.org/photos/26.jpg"&gt;&lt;img src="http://berkut.aircity.org/photos/26.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien sur, il passait le mur du son, mais pour se maintenir au-delà de Mach 1, ils devaient laisser la PC allumée, réduisant de fait leur rayon d'action en même temps que la durée de vie du réacteur. Tels étaient les F-15C, F-16, Mirage 2000, MiG-29 et Su-27. Pour les années à venir, les stratèges ont établi que le ciel appartiendrait à des appareils furtifs superagiles (pour le combat rapproché), capables de supercroisière (vol supersonique PC éteinte) équipé d'une avionique de pointe structurée autour d'un radar à balayage électronique capable d'engager en multicible et de tirer des missiles "intelligents" fire-and-forget.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Américains ont en plus développé les concepts de furtivité extrême et de combat au-delà de l'horizon (BVR - Beyond Visual Range). Le F-22 est l'incarnation même de ces principes, tout comme son concurrent russe MiG 1.44. Le 1.44, compétiteur de MiG au projet MFI, est équipé de deux moteurs Al-41F à poussée vectorielle (TVC - Trust Vectorised Control) lui permettant à la fois la supercroisière et la superagilité. Toutefois, le programme 1.44 rencontrent de sérieux problèmes car MiG a voulu incorporer trop de nouveautés à la fois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="width: 600px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="margin: 0pt 20px 0pt 0pt; float: right; width: 200px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a rel="lightbox[mando]" id="image6" title="image 6"  href="http://berkut.aircity.org/photos/5.jpg"&gt;&lt;img src="http://berkut.aircity.org/photos/5.jpg" border="0" height="127"  width="200" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a rel="lightbox[mando]" id="image7" title="image 7" href="http://berkut.aircity.org/photos/28.jpg"&gt;&lt;img src="http://berkut.aircity.org/photos/28.jpg" border="0" height="127" width="200" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a rel="lightbox[mando]" id="image8" title="image 8" href="http://mckraken84.free.fr/images/S-37_images/Sukoi_S-37_berkut_1212.jpg"&gt;&lt;img src="http://mckraken84.free.fr/images/S-37_images/Sukoi_S-37_berkut_1212.jpg" border="0" width="200"/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="float: left; width: 380px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De plus, les restrictions des budgets militaires n'aident pas le développement. C'est pourquoi le Su-47, qui est considérée comme une alternative économique (~ $40 millions) quoique toute aussi performante au MiG 1.44, à en ce moment la faveur des autorités russes. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les économies proviendraient en partie d'un changement de cap moins radical dans la conception, faisant du Su-47 un appareil combinant des technologies de générations 4+ à des innovations révolutionnaires. De plus, alors que MAPO MiG connaît les pires difficultés économiques en ce moment, Sukhoi tire son épingle du jeu en plaçant des Su-27/30 en Chine, en Inde et au Vietnam entre autre, et en faisant le retrofit de la flotte de Su-27 des VVS. La finalité du programme Su-47 pourrait être de porter un coup mortel à MAPO MiG, car si le Su-47 tient ses promesses de rapport qualité/ prix, Simonov peut s'attendre à recevoir des commandes des VVS à long terme, et aussi à l'export, car le Su-47 sera un redoutable concurrent pour le F-22 hors de prix. Sukhoi, poursuivant dans sa doctrine de superagilité entamé par le Su-27, puis poussée à l'extrême sur les Su-35 et 37, a choisit la formule du tandem intégral + TVC inauguré sur le Su-37.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="width: 600px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="float: right; width: 380px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Su-47 Berkut (Aigle doré) est en fait un projet qui répond à une demande gouvernementale russe pour un avion de 5 em génération, ce projet fut appelé M.F.I, le MFI visait à développer un avion de combat supersonique de cinquième génération. L'appareil devait être multirôle (supériorité aérienne/chasse, appui au sol et bombardements) adaptés à tous les théâtres d'opération, œuvrant à partir de terrains sommaires, hypermanoeuvrant, grâce en partie à deux puissants turboréacteurs à double flux Soyous R-79M ou bien Saturn Lyulka AL-37FU (puis AL-41F) à tuyère vectorielle qui lui permettraient d'évoluer à plus de 2'000 km/h.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'armement logé en soute interne devait inclure notamment le nouvel air-air à moyenne portée R-77M (AA-12 "Adder") équivalent russe de l'AIM-120 AMRAAM .La configuration finale de l'appareil ne fut révélé indirectement en avril 1996 sur une photo parue dans le journal russe Vestnik Vozdushnogo Flota/Air Fleet Herald pour illustrer un article sur la tenue le 1er février 1996 d'un Conseil Militaire des VVO sur les futurs chasseurs russes. Sur cette photo sensée immortaliser les participants à ce Conseil, on pouvait distinguer deux maquettes de chasseurs.La première ne fut pas une surprise : le Su-37.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="margin: 0pt 20px 0pt 0pt; float: left; width: 200px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a rel="lightbox[mando]" id="image9" title="image 9" href="http://berkut.aircity.org/photos/49.jpg"&gt;&lt;img src="http://berkut.aircity.org/photos/49.jpg" border="0" height="127" width="200" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a rel="lightbox[mando]" id="image10" title="image 10" href="http://berkut.aircity.org/photos/13.jpg"&gt;&lt;img src="http://berkut.aircity.org/photos/13.jpg" border="0" height="127" width="200" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a rel="lightbox[mando]" id="image11" title="image 11" href="http://berkut.aircity.org/photos/41.jpg"&gt;&lt;img src="http://berkut.aircity.org/photos/41.jpg" border="0" height="127" width="200"  /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a rel="lightbox[mando]" id="image12" title="image 12" href="http://berkut.aircity.org/photos/26.jpg"&gt;&lt;img src="http://berkut.aircity.org/photos/26.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La seconde, peinte en noir affublé de l'inscription S-32, attira beaucoup plus l'attention des analystes du renseignement occidentaux. Elle fut agrandie et reproduite à travers la presse internationale. Le rédacteur en chef du Air Fleet Herald ne devait pas se rendre compte qu'il révélait de la sorte un secret d'état, à moins que l'effet de cette (dés)information eut été parfaitement calculée.Cette maquette laissa entrevoir certaines caractéristiques de l'appareil : aile en flèche inversée, PGO, stabilisateurs conventionnels, bidérive incliné vers l'intérieur, crosse d'appontage. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela laissa deviner que cette maquette correspondait à un appareil superagile et furtif, ce qui correspondait à la fiche MFI, mais aussi au futur chasseur embarqué des VMF. Le S-32 (à ne pas confondre avec le Su-32, commele S-37 n'est pas le Su-37) était le poulain de Sukhoi pour le concours MFI.En 1997, le pilote d'essai de Sukhoi parle d'un appareil presque terminé qui va faire sensation. Le rollout est prévu public, mais les militaires le cachent pour cause de secret défense.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="width: 600px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="margin: 0pt 20px 0pt 0pt; float: right; width: 200px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a rel="lightbox[mando]" id="image13" title="image 13" href="http://mckraken84.free.fr/images/S-37_images/Zhukovsky03.jpg"&gt;&lt;img src="http://mckraken84.free.fr/images/S-37_images/Zhukovsky03.jpg" border="0" height="127" width="200" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a rel="lightbox[mando]" id="image14" title="image 14" href="http://mckraken84.free.fr/images/S-37_images/Zhukovsky01.jpg"&gt;&lt;img src="http://mckraken84.free.fr/images/S-37_images/Zhukovsky01.jpg" border="0"  width="200" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a rel="lightbox[mando]" id="image15" title="image 15" href="http://www.aeroworldnet.com/images/simon.gif"&gt;&lt;img src="http://www.aeroworldnet.com/images/simon.gif" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="float: left; width: 380px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le premier vol de 30 minutes a finalement lieu le 25 septembre 1997, aux mains d'Igor Votintsev, pilote d'essai de l'Insitut d'essai en vol Gomov à Zhukhovksi. La première photo paraît en octobre. Moins connu que le Mig 1.44 (le concurrent direct du "berkut"), l'apparition du Su-47 est une surprise. La première présentation au public a lieu en 1999 alors qu'il a déjà accompli une quarantaine de vols d'essai aux mains d'Igor Votintsev, l'un des pilotes d'essai de Sukhoi.Dérivé du prototype S-32(très semblable au biplan X-29), l'actuel Su-47 résulte des travaux menés en commun par Sukhoi et le TsAGI depuis vingt sur une aile d'avion (supersonique) à flèche inverse. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une formule intéressante car , si elle s'avère aussi aérodynamique qu'une aile en flèche normale en régime subsonique, elle est par contre plus efficace aux vitesse transsonique (mach 0.8-Mach 1.3), un meilleur rapport portance/traînée, une distance franchissable étendu, ainsi que des distance de décollage/atterrissage réduite, c'est d'ailleurs ce dernier argument qui en fait un appareil intéressant pour la marine russe et étrangères à l'export...&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/31728677-1006272740028750745?l=raspoutine1916-sdr.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://raspoutine1916-sdr.blogspot.com/feeds/1006272740028750745/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=31728677&amp;postID=1006272740028750745' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31728677/posts/default/1006272740028750745'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31728677/posts/default/1006272740028750745'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://raspoutine1916-sdr.blogspot.com/2008/05/le-su-47-berkut-i-histoire.html' title='Le SU-47 Berkut.  I. Histoire'/><author><name>Gortchov</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13488334039671889458</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-31728677.post-6849325825792173583</id><published>2008-05-19T15:08:00.001-07:00</published><updated>2008-05-19T15:08:51.814-07:00</updated><title type='text'>L’ADAPTATION DU SECTEUR SPATIAL EX-SOVIETIQUE A SES NOUVELLES CONDITIONS D’EXISTENCE</title><content type='html'>par  &lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Isabelle SOURBES&lt;/span&gt; pour stratistic.org/&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Première puissance     spatiale par l’ancienneté dans la conquête de l’espace et le nombre     des satellites mis sur orbite, l’Union soviétique disparaissait de la scène     politique internationale en décembre 1991. Depuis leurs débuts, les     activités spatiales soviétiques se caractérisaient avant tout par leur     parfaite adéquation avec le régime politique, à la fois comme vitrine     technologique de l’Union soviétique, fleuron des industries du complexe     militaro-industriel et lieu de naissance d’un homme soviétique nouveau,     le cosmonaute, qui devait symboliser la supériorité des choix du régime     et la fusion des différents peuples de l’Union. Le secteur spatial se     trouve donc désormais brutalement ébranlé dans tous ses fondements. La     nouvelle opinion publique considère que ces réalisations relèvent d’une     politique de prestige inacceptable compte-tenu des difficultés économiques     du pays. Les responsables du monde spatial ont beaucoup perdu de leur     pouvoir économique et politique. Les échanges entre les entreprises sont     perturbés par l’affaiblissement du commandement administratif et la     rupture des liens traditionnels entre les Républiques.&lt;/span&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Néanmoins, au début de l’année 1993,     le secteur spatial semble avoir assez bien survécu aux graves difficultés     que connaît l’ex-Union soviétique. Les lancements destinés aux besoins     nationaux se poursuivent, bien qu’à un rythme ralenti ; les     entreprises proposent de nouveaux programmes à réaliser en coopération ;     la station Mir accueille désormais régulièrement des hôtes payants qui     financent les opérations de desserte et, en partie, celles d’entretien.     Sur le marché international, la commercialisation des compétences     spatiales de l’ex-URSS bouleverse les équilibres traditionnels. Les     positions privilégiées des Etats-Unis et de l’Europe sont remises en     cause tant sur le plan commercial que sur le plan politique. Les offres de     compétences et de matériels russes méritent, en effet, une considération     particulière aussi bien de la part des pays tiers désireux de développer     leurs capacités spatiales que des Américains et des Européens confrontés,     pour la réalisation de leurs ambitions, à un contexte budgétaire sévère.     Les Occidentaux se trouvent en même temps pris dans leur propre     contradiction entre le souci de stabiliser la situation, en particulier en     Russie, et la volonté de ne pas renforcer les moyens d’un concurrent     potentiel. Enfin, dans la vie politique intérieure, les principaux     responsables des entreprises spatiales, alors qu’ils appartiennent à la     nomenklatura communiste classique et qu’un des plus connus d’entre eux,     O. Baklanov, participait au "coup d’Etat" d’août 1991,     retrouvent une place de premier plan en Russie, mais aussi dans d’autres Républiques,     comme l’Ukraine.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Comment expliquer cette capacité     d’adaptation du secteur spatial ? Quels facteurs politiques et économiques     ont joué en sa faveur ? Quel peut-être son avenir ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;b&gt;     &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Le secteur spatial confrontÉ     À l’Éclatement de l’URSS&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;/b&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;L’éclatement très rapide de l’Union     soviétique au cours de l’automne 1991 pose d’abord le problème de la répartition     des activités et des pouvoirs entre les différentes Républiques.     Principale responsable avec l’Ukraine et la Biélorussie de l’éclatement     de l’Union, la Russie se pose en héritière de l’ex-URSS, notamment au     niveau diplomatique. Elle occupe son siège au Conseil de Sécurité des     Nations Unies, se propose comme nouvel interlocuteur dans les négociations     sur le désarmement et, dans le domaine spatial, reprend sa place dans le     comité &lt;i&gt;outer space&lt;/i&gt; de l’ONU. Elle s’engage de même à respecter     les engagements pris par l’Union soviétique dans le cadre     d’organisations spatiales internationales telles que Inmarsat, Intelsat ou     Interspoutnik. Cette position privilégiée offre à la Russie, aux     ambitions hégémoniques plus nettes que dans le système antérieur,     l’avantage d’une reconnaissance internationale.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Celle-ci reflète des réalités matérielles     essentielles. La Russie détient 80 à 85 % du potentiel de l’ex-URSS     et considère qu’elle est la seule à pouvoir continuer à assurer,     techniquement et financièrement, la poursuite de l’occupation de     l’espace. Mais la Russie n’est pas la seule à assimiler situation géographique     et propriété des infrastructures. Les autres Etats possédant des capacités     spatiales utilisent les mêmes arguments. Le gouvernement du Kazakhstan     revendique le contrôle de la base de lancement de Baïkonour, qu’il a     rebaptisée Tiouratam, tandis que les autorités ukrainiennes, conscientes     de l’importance des activités spatiales en tant que sources possibles de     revenus dans une économie en crise, affirment leur intention de     nationaliser et de développer les entreprises spatiales implantées sur le     territoire ukrainien.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Quant aux Etats dépourvus d’activités     spatiales significatives, ils se réfèrent, eux, aux affirmations des     anciens dirigeants communistes qui, depuis N. Khrouchtchev, soulignaient     volontiers que la conquête du cosmos illustrait la réussite de l’effort     commun de tous les peuples de l’Union pour occuper un monde nouveau.     L’Ouzbékistan entend ainsi profiter des revenus du secteur spatial en     raison des contributions faites par le passé aux budgets spatiaux soviétiques     et considère que l’un de ses ressortissants doit aussi accomplir un séjour     à bord de la station Mir. L’argument est d’ailleurs repris par     l’Ukraine qui prétend y envoyer dans les plus brefs délais une équipe     de cosmonautes ukrainiens.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Dans la pratique, ces revendications     n’affectent pas la position de la Russie qui reste le leader incontestable     de la Communauté des Etats Indépendants (CEI) hâtivement constituée en décembre     1991 pour résoudre les problèmes les plus urgents de l’éclatement de     l’Union, comme le partage de l’Armée rouge. Le statut des troupes     spatiales qui assurent le lancement des satellites et l’entretien des     infrastructures des bases de lancement est ainsi théoriquement l’objet     d’un accord entre Républiques puisqu’elles appartiennent officiellement     aux forces armées de la CEI. En fait, celles-ci étant placées sous un     commandement unitaire constitué en majorité de Russes, les troupes     spatiales, comme les forces des fusées stratégiques, se trouvent &lt;i&gt;de     facto&lt;/i&gt; sous contrôle russe. En décembre 1992, les Russes ont     d’ailleurs renoncé à cette fiction et considèrent désormais     officiellement que les troupes spatiales dépendent du ministère de la défense     russe, le commandant en chef des forces armées de la CEI, le maréchal     Chapochnikov, étant présenté comme un maréchal sans armée.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;L’accord signé à Minsk en décembre     1991, dont un volet est consacré à l’espace, renforce la position prédominante     de la Russie. L’absence de précision concernant la responsabilité de la     gestion de la station Mir ou du cosmodrome de Baïkonour, montre que ce     consensus apparent a été obtenu en passant sous silence les points contestés.     Les autorités militaires s’étaient d’ailleurs montrées déterminées     à prévenir l’éparpillement des infrastructures spatiales entre les différents     Etats. Très actives lors des débats sur le contrôle de la base de     lancement de Baïkonour, elles ont fait savoir qu’elles tenaient à     disposer d’une base sûre pour assurer les lancements. Enfin, en     s’engageant à ne pas entraver l’accès à leurs propres installations     (bases de lancement, stations de poursuite...), les Etats signataires     favorisent leur utilisation par la seule puissance capable de poursuivre     effectivement des activités spatiales.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Cette nouvelle reconnaissance tacite de la     supériorité russe a d’ailleurs conduit l’Ukraine et la Moldavie à ne     pas ratifier le traité. Leur opposition continue à se manifester, au moins     symboliquement. Le 12 septembre 1992, par exemple, le centre de transmission     ukrainien interrompait volontairement les liaisons de la station spatiale     Mir avec le sol alors que les cosmonautes ôtaient sans aucune concertation     préalable l’ancien drapeau soviétique flottant à l’extrémité d’un     module.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Le partage pratique des installations     spatiales fait aussi l’objet d’accords ponctuels, le plus souvent bilatéraux,     l’existence de la CEI restant purement formelle. Les Républiques, laissées     à l’écart de ces accords, poursuivent leurs revendications. Mais ces     jeunes Etats manifestent ainsi plus leur volonté d’affirmer leur indépendance     que le désir véritable de mener une politique spatiale autonome. Ils     revendiquent une part des revenus tirés de l’exploitation des satellites     et des lanceurs mais ne veulent pas pour autant participer au financement     d’activités spatiales communautaires. Le récent accord russo-kazakh sur     le contrôle de Baïkonour&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_Sourbes.html#Note1"&gt;&lt;sup&gt;1&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt; relève de la même     démarche. Le texte déclare que "les installations du cosmodrome de Baïkonour     situées sur le territoire de la République du Kazakhstan sont sa propriété"     et qu’une part des profits d’exploitation de cette base de lancement     sera octroyée au Kazakhstan. Mais, en ne finançant le site que dans une     proportion de 6 %, ce dernier laisse les Russes utiliser le cosmodrome     à leur guise. De même, la création d’une agence spatiale en Azerbaïdjan     tient manifestement du geste symbolique. Quant à la création de l’agence     spatiale ukrainienne, plus crédible en soi, annoncée quelques jours     seulement après la naissance de l’agence spatiale russe en mars 1992&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_Sourbes.html#Note2"&gt;&lt;sup&gt;2&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;,     elle témoigne avant tout de la volonté de l’Ukraine de contrer la prédominance     de la Russie au sein de la CEI. Dans les faits, l’agence spatiale     ukrainienne ne dispose pas de structure véritable et la déclaration     officielle de l’Etat ukrainien de "devenir une puissance     spatiale" à part entière en organisant des missions sur Mir et en développant     ses propres programmes de télécommunications, de météorologie et de     surveillance de l’environnement est toute théorique.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;b&gt;     &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;La capacitÉ politique     d’adaptation du secteur spatial russe&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;/b&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Le devenir du secteur spatial ex-soviétique     dépend désormais très largement de la volonté politique russe. Si,     jusqu’à récemment une remise en cause ne pouvait être envisagée, tant     l’espace apparaissait comme indissociable de la notion de puissance, les     critiques se font particulièrement virulentes au début de l’année 1992.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;b&gt;     &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;La remise en cause des     activités spatiales&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;/b&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Les plus radicaux des détracteurs     s’interrogent sur le bien-fondé de la poursuite des activités spatiales,     présentées comme un luxe inutile dans le contexte économique actuel. Les     experts spatiaux eux-mêmes sont favorables à des changements et leurs     critiques s’expriment ouvertement dans les media depuis le début de 1991.     Certains intervenants, tout en reconnaissant l’utilité des programmes     d’application comme les télécommunications et l’observation de la     Terre, remettent en cause les programmes liés aux activités humaines dans     l’espace (Mir, Energia, Bourane) jugés onéreux et sans intérêt     scientifique. Quant au maintien de l’activité militaire dans l’espace,     les avis sont partagés, même chez les spécialistes de la Défense. Pour     certains, les satellites de surveillance, qui représentaient une part     d’autant plus importante des lancements soviétiques que leur durée de     vie était réduite, doivent aussi subir la réduction importante des     budgets militaires. Pour eux, la production d’armements conventionnels     serait même plus conforme aux besoins de sécurité des Etats issus de     l’effondrement de l’URSS que celle de systèmes spatiaux de haute     technologie, dont l’utilité nationale et internationale aurait disparu     avec la fin de la logique des blocs. En même temps, dans un contexte     d’instabilité extrême, les satellites de surveillance sont perçus par     d’autres comme un élément de sécurité intérieure, dans la mesure où     ils peuvent fournir des informations sur les menaces éventuelles. Certains     spécialistes souhaitent, enfin, préserver le potentiel soviétique     d’"armes spatiales" car il témoigne d’une parité relative     avec les Etats-Unis et, dans le cadre des débats sur un système global de     défense anti-missiles, fournit une image de grande puissance qui compense     quelque peu les aspects très négatifs de la situation économique.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Les premières déclarations de Boris     Eltsine, en 1991, sur les activités spatiales semblaient aller dans le sens     d’un abandon progressif de plusieurs programmes. Ce discours était sans     doute surtout inspiré par le désir de se mettre à l’unisson des     critiques de la population, dont les revenus ne cessent de décroître et     que les arguments sur le caractère prestigieux des activités spatiales     n’impressionnent plus guère. La ligne initiale du Premier ministre Egor     Gaïdar était également favorable au maintien exclusif des programmes     d’application destinés à répondre aux besoins civils de la société.     En 1992, les programmes de lanceur lourd et de navette Energia-Bourane, déjà     gelés par M. Gorbatchev, restent en attente. Cependant, les autres activités,     même les plus contestées, sont maintenues posant ainsi directement le     problème de l’étonnante capacité de résistance du secteur et surtout     de ses dirigeants, alors qu’au lendemain du coup d’Etat avorté d’août     1991, la quasi-totalité des structures impliquées dans le spatial soviétique     disparaissait et que le poids politique de ses responsables se trouvait théoriquement     affaibli.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;b&gt;     &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;La structure antérieure du     secteur spatial&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;/b&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;L’organisation du secteur spatial soviétique     a longtemps paru mystérieuse aux observateurs étrangers. De multiples     raisons expliquent cette ignorance qui n’a commencé à se dissiper     qu’avec la perestroïka. La première est d’ordre historique, puisque le     secteur spatial ne s’est émancipé de sa tutelle militaire que sous     l’impulsion d’ingénieurs qui avaient su développer des liens     personnels avec les responsables au pouvoir. Faute d’une ligne de conduite     claire, le secteur spatial soviétique s’est construit par ajouts     successifs, chaque nouvelle instance responsable, comité ou ministère,     recoupant partiellement des compétences plus anciennes&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_Sourbes.html#Note3"&gt;&lt;sup&gt;3&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;.     L’organisation progressivement mise en place pendant l’ère brejnévienne     marquait l’ancrage des activités spatiales dans le complexe     militaro-industriel (CMI), les principaux ministères concernés dépendant     de la Commission militaro-industrielle (VPK) (voir organigramme 1). Le     ministère des Constructions mécaniques Générales (MOM), créé dès 1965     pour gérer l’ensemble des activités de recherche et de production, avait     aussi pour mission, en devenant l’interlocuteur obligatoire des principaux     responsables d’entreprises et de programmes, les "constructeurs généraux",     de limiter les rapports directs que ceux-ci avaient établis avec les     responsables politiques. Car, comme l’a montré le programme lunaire, ces     relations avaient entraîné rivalités et gaspillage des ressources. Ces     liens personnels directs se sont de fait assez naturellement atténués avec     la disparition des directeurs des premiers OKB (bureaux d’études) de la     conquête spatiale, mais les responsables actuels des grandes entreprises     spatiales ou NPO&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_Sourbes.html#Note4"&gt;&lt;sup&gt;4&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt; ont toujours accès au     plus haut niveau politique. Le phénomène est toutefois très différent     dans la mesure où il ne s’agit plus de pionniers respectés pour leurs     qualités d’ingénieurs, mais de gestionnaires de la nomenklatura pour qui     la direction d’une entreprise spatiale est une étape intéressante de     carrière.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Pendant toute cette période, les décisions     de politique spatiale ont été le fait des plus hautes instances     politiques, le Politburo et le Comité Central. Les ressources financières,     les hommes et le&lt;br /&gt;    &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;b&gt;     &lt;p align="center"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Organigramme 1&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p align="center"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Organisation des activités     spatiales en URSS jusqu’en&lt;br /&gt;    août 1991&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;/b&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;matériel étaient attribués sous le contrôle     de la VPK par les ministères responsables : MOM, ministère des     industries de défense, ministère des industries aéronautiques (MAP)... Le     ministère de la défense intervenait pour la gestion des infrastructures,     la réalisation des lancements et l’entraînement des cosmonautes. Les     ministères ou les Comités d’Etats civils étaient surtout des     utilisateurs. L’Académie des Sciences, située elle aussi au niveau     ministériel, avait en charge la recherche fondamentale et, aux débuts de     la conquête de l’espace, celle des relations extérieures.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;La place centrale du MOM et sa lourdeur     bureaucratique, dont témoignait le nombre de ses salariés&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_Sourbes.html#Note5"&gt;&lt;sup&gt;5&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;     posaient dans le domaine spatial, comme dans d’autres secteurs, le problème     "de la peste boutiquière"&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_Sourbes.html#Note6"&gt;&lt;sup&gt;6&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;,     c’est-à-dire d’une prépondérance absolue des intérêts sectoriels au     détriment des intérêts généraux. Même les professionnels souhaitaient     une réorganisation radicale du système, qu’ils jugeaient sclérosé et     inefficace. Dans un premier temps, les réformes gorbatchéviennes ont paru     en tenir compte, la longueur des délais pour la nomination des ministres du     MOM et du MAP au cours du premier semestre de l’année 1991 laissant     penser à une réorganisation. Mais celle-ci n’a finalement pas eu lieu.     L’arrivée au pouvoir de M. Gorbatchev a bien modifié le mode     traditionnel de prise de décision avec la mise en place de nouvelles     instances moins dépendantes du Parti, la perspective d’une intégration     des structures républicaines et fédérales liée au projet de Traité de     l’Union et le souci de convertir les entreprises du CMI. Cependant,     l’espace soviétique a continué à fonctionner sans grand changement.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;En revanche, le coup d’Etat avorté     d’août 1991 a entraîné la suppression de la totalité des organismes     responsables de la gestion des activités spatiales. Le MOM a disparu dès     septembre, les autres instances, VPK, MAP, GKNT&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_Sourbes.html#Note7"&gt;&lt;sup&gt;7&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;,     ministère de la défense… étant supprimées le 15 novembre 1991 par le     conseil d’Etat, éphémère organe suprême du pouvoir exécutif. Décapité,     le secteur spatial devait logiquement être dès lors profondément     restructuré&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_Sourbes.html#Note8"&gt;&lt;sup&gt;8&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;. Aucun organisme officiel     n’a pris immédiatement le relais et la création de l’Agence spatiale     russe n’est intervenue que le 25 février 1992. La façon dont les     nouvelles structures ont été mises en place au cours de cette période     transitoire révèle la stratégie particulière des intéressés.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;b&gt;     &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Le rôle déterminant des     "professionnels" dans la phase de transition&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;/b&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;L’héritage le plus important à répartir     était celui du MOM, dont au moins une partie des fonds a transité par     l’intermédiaire du nouveau ministère tentaculaire de l’industrie,     dirigé par O. Tiktine jusqu’en novembre 1992. Un de ses vingt-sept départements,     celui des constructions mécaniques générales, était chargé des aspects     industriels des activités spatiales militaires. Le volet civil des activités     spatiales n’étant pas officiellement attribué, certains ministères-clients     importants comme les télécommunications, dirigées par V. Boulgak, tentent     de leur côté de l’intégrer dans leurs compétences.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Parallèlement, la mise en place spontanée,     c’est-à-dire non officielle, de nouvelles structures du secteur spatial     est particulièrement instructive dans la mesure où elle est pratiquée     systématiquement au niveau des instances industrielles et politiques. La     force des liens personnels, caractéristique de la vie politique dans     l’ex-URSS et la communauté d’intérêts des membres du groupe ont été     déterminantes&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_Sourbes.html#Note9"&gt;&lt;sup&gt;9&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;. Dès 1991, anticipant sur     la suppression maintes fois annoncée du MOM, ses responsables se sont     appliqués à fédérer les activités spatiales du ministère sous une     nouvelle enseigne, celle de la corporation Rosobchtchemach. Cette     corporation développée sur la base du volontariat regroupe pratiquement     toutes les entreprises spatiales russes importantes qui étaient autrefois     affiliées au MOM et qui se sont rassemblées en konzerns, autre terme vague     désignant un regroupement en fonction d’une spécialisation ou de     l’existence d’intérêts communs. La mission de la corporation était de     coordonner la vocation commerciale latente des activités spatiales. Le     Rosobchtchemach utilisait ainsi ses compétences puisqu’il effectuait déjà     la commercialisation d’une large gamme de produits autres que spatiaux. En     outre, l’effacement du ministère du Commerce extérieur apportait une     justification supplémentaire à l’entreprise.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Les responsables du Rosobchtchemach     auraient voulu se voir accorder le statut d’une organisation     gouvernementale semi-privée dont le financement mixte serait assuré     conjointement par l’Etat, des institutions non-gouvernementales, voire des     personnes physiques... En tant que groupement d’intérêts s’inscrivant     dans une logique industrielle, le Rosobchtchemach a surtout permis, de     l’aveu de ses utilisateurs, de s’assurer d’appuis sûrs. Ce point a     d’ailleurs joué un rôle essentiel en contraignant la plus importante des     entreprises spatiales&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_Sourbes.html#Note10"&gt;&lt;sup&gt;10&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;, la NPO Energia, à     rejoindre la corporation, alors qu’elle aurait souhaité posséder sa     pleine et entière autonomie. Son ralliement a été négocié contre     l’attribution d’un statut spécial lui évitant de renoncer à son indépendance.     Son directeur, I. Semenov, continue ainsi de proposer, de son côté, de     nombreux projets de coopération, en particulier aux Etats-Unis.     L’essentiel, cependant, c’est-à-dire l’unité apparente du secteur     spatial, était préservé. La corporation pouvait justifier son existence     aux yeux du pouvoir politique par son caractère pragmatique et affirmer sa     compétence grâce au regroupement des responsables traditionnels du     secteur. Ainsi, Oleg Chichkine, ex-ministre du MOM, est président de la     corporation Rosobchtchemach, Iouri Koptev, ex-vice-ministre du MOM, est     directeur d’un des konzern fondateurs de la corporation, le konzern     Kosmos, et Iouri Semenov est toujours directeur de la NPO Energia...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;b&gt;     &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;L’adaptation au nouveau     contexte politique&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;/b&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Aussi efficace qu’ait été la     corporation pour assurer une certaine stabilité lors de cette étape     transitoire, la création d’une Agence spatiale, envisagée depuis     plusieurs mois par différents groupes de réflexion, pouvait introduire une     réforme véritable dans le fonctionnement du secteur. L’implication dans     la tentative de coup d’Etat de représentants du CMI proches du secteur     spatial comme O. Baklanov, ancien secrétaire du Comité Central pour les     questions de défense et considéré jusque-là comme un directeur possible     de la future agence spatiale, posait un problème immédiat aux autres     responsables du spatial déjà soupçonnés par les plus radicaux des     "démocrates" de mauvaise volonté dans l’application de la     politique de conversion. Afin de limiter leur vulnérabilité à des réformes     radicales, les personnalités du monde spatial se sont mobilisées pour être     présentes aussi bien au sein de deux instances russes, l’une proche du     pouvoir législatif, l’autre du pouvoir présidentiel, que dans une troisième,     à tendance plus fédéraliste&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_Sourbes.html#Note11"&gt;&lt;sup&gt;11&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Ces groupes de réflexion se déclaraient     ouvertement soucieux de professionnalisme, expression qui, en général,     recouvre la réappropriation de leurs secteurs d’activité par les anciens     responsables mettant en avant leurs compétences personnelles. Des     personnalités aux sensibilités très proches, défendaient ainsi leurs intérêts     sectoriels. Iourii Koptev faisait partie du groupe de travail le plus     influent présidé par M. Maleï, conseiller présidentiel pour la     conversion. Par la suite, I. Koptev a tenu un rôle central au sein de la     commission gouvernementale chargée en février 1992 de faire des     propositions sur le devenir du secteur spatial. La commission, à l’image     du groupe de travail, rassemblait des constructeurs généraux, des     directeurs de NPO spatiales et des représentants de ministères particulièrement     impliqués dans l’industrie de l’espace : défense, industrie...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;L’aboutissement logique de cette démarche     a été la nomination de I. Koptev comme directeur de l’agence spatiale     qui est théoriquement à la tête de la nouvelle organisation du secteur.     Les autres figures du secteur spatial ont su de même consolider leur     pouvoir, faisant la preuve d’un remarquable instinct de conservation et     d’une tactique efficace.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Le profil de spécialiste dont les     responsables ont su jouer a bien servi leur cause. La prétendue réorganisation     du secteur spatial a pu être menée de manière parfaitement autonome par     ses représentants les plus éminents, ce qu’a favorisé par ailleurs     l’absence de directives claires du gouvernement russe, plutôt indifférent     à la question au regard des autres problèmes économiques de la Russie,     mais conscients de la nécessité d’assurer la survie d’un des rares     pans de l’industrie susceptibles de rapporter des devises. La nomination     de I. Koptev relève donc, au moins en partie, d’une approche pragmatique     selon laquelle il conviendrait de confier la gestion d’un secteur-clé à     des initiés ce qui revient en fait à pérenniser la situation ancienne.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;La carrière de I. Koptev est d’ailleurs     typique du cursus classique des représentants du CMI à l’époque de     l’Union soviétique. Ingénieur puis responsable dans une importante NPO     du spatial, la NPO Lavotchkine, il a finalement atteint sous le régime précédent     le poste de vice-ministre des Constructions mécaniques générales. Si     l’on compare les parcours d’I. Koptev et d’O. Baklanov&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_Sourbes.html#Note12"&gt;&lt;sup&gt;12&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;,     très proches à leurs débuts, I. Koptev n’en était encore qu’à l’étape     des fonctions administratives au moment des choix de l’été 1991. C’est     en tant que "non-politique" qu’il accède à la tête de     l’agence spatiale. Ce caractère apolitique reste cependant assez     artificiel. Il avait, paraît-il, été tout aussi déterminant dans la réorganisation     de l’industrie du pétrole et du gaz, secteur essentiel tout à la fois     pour la politique des exportations, puisque pouvant attirer les     investisseurs étrangers, mais aussi dans la vie économique du pays et les     relations inter-Républiques. Or, la nomination d’un professionnel issu du     complexe du gaz, Viktor Tchernomyrdine, comme vice-Premier ministre a     rapidement pris une coloration politique avec son accession au poste de     Premier ministre, en remplacement d’E. Gaïdar, le 14 décembre 1992.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Ainsi, contrairement aux déclarations sur     l’effacement des responsables du complexe militaro-industriel, dont la     culture était jugée trop différente des nouveaux idéaux "démocratiques"     et "libéraux" de la Russie post-soviétique, il apparaît que les     hommes du CMI ont su rester présents dans les instances de décision les     concernant. La persistance des lourdeurs bureaucratiques a favorisé leur     maintien au pouvoir et le souci d’un consensus apparent des instances de décision     qui régissait le mode d’organisation de l’Union soviétique a résisté     à sa disparition.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;La liberté d’action dont les     responsables ont bénéficié pour restructurer leur secteur a tenu également     à la faiblesse du pouvoir réformateur face à un CMI qui dispose d’un     pouvoir considérable, lié au traitement privilégié qui était le sien     sous le régime soviétique, et que la "révolution" d’août     1991 n’a pas réussi à véritablement affaiblir. Les multiples réseaux     de la nomenklatura, historiquement implantée dans le CMI dont elle règle     toujours le mode de fonctionnement (attribution des responsabilités, accès     aux ressources, etc.) subsistent et ont empêché de nouvelles figures de     s’installer aux postes-clés des industries de défense, y compris dans le     secteur spatial. Dans le même temps, le processus de réorganisation du     secteur spatial montre aussi que le complexe militaro-industriel, acculé à     s’adapter à un nouveau contexte économico-politique, tout en jouant de     sa diversité interne - et donc de la variété de ses appuis - a modifié     certains de ses principes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;b&gt;     &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;La concurrence des pouvoirs&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;/b&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Le bouleversement total attendu n’a donc     pas eu lieu. Au contraire, le trait principal de la situation actuelle du     secteur spatial est encore la concurrence des structures (voir organigramme     2). Plusieurs instances officielles interviennent dans la gestion de     l’industrie spatiale militaire et civile ce qui rend difficile l’évaluation     de leur degré respectif de compétence. La création de la RKA aurait dû     permettre au Gouvernement russe de structurer sa politique spatiale. Mais     l’Agence, censée superviser l’ensemble de l’industrie et de la     science spatiales civiles russes, est de l’avis de tous trop récente pour     imposer son autorité même si l’élaboration d’une nouvelle loi     spatiale prévue pour le premier trimestre de l’année 1993 devrait la     renforcer.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Au niveau législatif, le poids de la     commission pour la science, dirigé par Chorine, pourrait être important     dans les débats sur le contenu des programmes spatiaux, dont le budget     devrait être voté par le Soviet Suprême. En fait, en 1992, dans l’état     des relations conflictuelles entre le Parlement et le pouvoir exécutif, le     rôle de la commission est encore accessoire puisqu’il n’y a pas de     discussion réelle du budget.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Au niveau de l’exécutif, les activités     spatiales continuent à relever du secteur de défense (forces armées et     industries de défense) et du secteur civil. La vocation de l’Agence est     plutôt civile mais la superposition avec des aspects militaires est inévitable.     Vis-à-vis du ministère de la Défense, l’Agence spatiale a un statut     clair de contractant pour l’utilisation des troupes spatiales. La     situation est plus ambiguë pour la responsabilité de l’entraînement des     cosmonautes puisqu’il existe deux corps de cosmonautes, l’un appartenant     à la NPO Energia, sous le contrôle au moins théorique de l’Agence, et     l’autre relevant du commandement militaire de la Cité des Etoiles. Le     principal problème demeure cependant celui de la gestion industrielle des     activités militaires. Ayant rang de ministère, l’Agence avait théoriquement     la primauté sur le Département des constructions mécaniques générales     du ministère de l’Industrie, responsable des entreprises militaires et     qui prétendait coordonner l’ensemble des activités industrielles     spatiales. La position du Département était cependant déjà fragile du     fait de la taille excessive du ministère qui contredisait le souci de démonopolisation     de l’économie défendu par le Gouvernement. En novembre 1992, ce ministère     a d’ailleurs été scindé en plusieurs comités dont un garde la     responsabilité des constructions mécaniques générales. La répartition     précise des pouvoirs sur les entreprises militaires spatiales reste donc en     suspens même si celles-ci souhaiteraient plutôt dépendre de l’Agence,     aux dires de celle-ci, compte-tenu de leur spécificité par rapport aux     autres industries de défense.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Dans ce contexte, la nomination, en juin     1992, d’un vice-Premier ministre chargé de l’industrie et de     l’espace, G. Khija avait une double signification. Elle témoignait de     l’influence croissante des responsables du CMI mais répondait aussi au     besoin d’une meilleure coordination des compétences ministérielles sous     une autorité supérieure.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Dans le secteur civil, la mise en place en     mai 1992 de la Commission interdépartementale d’experts sur l’espace témoignait     du même souci de coordination, même si la commission n’a qu’un rôle     de conseil. Trois instances sont en effet concernées par les programmes     scientifiques : l’Agence, le ministère de la Science, de     l’Enseignement supérieur et de la Technologie et l’Académie des     Sciences russe (RAN). Devenue organisme gouvernemental indépendant,     celle-ci est particulièrement soucieuse de ne pas être soumise aux diktats     de la RKA et des entreprises comme au temps du MOM. Son influence reste     cependant limitée par la faiblesse des crédits dont elle dispose même si     son président, Iourii Ossipov, est&lt;br /&gt;    &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;b&gt;     &lt;p align="center"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Organigramme 2&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p align="center"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Place du spatial en décembre     1992 dans les instances&lt;br /&gt;    de la Fédération de Russie&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;/b&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;à la tête de la commission d’experts.     Enfin, dans les domaines "commerciaux", la RKA doit compter avec     les exigences des ministères utilisateurs. La rivalité avec le ministère     des Télécommunications, par exemple, n’est pas éteinte mais un accord     tacite semble se dessiner, l’Agence intervenant seulement dans le développement     de nouveaux systèmes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Plus généralement, l’Agence doit aussi     tenir compte des anciennes structures ce qui ne favorise pas la     rationalisation des activités spatiales. Certaines ont été réintégrées,     comme le TsNIIMach, l’Institut scientifique central des constructions mécaniques     générales, qui continue d’officier en tant que "vivier" de     conseillers. Ses suggestions semblent d’ailleurs suivies et le nombre de     satellites militaires mis sur orbite au cours de l’année 1992 correspond     à la trentaine de lancements par an qu’il préconisait. D’autres     structures arguent, pour se maintenir, de leur caractère commercial, comme     Glavkosmos, organisme chargé de la commercialisation des productions     spatiales soviétiques à l’étranger. Voué à la disparition pour cause     d’inefficacité, Glavkosmos, toujours présent, a même négocié de son     propre chef avec l’Inde l’acquisition de technologies spatiales russes     sans l’aval, semble-t-il, des responsables de l’Agence.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;L’autonomie relative des entreprises, qui     n’ont plus de rattachement clair à un ministère de tutelle, complique     encore la situation. Certaines, comme la NPO Lavotchkine, dans laquelle     Koptev a fait l’essentiel de sa carrière et qui est souvent citée comme     un modèle dans l’effort d’adaptation au marché, souhaiteraient dépendre     de la RKA. La NPO Energia, en revanche, se considère comme totalement indépendante.     Son poids est tel que l’Agence a dû intégrer à son corps défendant     dans le nouveau plan spatial, dit plan 2000, qui devrait être officiel en     1993, la construction d’une nouvelle version lourde d’Energia. En dépit     des critiques très nombreuses, formulées en particulier par le TsNIIMach,     la NPO a imposé son projet renforçant ainsi sa prééminence. Cet exemple     très récent paraît particulièrement révélateur des ambiguïtés qui     demeurent quant aux responsabilités respectives des différents acteurs du     monde spatial.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;L’existence de plusieurs structures     parallèles auxquelles la plupart des entreprises spatiales ont adhéré,     confirme ce fait. Qu’il s’agisse d’une corporation (Rosobchtchemach),     d’un konzern (Kosmos), d’une société par actions (&lt;i&gt;Space Industr&lt;/i&gt;y     ou VPIK, compagnie d’investissement dans l’industrie militaire, dirigée     par Dogoujeev, ministre du MOM avant Chichkine), toutes justifient leur     existence par leur souci de commercialiser les ressources spatiales. En     fait, il s’agit surtout pour leurs représentants de maintenir leurs réseaux     afin d’optimiser leurs activités de lobbying et leur éviter de devoir     renoncer à son autorité. Un effort a bien été fait pour renforcer le     pouvoir réel de l’Agence en lui accordant le monopole de l’octroi des     licences de commercialisation des produits spatiaux mais il ne semble guère     respecté.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Le bilan qui peut être tracé de l’évolution     du secteur spatial, depuis l’arrivée au pouvoir de l’équipe libérale     d’E. Gaïdar jusqu’à la nomination de V. Tchernomyrdine montre     d’abord une remarquable continuité des hommes et des méthodes.     Officiellement, la nouvelle organisation du secteur spatial s’inspire du     modèle américain mais le mode politique de fonctionnement demeure très     proche de ce qu’il était à l’époque soviétique et aucune politique     spatiale ne semble être véritablement mise en place. Les luttes     d’influence se poursuivent et les nominations nouvelles au gouvernement     pourraient d’ailleurs provoquer quelques changements de responsables     poursuivant ainsi ce que certains experts russes appellent ironiquement le     "jeu des chaises musicales".&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;La fin de la toute puissance de l’Etat et     le rôle croissant des entreprises constituent en revanche des facteurs     nouveaux. Cependant, seules les plus importantes des NPO disposent d’une réelle     capacité de manœuvre. Or leurs responsables, même s’ils ont évolué,     en particulier sur le thème de la commercialisation, restent des hommes de     la nomenklatura ayant conservé l’essentiel de leurs prérogatives et de     leur influence sur le Gouvernement. Le changement de Premier ministre de décembre     1992, obtenu en jouant de l’opposition Parlement-Gouvernement, par     l’Union civique&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_Sourbes.html#Note13"&gt;&lt;sup&gt;13&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt; dirigée par A.     Volskii, reconnu comme le porte-parole des chefs d’entreprises, devrait     permettre la mise en œuvre d’une politique moins libérale qui assurerait     une certaine sécurité aux entreprises du CMI. Les difficultés économiques     ont joué un rôle essentiel dans ce changement de cap et c’est     d’ailleurs sur ce plan que le secteur spatial, bien que n’étant pas le     plus défavorisé, a le plus de mal à s’adapter.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;b&gt;     &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Les activitÉs spatiales     dans un environnement Économique difficile&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;/b&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Le secteur spatial russe a été confronté     tout à la fois à la fin du principe de division inter-républicaine du     travail, et à des réformes économiques intérieures destinées à     favoriser la conversion, mouvement déjà amorcé sous le Gouvernement     Gorbatchev, et la privatisation des entreprises.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;b&gt;     &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Les conséquences relatives     de l’éclatement de l’Union&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;/b&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;La formation de la CEI n’a pas atteint un     des objectifs principaux du Traité de l’Union préparé par M. Gorbatchev :     le maintien d’un ensemble économique commun. De nombreuses entreprises     ont disparu privées des services de leurs principaux fournisseurs ou     sous-traitants désormais situés dans un Etat "étranger". Mais,     dans le secteur spatial, l’existence des liens personnels entre les     responsables, vivant dans un cercle assez restreint et que leur carrière a     souvent conduits dans différentes Républiques, a aidé à maintenir les échanges.     Le fait que le secteur spatial englobe un nombre relativement limité     d’entreprises et que celles-ci soient majoritairement russes (voir carte)     a indéniablement joué. De plus, un effort réel de consolidation des liens     industriels a souvent été accompli. La NPO Lavotchkine a fait la preuve de     sa solidarité avec Ioujnoe, la principale NPO spatiale ukrainienne, en     l’associant à ses nouveaux projets. Alors que l’entreprise était     nationalisée par le Gouvernement ukrainien, et privée des financements     russes sans pour autant recevoir des crédits nationaux équivalents, elle a     bénéficié de l’invitation de ses anciens partenaires à participer à &lt;i&gt;Space     Industry&lt;/i&gt;, société composée principalement d’entreprises spatiales     russes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Cependant, si les industriels russes et     ukrainiens disposent, en tant que tels, d’une certaine marge de manœuvre,     la situation devient plus complexe lorsque son caractère stratégique     provoque l’intervention du pouvoir politique. Ainsi la corporation Vympel,     société par actions regroupant des entreprises militaires russes,     ukrainiennes et biélorusses travaillant à la production de systèmes pour     la défense anti-missiles, est actuellement confrontée au refus du     Parlement ukrainien d’avaliser l’accord sous prétexte de vices de procédure.     L’incident, dû aux dissensions politiques russo-ukrainiennes, est révélateur     des limites de ces coopérations industrielles non officielles.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;De même, le projet des fondateurs du     Rosobchtchemach, visant à maintenir l’unité du complexe industriel     spatial de l’ancienne URSS en créant des structures commerciales     semblables en Ukraine et au Kazakhstan, n’a pu davantage aboutir en raison     de la difficulté de gérer et de coordonner les activités de trois     structures de nationalités différentes. Une association ukrainienne a bien     été créée, l’AEK, qui rassemblerait toutes les entreprises     ukrainiennes autrefois affiliées au MOM, mais plus aucune mention n’en     est faite, ce qui laisse penser que la structure, si elle existe encore, est     purement formelle. Et bien qu’habilement préservées, les relations entre     entreprises implantées dans des Etats différents sont devenues plus     complexes dans la mesure où les politiques économiques de ces Etats ne     convergent pas forcément. Aujourd’hui, la NPO Energia déclare qu’elle     préfère se procurer en Russie certains composants,&lt;br /&gt;    &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;b&gt;     &lt;p align="center"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Principaux NPO et OKB connus     dans le domaine spatial&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;/b&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;comme les équipements radio utilisés sur     la station Mir, les prix étant devenus trop élevés en Ukraine. De même     l’IKI, Institut des recherches spatiales, prétend que les prix de     composants ont été multipliés par 30 en Ukraine et dans les Pays baltes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;En dépit de ces quelques exemples, où     l’objectivité des Russes reste d’ailleurs à prouver, la cohésion     interne de l’industrie spatiale l’emporte, montrant l’efficacité des     réseaux privés. La nomination à un mois d’intervalle de deux     responsables issus du monde de l’industrie au poste de Premier ministre de     l’Ukraine et de la Russie&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_Sourbes.html#Note14"&gt;&lt;sup&gt;14&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt; devrait     faciliter cette coopération en limitant les obstacles     politico-administratifs.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;b&gt;     &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;La forte baisse des crédits     en Russie&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;/b&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Relativement épargné par la désorganisation     croissante des relations économiques établies de longue date entre les Républiques     de l’URSS, le complexe spatial ne tournerait cependant plus, selon la     plupart des officiels, qu’à la moitié de ses capacités, en raison de la     crise de financement qui frappe l’ensemble de l’industrie ex-soviétique.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Les financements ont été réduits systématiquement     avec l’instauration en novembre 1991 d’une politique gouvernementale     d’austérité visant à rétablir l’équilibre budgétaire. La     diminution des crédits de plusieurs programmes avait déjà commencé au     cours des dernières années du MOM, ce qui attestait de la volonté des     autorités de renoncer à des projets dont l’aboutissement semblait par     trop incertain. Cette tendance s’est bien entendu accentuée dans le     contexte de crise économique extrême que connaît la Russie post-soviétique.     Les sources s’accordent à constater que les crédits accordés au secteur     spatial en 1991 ne représentaient que le tiers de ceux de 1988. Qui plus     est, fin 1991, le budget spatial annuel a été tronqué, ce qui a entraîné     le gel de certains programmes. Même le TsNIIMach, relativement privilégié,     aurait subi une réduction de moitié de son budget entre 1991 et 1992.     Enfin, depuis janvier 1992, le Gouvernement n’alloue plus les budgets que     par tranches trimestrielles, si bien que les entreprises spatiales ne     peuvent entreprendre de projets à moyenne échéance, surtout avec une     inflation incontrôlée.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;L’une des conséquences les plus graves     de la crise de financement est son impact sur les activités amont, comme la     recherche scientifique. En 1991, les fonds gouvernementaux pour la recherche     et le développement ont été tronqués des deux tiers par rapport à     l’année précédente&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_Sourbes.html#Note15"&gt;&lt;sup&gt;15&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;. Le budget de     l’Académie des Sciences ne fait pas exception et les instituts spatiaux     (IKI, Institut Keldich, Institut Vernadskii...) ne reçoivent plus que de très     faibles financements. De nombreux scientifiques et chercheurs sont     aujourd’hui en quête d’un emploi plus rémunérateur dans les activités     dites commerciales et les OKB ont aussi perdu une part importante de     personnel très qualifié.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Le secteur spatial doit, dans son ensemble,     se convertir à des activités rentables. Il est avantagé par le caractère     à la fois militaire et civil de ses productions, mais l’étroitesse     relative du marché international et la faiblesse des investissements en     Russie limitent les possibilités. Enfin, en Russie comme dans tous les     autres pays, il est difficile de privatiser une industrie qui ne peut se     passer de crédits publics importants et dont la signification est plus     stratégique que commerciale.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;b&gt;     &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;De la conversion à la     commercialisation&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;/b&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Le thème de la conversion date de l’ère     Gorbatchev. Le principe est simple puisqu’il s’agit d’augmenter     progressivement la production de biens civils des entreprises militaires qui     ont toujours été tenues d’y consacrer une partie de leurs ressources.     Mais les entreprises se contentaient le plus souvent de remplir le quota de     production qui leur était imposé. Le changement tenait à l’obligation     nouvelle de fabriquer des produits civils en plus grand nombre, et surtout,     de satisfaire qualitativement les besoins de la demande.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Dans un premier temps, les entreprises ont     eu la responsabilité d’engager elles-mêmes cette évolution. Devant le     faible succès obtenu, la conversion a été alors imposée. Les dirigeants     d’entreprises, très hostiles à cette obligation, ont dénoncé à     travers les media le gaspillage de compétence qu’elle entraînait. Telle     usine fabriquant des complexes électroniques pour des missiles de croisière     serait contrainte à "&lt;i&gt;produire des casseroles" &lt;/i&gt;&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_Sourbes.html#Note16"&gt;&lt;sup&gt;16&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;.     La NPO Energia, la plus prestigieuse des entreprises spatiales, assurerait     la production d’équipements de cuisine et l’usine de Samara qui     fabrique les Progress, vaisseaux automatiques desservant la station spatiale     Mir, produirait des machines à saucisson&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_Sourbes.html#Note17"&gt;&lt;sup&gt;17&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;.     La situation serait identique en Ukraine où Ioujmach doit assurer la     fabrication de parapluies, de caméras et de pistolets pour enfants&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_Sourbes.html#Note18"&gt;&lt;sup&gt;18&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Les commentaires amers de certains chefs     d’entreprises insistent sur le caractère indigne de cette conversion et     l’absurdité d’utiliser les matériaux coûteux affectés à l’usine,     comme le titane, dans la fabrication de bicyclette pour enfants. Plusieurs     entreprises proposent aujourd’hui de produire des biens civils mieux adaptés     à leurs compétences. Dans le domaine spatial, les projets de conversion ne     manquent pas. La NPO Ioujnoe, par exemple, envisage de transformer ses     missiles SS-18, rendus inutiles par le désarmement, en lanceurs civils     capables de placer huit tonnes en orbite. Elle espère ainsi être présente     sur le marché des petits satellites et des lanceurs légers, qui pourrait     se développer dans un assez bref avenir. D’autres projets sont moins réalistes     si l’on en croit les suggestions de militaires proposant d’utiliser les     missiles balistiques des sous-marins nucléaires de l’ex-URSS pour des     lancements commerciaux&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_Sourbes.html#Note19"&gt;&lt;sup&gt;19&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt; !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Servant directement les ambitions de     l’ex-URSS sur la scène internationale, l’industrie de l’espace bénéficiait     d’un accès privilégié aux ressources en hommes et en matériel et les réalisations     susceptibles d’intéresser des acheteurs sont nombreuses si bien que la     commercialisation devrait être l’aboutissement logique du processus. De     plus, la conversion dans le secteur spatial ne requiert pas la     restructuration complète des chaînes de production comme dans les usines     d’armements conventionnels. Mais une des principales difficultés de la     conversion demeure. De nombreuses entreprises spatiales concentrent une     large part de la population active des villes dans lesquelles elles sont     implantées. Lorsque le passage à un nouveau type de production ne permet     pas d’espérer le maintien des emplois, l’élan vers la conversion et la     rationalisation de la production s’en trouve inévitablement ralenti. Si     l’usine Ioujmach opérait une restructuration d’envergure, le coût     social en serait considérable puisqu’elle emploie 50 000 personnes     à Dniepropetrovsk, soit le tiers de la population locale&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_Sourbes.html#Note20"&gt;&lt;sup&gt;20&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;.     Les insuffisances largement critiquées de la loi sur la conversion des     industries militaires, prise le 20 mars dernier, reflètent les     tergiversations au sein des différents cercles du pouvoir : exécutif,     législatif, militaire. Ce programme s’attache finalement davantage aux     aspects sociaux du processus de conversion, conformément aux vœux du lobby     industriel et du Parlement, qu’aux aspects techniques et aux méthodes à     appliquer. Il témoigne ainsi du succès du législatif sur l’exécutif     mais, en même temps, aucune directive précise ne se fait jour. La     situation reste bloquée empêchant par exemple différentes entreprises     militaires qui pourraient participer au développement des télécommunications     intérieures civiles d’intervenir pleinement dans ce domaine.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Enfin, la conversion coûte cher et le     gouvernement Gaïdar n’entendait pas en assurer le financement. M. Maleï,     conseiller présidentiel pour la conversion et ancien chef d’entreprise,     ou A. Kokochine, premier vice-ministre russe de la défense, ont insisté     sur le fait que les entreprises doivent, autant que faire se peut, assumer     elles-mêmes le coût de leur conversion, quitte à être aidées ensuite     par l’Etat en récompense de leur bonne volonté. Ces deux personnalités     étant connues pour être sensibles à la cause du CMI, leur attitude     confirme que les entreprises militaires ne peuvent plus compter sur les     privilèges qui étaient les leurs et que cette tendance se poursuivra avec     le nouveau Gouvernement.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Les entreprises spatiales, dont les frais     de restructuration devraient être moindres, semblent les mieux placées. Le     programme gouvernemental présentant en août 1992 la deuxième phase des réformes     économiques en Russie précisait qu’une aide à la conversion serait     fournie aux entreprises utilisant des technologies duales, comme les     entreprises spatiales&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_Sourbes.html#Note21"&gt;&lt;sup&gt;21&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;. Cependant,     compte-tenu des contraintes budgétaires, l’aide accordée risque de ne     pas suffire à financer les restructurations. Dans ce contexte, la     commercialisation est devenue indispensable pour les industries de défense     et les industries du secteur spatial ne sont pas dépourvues d’atouts.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;La commercialisation et implicitement la     concurrence tiennent donc lieu de nouveau credo au secteur spatial russe.     Ces principes doivent régir le fonctionnement de la jeune Agence spatiale.     Le décret de création précise que la RKA, "le principal client pour     ce qui est des systèmes et complexes spatiaux", aura parmi ses     missions celle de "coordonner les projets spatiaux commerciaux".     Lors de son entrée en fonction à la tête de l’agence, I. Koptev a     souligné que chaque projet serait désormais sélectionné d’après le     mieux disant.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Dans le passé, une certaine rivalité     pouvait exister entre les OKB ou les NPO qui disposaient d’appuis     politiques suffisants. Mais la décision finale était prise non en fonction     des critères de rentabilité mais des équilibres de pouvoir. Le souci de     commercialisation n’a fait son apparition officielle qu’en 1985, avec la     création de l’association Glavkosmos qui devait assurer la vente des     productions spatiales soviétiques sous l’égide du MOM. Le foisonnement     de projets commerciaux proposés par les entreprises spatiales de     l’ex-URSS révèle un changement majeur et l’absolue nécessité pour     les chefs d’entreprise de pallier la baisse drastique des crédits     d’Etat.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;b&gt;     &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Des objectifs à court     terme&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;/b&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Si les représentants du complexe spatial     ex-soviétique affirment avec une telle vigueur leur adhésion aux principes     de commercialisation, c’est aussi dans l’espoir de stimuler les liens de     coopération existants ou d’en créer de nouveaux avec des partenaires     occidentaux. Le financement par des puissances spatiales occidentales est     perçu comme un des moyens pour le secteur spatial ex-soviétique de     subsister. Iourii Koptev n’en a pas fait mystère, exprimant dans ses     premières déclarations en tant que directeur de la RKA son intention     d’exploiter plus largement les possibilités de la coopération     internationale. De fait, la décision de maintenir - ou de suspendre - tel     ou tel programme est apparemment largement déterminée par l’intérêt     que les Occidentaux manifestent à son égard.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;L’exemple du développement de la station     Mir-2, et plus largement des activités liées à la présence de l’homme     dans l’espace, est particulièrement instructif. L’occupation humaine de     l’espace, &lt;i&gt;a priori &lt;/i&gt;largement remise en cause à l’intérieur du     pays, est un des points forts des activités spatiales russes dans la mesure     où aucun autre pays ne possède une expérience comparable. La     multiplication, ces derniers mois, des projets de coopération témoigne     d’un intérêt effectif des Occidentaux. De nombreuses offres sont faites     aux Américains : utilisation du Soyouz-TM, comme vaisseau de sauvetage     des hommes de la future station Freedom, et du Progress pour sa desserte     automatique ; séjours de cosmonautes à bord du Shuttle et     d’astronautes à bord de Mir et, même, proposition pour l’assemblage de     la station orbitale du lanceur Energia d’une capacité de 100 tonnes. De     son côté, l’Europe a décidé, lors de la conférence interministérielle     de Grenade en novembre 1992, de reconsidérer son programme de présence     humaine dans l’espace en fonction des possibilités des technologies     russes. Il s’agit d’une véritable révolution par rapport à la démarche     précédente de l’Agence spatiale européenne initialement soucieuse de     promouvoir son autonomie face aux puissances spatiales américaine et soviétique.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Pour le moment, les chefs d’entreprise     russes sont favorables au développement de toute activité offrant une     rentabilité immédiate, ou fortement probable, même si elle est dépourvue     de finalité à long terme dans une perspective nationale.     L’investissement dans un programme comme celui de la station Mir-2     pourrait dans le futur poser un véritable problème si l’intérêt actuel     des clients faiblissait. Les responsables du spatial semblent d’abord     soucieux de passer le cap difficile actuel mais ils restent du même coup     ancrés dans des activités dont le bénéfice ultérieur reste largement     discutable.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;b&gt;     &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Les ambiguïtés de la coopération&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;/b&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;L’usage du terme coopération est ambigu     dans la mesure où il s’agit plutôt de sous-traitance. Les entreprises     russes y ont un avantage évident puisqu’elles sont théoriquement autorisées     à conserver les devises obtenues par l’exportation, bien que l’Etat     continue d’en prélever une partie non négligeable. Aussi assiste-t-on à     de véritables campagnes de promotion des productions spatiales russes :     les journaux économiques vantent les mérites du Rosobchtchemach, Iouri     Semenov, directeur de la NPO Energia présente ses propositions devant les députés     américains. De véritables opérations de marketing ont même été mises     en place comme la récupération d’un satellite russe organisée au large     de Seattle à l’occasion du 500e anniversaire de la découverte de l’Amérique.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Les nouveaux projets présentés par les     OKB ou les centres de recherche sont légion. Ils se caractérisent souvent     par leur originalité et leur facilité d’adaptation, ce qui permet     d’espérer une réutilisation rapide et peu onéreuse. Dans certains cas,     ils parviennent à appeler l’attention de sponsors occidentaux. La firme     russo-américaine Hermes Ltd. a, par exemple, financé le développement de     deux petits satellites d’expérimentation, conçus à Samara par le TsKB     (ex-OKB Kozlov) et le centre scientifique et technique Naouka. Selon la     presse russe, le TsKB serait même assuré du soutien financier d’Hermes     Ltd. pour toute une série d’autres projets&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_Sourbes.html#Note22"&gt;&lt;sup&gt;22&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Malgré tous ces efforts, les Occidentaux     ne sont pourtant pas prêts à s’engager dans une démarche de coopération     d’envergure et de long terme avec la Russie. Et la difficulté des     puissances spatiales occidentales à financer leur potentiel industriel     national ne suffit pas à expliquer la modestie des opérations entreprises     avec le secteur spatial ex-soviétique, dont elles reconnaissent pourtant     les compétences.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Les raisons de ces réticences tiennent en     partie aux incertitudes qui pèsent sur le statut des entreprises de     l’ex-URSS. Les lois russes sur les investissements étrangers et les sociétés     mixtes demeurent beaucoup trop floues de l’avis des firmes occidentales.     Les entreprises sont théoriquement autorisées à établir en toute indépendance     des contrats avec des sociétés étrangères, mais aucun document officiel     confirmant cette disposition n’est disponible, à moins qu’il n’ait été     enseveli dans la pléthore de lois prises chaque jour pour n’être jamais     appliquées ou se voir contredites le lendemain par un nouvel acte législatif.     De même, les processus de privatisation ne s’inscrivent toujours pas dans     un cadre juridique et administratif précis. La situation est extrêmement     complexe dans la mesure où, et le phénomène n’est pas propre au domaine     spatial, les corporations et konzerns apparus après l’été 1991     fonctionnent comme de mini-ministères alors même qu’ils se qualifient     d’organismes indépendants et commerciaux. La privatisation intéresse     alors surtout les niveaux inférieurs de la hiérarchie soumis à un     fonctionnement quasiment identique à l’ancien puisque les corporations     tentent surtout de préserver les relations entre entreprises sans accorder     à celles-ci la moindre autonomie. En contrepartie, il est vrai, ces efforts     pour maintenir la production assurent une certaine sécurité à tous les     participants.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Par ailleurs, le fossé conceptuel qui     existait entre l’URSS et les Occidentaux subsiste. La culture économique     particulière qui a dominé en Union soviétique pendant plusieurs décennies     influence encore les comportements des entrepreneurs, même s’ils se réclament     de la plus pure logique commerciale, ce qui se manifeste de deux façons.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;D’une part, habitués au commandement     administratif de l’économie, les responsables d’entreprises ont du mal     à assimiler des notions comme la réalité des prix et la rentabilité,     critères essentiels pour les investisseurs privés. La profusion des     projets est sans doute un signe de vitalité de la part des entreprises     russes, mais ne convainc pas les industriels occidentaux, à qui ces projets     sont présentés sans aucune indication de coûts et sans plan concret de     rationalisation de la production. En fait, l’attitude des industriels     russes tient à leur situation financière difficile les contraignant en     priorité à la recherche de revenus même à court terme. Dans ce contexte,     les interlocuteurs occidentaux sont appelés à fournir la plus grande     partie des moyens nécessaires, alors qu’ils ne disposent pas de véritables     garanties.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;D’un autre côté, les responsables     russes et ukrainiens semblent largement sous-estimer le caractère stratégique     de leurs entreprises et sur-estimer la liberté d’action dont ils peuvent     disposer. Les entreprises spatiales peuvent certes être privatisées&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_Sourbes.html#Note23"&gt;&lt;sup&gt;23&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;     mais les autorités russes, comme ukrainiennes&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_Sourbes.html#Note24"&gt;&lt;sup&gt;24&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;,     ne peuvent renoncer à exercer un contrôle au moins partiel.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Enfin, les Occidentaux sont rendus méfiants     par l’absence apparente de contrôle politique sur les activités     commerciales des entreprises. Cette impression est accrue par la profusion     de structures plus ou moins officielles. Ce phénomène illustre la volonté     des responsables spatiaux de se ménager la plus grande marge de manœuvre     possible mais aussi leurs rivalités internes. Les actions de     commercialisation et de coopération à long terme ne disposent donc pas     d’un cadre institutionnel adapté, ce qui renforce l’image négative que     les investisseurs se font de la Russie. Quel crédit, par exemple, accorder     aujourd’hui au Rosobchtchemach, dont l’existence paraît désormais     injustifiée puisque la RKA est censée assurer la coordination des     programmes commerciaux et favoriser leur développement ? Pour     certains, cette structure subsiste pour des raisons internes, la plupart des     entreprises spatiales espérant l’utiliser pour contenir, au moins, les     ambitions hégémoniques de la NPO Energia. De fait, les interlocuteurs     occidentaux cherchant à joindre un responsable du Rosobchtchemach peuvent     obtenir un contact direct avec... un service de la RKA. Est-ce à dire que     le Rosobchtchemach a été intégré à l’agence spatiale, avec pour     finalité l’aide à la commercialisation ? Mais quel est alors son     pouvoir réel ? Peut-il assurer une garantie aux entreprises qui en     sont membres grâce à ses liens privilégiés avec les responsables de la     RKA qui disposent des crédits gouvernementaux, ou s’agit-il d’un intermédiaire     parasitaire, voire concurrentiel ? Ce type de problème est     suffisamment préoccupant pour que la CEE commande des études sur le     contenu réel et les conséquences de la réorganisation des activités     spatiales en Russie afin d’organiser au mieux ses programmes d’aide.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;b&gt;     &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Quelles perspectives ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;/b&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Tant d’interrogations tiennent également     au fait que le secteur spatial russe se trouve actuellement à un tournant     de son histoire. Les entreprises doivent trouver une solution à leur problème     essentiel : la forte diminution des crédits d’Etat. La     commercialisation des produits spatiaux est la solution choisie, mais les     difficultés d’une démarche de ce type semblent largement sous-estimées.     Deux possibilités existent : le marché intérieur et le marché     international.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Parmi les opportunités, le marché intérieur     n’est pas en soi le moins intéressant, mais de nombreux obstacles se     posent. Par exemple, l’absence de doctrine militaire russe ne permet pas     de définir la demande pour les industries militaires spatiales alors que le     pouvoir militaire conserve un rôle essentiel, assurant les lancements et     effectuant encore une part importante des commandes. Dans le domaine des     activités civiles, la mise en œuvre de nouvelles générations de     satellites serait très utile dans des domaines comme les télécommunications     et la surveillance de l’environnement. Les investissements nécessaires ne     peuvent cependant, au moins au départ, que provenir de l’Etat russe. Or     pour obtenir des financements cohérents dans une période de crise, il     faudrait un consensus qui est loin d’être acquis. Certes, la nomination     du nouveau Premier ministre V. Tchernomyrdine, dont les responsabilités au     sein du Parti se sont toujours exercées dans les départements industriels,     va dans le sens d’une meilleure prise en compte par le Gouvernement des     besoins de financement exprimés par les entreprises. Il ne faut cependant     pas oublier l’existence de sérieuses divisions internes au sein du     Gouvernement et même de la communauté militaro-industrielle.     L’"aile dure", représentée notamment par le groupe     parlementaire "Union industrielle", appelle de ses vœux le retour     aux méthodes du système de commandement administratif. Les modérés, A.     Volskii en tête, ont intégré les principes de commercialisation,     privatisation, conversion, acceptant de réformer l’ensemble de l’économie,     mais à un rythme nettement plus modéré que celui qu’avait imposé le     gouvernement Gaïdar.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Enfin, investir sur le marché intérieur     prendrait du temps et ne rapporterait que sur le long terme.     L’intervention d’investisseurs occidentaux est perçue comme une     solution présentant plusieurs types d’avantages. Les sociétés retenues     feraient travailler des entreprises russes en sous-traitance, assurant ainsi     leur initiation aux règles de l’économie de marché (élaboration des     prix, organisation de l’entreprise...), les aidant à adapter leurs     productions aux standards internationaux et à terme à mieux s’intégrer     au marché mondial. Mais, faute de garanties politiques et juridiques     suffisantes, rares sont les entreprises européennes ou américaines intéressées.     En fait, les Occidentaux sont surtout présents en Russie et en Ukraine pour     des sous-traitances ponctuelles de matériel ou de compétences destinées     à leurs propres programmes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;La vente des technologies spatiales sur le     marché international devient la meilleure solution pour les entreprises de     l’ex-Union soviétique. Cette démarche présente l’intérêt immédiat     de fournir des revenus en devises qui se substituent au moins partiellement     à la défaillance des financements étatiques. Les industriels spatiaux se     focalisent sur le marché extérieur, alors même que de nombreux obstacles     sur lesquels ils ne peuvent guère avoir d’influence en limitent considérablement     l’accès.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Ces obstacles sont d’ordre stratégique,     géopolitique et économique. Le poids global du secteur militaro-industriel     dans le spatial pose aux Occidentaux la question de la coopération avec la     Russie en d’autres termes que ceux de la seule opportunité commerciale.     En investissant dans ce secteur stratégique, ne favorise-t-on pas, par la même     occasion, la réémergence du complexe militaro-industriel ? Indépendamment     de ce point sur lequel les démocraties occidentales ne semblent pas avoir     arrêté leur position, le problème essentiel est celui de la concurrence     des pouvoirs sur un marché finalement étroit. Ainsi, alors que les     Etats-Unis semblent vouloir souligner une solidarité nouvelle avec la     Russie en envisageant une coopération dans l’établissement d’un     bouclier spatial, leur réaction fortement hostile à la vente de moteurs     cryogéniques russes à l’Inde révèle la vigueur du protectionnisme     commercial américain mais aussi le souci fondamental de ne pas laisser la     Russie s’imposer sur une scène régionale du tiers-monde. Enfin,     l’ouverture du marché international des lancements aux Russes constitue     une perspective commerciale inquiétante pour les Américains et plus encore     pour les Européens. La Russie a obtenu récemment la commande du lancement     d’un satellite de l’organisation internationale Inmarsat dont elle est     membre. Les Européens, trouvant les prix russes trop bas, souhaiteraient     imposer un alignement sur les tarifs pratiqués par les sociétés     occidentales. Or le KB Saliout vient de proposer de placer sur orbite un     Inmarsat-3 dans le milieu des années 90 pour la somme de trente-cinq     millions de dollars tandis que la NPO ukrainienne Ioujnoe offre les services     de ses lanceurs pour vingt à quarante millions, soit des prix inférieurs     à ceux pratiqués par Arianespace ou General Dynamics. La communauté     spatiale occidentale accuse la Russie de dumping mais les NPO ont particulièrement     besoin de devises et l’évaluation des coûts de production est extrêmement     difficile.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Enfin, la Russie dispose d’un atout     relatif pour obtenir une compréhension plus grande des Occidentaux en     laissant entendre qu’elle pourrait offrir à tous les pays intéressés     des technologies sensibles à des prix compétitifs. Dans un tel contexte,     les différents acteurs doivent jouer une partie difficile sur la scène     internationale sans disposer d’un consensus politique national.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;b&gt;     &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;CONCLUSION&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;/b&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Le secteur spatial s’est constitué     autour des militaires et des industriels du secteur de la défense. Il     disposait d’une assise solide grâce à des liens privilégiés avec le     pouvoir politique et justifiait, par ses performances, les crédits qui lui     étaient octroyés&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_Sourbes.html#Note25"&gt;&lt;sup&gt;25&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Depuis 1991, l’éclatement de l’Union     soviétique, la suppression des privilèges du CMI et la crise économique     ont fixé un cadre totalement nouveau aux activités spatiales. En réalité,     la disparition des liens entre Républiques n’a qu’un impact limité,     les entreprises spatiales étant habituées à fonctionner avec une certaine     autonomie et situées, pour la plupart d’entre elles, en Russie. Au niveau     politique, l’éloignement du pouvoir des hommes du complexe     militaro-industriel n’a pas duré et la spécificité du monde du spatial     lui a permis de se préserver d’une réforme radicale. En revanche, les     difficultés économiques posent au secteur spatial un problème de fond     quasiment insoluble. Dans aucun pays du monde, il ne peut fonctionner grâce     aux revenus de la commercialisation. De plus, dans l’ex-Union soviétique,     le marché intérieur ne peut se développer que grâce à des apports     importants de fonds. Enfin, le marché extérieur n’est pas assez porteur     et la Russie ne dispose pas d’un poids international suffisant pour s’y     imposer. Or, si le gouvernement ne développe plus d’hostilité vis-à-vis     des réalisations spatiales, les caisses de l’Etat sont vides.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Dans ces conditions, un effondrement des     activités spatiales serait logique. S’il n’a pas lieu, c’est bien que     le caractère original des relations entre l’Etat et le plus haut niveau     du complexe militaro-industriel demeure, même si la justification     officielle a changé, l’affirmation de la supériorité soviétique étant     remplacée par la célébration du potentiel commercial des hautes     technologies.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;i&gt;     &lt;p align="right"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Décembre 1992&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;/i&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;________&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;b&gt;    &lt;/b&gt;&lt;p&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Notes:&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;b&gt;    &lt;span style="font-family:Times New Roman;font-size:100%;"&gt;     &lt;p&gt; &lt;/p&gt;     &lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;sup&gt;     &lt;/sup&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;sup&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;a name="Note1"&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;1     &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Accord du 25 mai 1992 sur     les "procédures d’utilisation du cosmodrome de Baïkonour".&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;sup&gt;     &lt;/sup&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;sup&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;a name="Note2"&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;2     &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Création, dans les deux     cas par décret présidentiel, de l’Agence spatiale russe le 25 février     1992 et de l’Agence spatiale ukrainienne le 2 mars 1992. Une Agence     spatiale kazakh était apparue dès septembre 1991.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;sup&gt;     &lt;/sup&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;sup&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;a name="Note3"&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;3     &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;F. Verger (dir.), &lt;i&gt;Atlas     de géographie de l’espace,&lt;/i&gt; Antony, Sides-Reclus, 1992.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;sup&gt;     &lt;/sup&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;sup&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;a name="Note4"&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;4     &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Association scientifique     et de production, selon le sigle russe, les NPO, créées dans le cadre de     la réforme de 1973 des structures industrielles sont de très grandes     entreprises regroupant plusieurs OKB.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;sup&gt;     &lt;/sup&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;sup&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;a name="Note5"&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;5     &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Deux millions environ     selon les évaluations de la fin des années 80.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;sup&gt;     &lt;/sup&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;sup&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;a name="Note6"&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;6     &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;J. Radvanyi, &lt;i&gt;L’URSS,     régions et nations,&lt;/i&gt; Paris, Masson, 1990.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;sup&gt;     &lt;/sup&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;sup&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;a name="Note7"&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;7     &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Comité d’Etat pour la     Science et la Technologie.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;sup&gt;     &lt;/sup&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;sup&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;a name="Note8"&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;8     &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Les structures concernées,     discréditées par la participation manifeste de l’aile dure du complexe     militaro-industriel à la tentative de coup d’Etat, ont toutes disparu dès     le mois de décembre. Les organes législatifs de l’ex-Union soviétique,     dont l’implication dans la tentative de putsch était symbolisée par la     présence du président du Soviet suprême, A. Loukianov, au sein du Comité     d’Etat pour l’état d’urgence (GKTchP), ont subi le même sort. Votant     les budgets, le Parlement avait depuis les réformes son mot à dire dans la     gestion du secteur spatial.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;sup&gt;     &lt;/sup&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;sup&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;a name="Note9"&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;9     &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;P. Almquist, Red Forge, &lt;i&gt;Soviet     Military Industry since 1965,&lt;/i&gt; New York, Columbia University Press, 1990.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;sup&gt;     &lt;/sup&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;sup&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;a name="Note10"&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;10     &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;La NPO Energia,     responsable entre autres des lanceurs et de la station spatiale, recevait     traditionnellement plus de la moitié du budget du MOM dont elle reversait     d’ailleurs une part importante aux différentes entreprises     sous-traitantes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;sup&gt;     &lt;/sup&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;sup&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;a name="Note11"&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;11     &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Chacun de ces groupes était     respectivement présidé par A. Chorine, M. Malei, I. Silaev.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;sup&gt;     &lt;/sup&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;sup&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;a name="Note12"&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;12     &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;O. Baklanov a été une     des personnalités importantes du monde spatial et responsable au Comité     central des questions de défense.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;sup&gt;     &lt;/sup&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;sup&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;a name="Note13"&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;13     &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;L’Union civique créée     au printemps 1992 est un regroupement, à des fins tactiques, d’opposants     divers. Le noyau initial, l’Union des entrepreneurs et des industriels, également     dirigée par A. Volskii, était plus homogène.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;sup&gt;     &lt;/sup&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;sup&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;a name="Note14"&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;14     &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Il s’agit respectivement     de Leonid Koutchma, nommé le 13 octobre 1992, et de Viktor Tchernomyrdine,     nommé le 14 novembre 1992.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;sup&gt;     &lt;/sup&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;sup&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;a name="Note15"&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;15     &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;&lt;i&gt;RFE/RL ( Radio Free     Europe/Radio Liberty) Research Report&lt;/i&gt;, 14 août 1992.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;sup&gt;     &lt;/sup&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;sup&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;a name="Note16"&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;16     &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;&lt;i&gt;New Times&lt;/i&gt;, n° 30,     1992.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;sup&gt;     &lt;/sup&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;sup&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;a name="Note17"&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;17     &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;&lt;i&gt;SWB (Summary World     Broadcasts)&lt;/i&gt;, 7 août 1992.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;sup&gt;     &lt;/sup&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;sup&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;a name="Note18"&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;18     &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;&lt;i&gt;RFE/RL Research Report&lt;/i&gt;,     14 août 1992.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;sup&gt;     &lt;/sup&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;sup&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;a name="Note19"&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;19     &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;&lt;i&gt;SWB&lt;/i&gt; , 31 juillet     1992.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;sup&gt;     &lt;/sup&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;sup&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;a name="Note20"&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;20     &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;&lt;i&gt;RFE/RL Research Report&lt;/i&gt;,     14 août 1992.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;sup&gt;     &lt;/sup&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;sup&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;a name="Note21"&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;21     &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;&lt;i&gt;RFE/RL Research Report&lt;/i&gt;,     4 septembre 1992.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;sup&gt;     &lt;/sup&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;sup&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;a name="Note22"&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;22     &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;&lt;i&gt;Izvestiia&lt;/i&gt;, 20 août     1992.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;sup&gt;     &lt;/sup&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;sup&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;a name="Note23"&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;23     &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Il s’agit de toutes les     entreprises impliquées dans la production ou la maintenance de toutes les     catégories d’armements, dans la production de munitions ou l’industrie     nucléaire, &lt;i&gt;Nezavisimaïa Gazeta&lt;/i&gt;, 14 août 1992.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;sup&gt;     &lt;/sup&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;sup&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;a name="Note24"&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;24     &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;&lt;i&gt;RFE/RL Research Report&lt;/i&gt;,     14 août 1992.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;sup&gt;     &lt;/sup&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;sup&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;a name="Note25"&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;25     &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;T. J. Colton, T. Gustafson     (ed.), &lt;i&gt;Soldiers and the Soviet State, Civil-Military Relations from     Brezhnev to Gorbachev,&lt;/i&gt; Princeton University Press, 1990.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/31728677-6849325825792173583?l=raspoutine1916-sdr.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://raspoutine1916-sdr.blogspot.com/feeds/6849325825792173583/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=31728677&amp;postID=6849325825792173583' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31728677/posts/default/6849325825792173583'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31728677/posts/default/6849325825792173583'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://raspoutine1916-sdr.blogspot.com/2008/05/ladaptation-du-secteur-spatial-ex.html' title='L’ADAPTATION DU SECTEUR SPATIAL EX-SOVIETIQUE A SES NOUVELLES CONDITIONS D’EXISTENCE'/><author><name>Gortchov</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13488334039671889458</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-31728677.post-5894131459048818920</id><published>2008-05-19T15:07:00.000-07:00</published><updated>2008-05-21T22:08:08.628-07:00</updated><title type='text'>LA RUSSIE FACE A START II</title><content type='html'>&lt;b&gt;     &lt;/b&gt;&lt;span style=";font-family:Times New Roman;font-size:6;"  &gt;     &lt;p&gt;&lt;span style=";font-family:times new roman;font-size:100%;"  &gt; PAR &lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;&lt;span style=";font-family:times new roman;font-size:100%;"  &gt;Jean-Christophe ROMER pour Stratistic.org/&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;/span&gt;          &lt;span style=";font-family:Arial;font-size:100%;"  &gt;          &lt;/span&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Le 3 janvier 1993, à Moscou, la Russie et     les Etats-Unis se sont entendus pour réduire des deux tiers leurs arsenaux     stratégiques. Un tel accord constitue sans aucun doute un saut qualitatif     et quantitatif considérable dans le processus de désarmement tel qu’on     l’avait connu depuis les années soixante. Ce n’est donc pas un hasard     s’il a été présenté comme un "accord historique" par la     presse tant en Russie qu’à l’ouest. Mais, paradoxalement, jamais accord     n’aura été aussi peu couvert par les médias : pas de grand tableau     de synthèse, pas d’analyse de fond pour présenter le nouveau traité.     Cette situation, apparemment contradictoire, conduit à ce que l’on     s’interroge sur le contenu de START II, dont le processus de     ratification s’est engagé au Soviet Suprême, sur son applicabilité et     sur les débats que toutes ces questions suscitent en Russie, mais aussi     dans les autres républiques nucléaires ex-soviétiques et notamment en     Ukraine.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;Comment la conception du désarmement     a-t-elle été modifiée, vers quoi s’est-elle orientée depuis la fin des     années quatre-vingt, vers quoi peut-elle s’orienter après START II ?     Après avoir analysé les mutations qu’a connues le processus de désarmement     depuis la signature du premier accord START, en juillet 1991, on étudiera     la dernière étape ayant précédé la conclusion de START II et le     contexte politique russe, quelque peu troublé, dans laquelle elle se déroule.     Il conviendra alors de préciser l’état d’esprit dans lequel les députés     russes abordent le débat sur la ratification du traité et les     interrogations qui surgissent dès lors que l’on réfléchit à ses     implications tant immédiates que plus lointaines.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;b&gt;     &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;De START I à START II&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;/b&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;La dynamique du désarmement a bel et bien     été lancée, quoiqu’on en dise aujourd’hui en Russie, par M.     Gorbatchev en 1987, lorsqu’il accepte, contre toute attente, le principe     de "l’option zéro" comme moyen d’en finir avec la crise des     euromissiles. Quelles que soient, par ailleurs, ses implications     politico-stratégiques - notamment pour la sécurité européenne - le traité     de Washington de 1987 est incontestablement le premier à envisager la     destruction physique d’une catégorie entière d’armes, dont certaines     très récentes. Dès lors, était engagée une approche nouvelle visant à     un authentique désarmement et prévoyant, complément indispensable, des mécanismes     de contrôle très stricts, et notamment des inspections par défi.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;La deuxième étape ayant conduit à un     changement profond de la logique du désarmement a été celle de la     signature du traité START I, le 31 juillet 1991. Certes, celui-ci     n’aboutit pas aux réductions de 50 % des arsenaux stratégiques des     deux Grands comme l’annonçait la rhétorique soviétique depuis 1986&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_Romer.html#Note1"&gt;&lt;sup&gt;1&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;.     De la signature de cet accord, qui prévoit quand même une réduction non négligeable     de leurs forces stratégiques, les deux partenaires retirent l’impression     que des négociations telles que celle qui vient de s’achever ne doivent     plus se renouveler. Quelque dix années de négociations extrêmement serrées     - abordant souvent des points de détail qui ne sont pas toujours essentiels     - ont été épuisantes à la fois pour les experts et pour les politiques.     Les méthodes de négociation doivent donc être modifiées.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;Dès la veille de la signature de START I,     G. Arbatov avait insisté sur la nécessité de revoir, la guerre froide étant     terminée, les méthodes de négociations entre les deux superpuissances. Il     propose que le processus prenne un aspect plus unilatéral qui serait     consacré par des accords bilatéraux qui ne seraient plus des &lt;i&gt;"instruments     de gestion de la course aux armements mais des moyens pour en finir avec     cette course" &lt;/i&gt;&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_Romer.html#Note2"&gt;&lt;sup&gt;2&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;. Il revient     sur cette nécessité des mesures unilatérales au début du mois de     septembre suivant, constatant que ce point de vue est également partagé     par de nombreux experts américains&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_Romer.html#Note3"&gt;&lt;sup&gt;3&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;. Le     putsch d’août 1991 n’a, de ce strict point de vue, constitué qu’une     parenthèse&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;Cette nouvelle approche sera appliquée dès     la fin de ce même mois de septembre avec la proposition du président américain,     le 29 septembre, à laquelle répond presque immédiatement, le 5     octobre, le président soviétique. Ces deux déclarations-propositions     successives marquent incontestablement une volonté de renouveler les     relations entre ce que l’on peut encore appeler les deux systèmes. Une     nuance, par rapport aux articles de M. Arbatov, apparaît cependant dans le     discours de M. Gorbatchev qui entend que ces mesures unilatérales     importantes ne demeurent pas sans réponse de la part de l’autre :     oui à l’unilatéralisme, mais à condition qu’il soit réciproque&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_Romer.html#Note4"&gt;&lt;sup&gt;4&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt; !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;Dès lors, les événements vont s’accélérer     et, après les inquiétudes suscitées par le putsch - trois jours au cours     desquels personne ne savait précisément qui commandait aux forces stratégiques     - de nouvelles inquiétudes vont surgir de la dislocation de l’URSS qui va     générer quatre puissances nucléaires a priori indépendantes. Quatre     puissances qui, face aux Etats-Unis, se substituent à l’unique partenaire     soviétique d’hier. Dans le domaine des armes stratégiques, il semble néanmoins     qu’il y ait eu, dès avant la fin officielle de l’URSS, une complicité     russo-américaine pour faire en sorte que la Russie devienne l’unique     interlocuteur de Washington. M. Eltsine a d’ailleurs très vite montré sa     volonté de poursuivre l’œuvre de son prédécesseur en matière de désarmement     stratégique avec les Etats-Unis. C’est ainsi que, quelques jours avant     d’effectuer son premier voyage aux Etats-Unis en tant que président     d’une Russie sans URSS, M. Eltsine lance, le 29 janvier 1992, une série     de propositions parmi lesquelles celle d’une réduction des &lt;i&gt;"armements     stratégiques offensifs ne laissant à chaque partie que 2 000 à 2 500     ogives nucléaires stratégiques" &lt;/i&gt;&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_Romer.html#Note5"&gt;&lt;sup&gt;5&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;Mais avant de procéder à de nouvelles réduction,     encore fallait-il régler la question de la ratification de START I.     Or, l’Etat signataire de l’accord n’existant plus, qui devait ratifier     l’accord ? Les quatre républiques détentrices des armes concernées ?     La Russie qui tendait à s’ériger comme seule responsable de ces armes ?     Ou bien encore la CEI ; mais, dans ce cas, comment faire ratifier un     accord par une communauté qui n’a, ni institutions ad hoc, ni même     existence étatique ? Cette question sera réglée le 23 mai 1992 à     Lisbonne où les Etats-Unis signent un protocole au traité START I     avec les quatre républiques nucléaires ex-soviétiques. Celles-ci     affirment &lt;i&gt;"assurer les obligations de l’ex-URSS liées au traité&lt;/i&gt;     [START]" ; la Biélorussie, le Kazakhstan et l’Ukraine     s’engageant pour leur part à adhérer au Traité de non-prolifération en     tant qu’Etats non-nucléaires, reconnaissant par là à la Russie le     statut de seule héritière de l’URSS dans le domaine nucléaire&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_Romer.html#Note6"&gt;&lt;sup&gt;6&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;.     Le processus START pouvait dès lors se poursuivre.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;C’est ainsi que, lors de la visite de M.     Eltsine à Washington, en juin 1992, est signé un accord de principe entre     les deux présidents. Cet accord du 17 juin prévoit une réduction des     armes stratégiques nettement plus considérable que tout ce qui avait été     négocié auparavant&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_Romer.html#Note7"&gt;&lt;sup&gt;7&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;. Il s’agit, pour les     deux superpuissances nucléaires, d’aboutir à des plafonds se situant     entre 3 800 et 4 250 ogives d’ici 1999, avec des sous-limites à     1 200 têtes sur des ICBM mirvés, 650 sur des ICBM lourds et 2160 pour     les SLBM. Dans une seconde phase, soit en 2003, le nombre des ogives ne     devrait pas dépasser 3 000 à 3 500, mais avec une liquidation     totale des ICBM mirvés et un plafond de 1 700 à 1 750 SLBM&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_Romer.html#Note8"&gt;&lt;sup&gt;8&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;Un tel accord, fût-il de principe, a     suscité, on s’en doute, de nombreux commentaires et critiques en Russie.     Ceux-ci tourneront essentiellement autour de trois thèmes : des     explications quant au bien fondé de l’accord ; des critiques     politiques et des nuances - tenant plus de la critique - d’ordre stratégique.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;Les justifications de l’accord se     trouvent, on s’en doute, sous la plume des officiels, tel le général     Gratchev, ministre de la défense, et d’experts proches du pouvoir, tel M.     Blagovoline. Dans ces deux cas, l’accent porte essentiellement sur la     notion de parité qui est maintenue entre la Russie et les Etats-Unis. Mais     une parité qui a perdu la signification qu’elle avait du temps de la     guerre froide. La nouvelle parité n’a plus pour fonction de constituer     une garantie visant à se préserver une capacité de seconde frappe -     notion génératrice de course aux armements. La parité nouvelle correspond     au &lt;i&gt;"passage de la confrontation au partenariat… Où les forces     russes - y compris nucléaires - seront perçues comme un des principaux     soutiens d’un système global de sécurité". &lt;/i&gt;Cette parité     serait donc une notion destinée à disparaître d’elle-même&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_Romer.html#Note9"&gt;&lt;sup&gt;9&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;Mais l’accord ne suscite pas que de     l’enthousiasme parmi les experts tant civils que militaires. Tout en     approuvant le principe d’une réduction conséquente des arsenaux stratégiques,     certains observateurs, dont le directeur adjoint de l’institut des     Etats-Unis, considèrent ainsi que la décision prise à Washington a été     quelque peu impulsive ; que les implications des propositions des deux     présidents n’ont peut-être pas été toutes étudiées par Moscou et que     ceci peut être dû à l’absence de perspective à long terme de la     politique russe&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_Romer.html#Note10"&gt;&lt;sup&gt;10&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;Mais c’est surtout sur les critiques     d’ordre stratégique qu’il convient de s’arrêter, et notamment sur     celles émises par le général Volkov qui, depuis la fin de l’URSS,     semble s’être acquis une certaine réputation dans ce domaine. Alors que     l’URSS venait à peine de disparaître, mais que le débat sur le volume     futur des forces stratégiques était déjà engagé, le général Volkov     avait fait connaître son point de vue sur les conditions nécessaires à la     poursuite du processus de désarmement stratégique. S’il estimait que le     plafond de 6000 têtes prévu par START I était suffisant pour assurer     la sécurité de la Russie, il émettait quatre conditions indispensables à     la poursuite du désarmement nucléaire stratégique : moderniser les     vecteurs stratégiques restants ; interdire toute action contre les     armes stratégiques offensives dans une guerre non-nucléaire - la guerre du     Golfe n’est pas loin - ce qui implique la poursuite du processus de réduction     de tous les autres types d’armements ; arrêter tous les travaux sur     la défense spatiale ; associer les forces nucléaires françaises et     britanniques aux négociations. Ces idées, présentées en février 1992,     peuvent s’inscrire dans un cadre plus large que celui d’une réponse à     la proposition que M. Eltsine lance le 29 janvier 1992. Elles seront     d’ailleurs reprises, de manière presque identique, au lendemain de la     signature de l’accord de Washington, puis, à quelques nuances près, au     lendemain de la signature de START II&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_Romer.html#Note11"&gt;&lt;sup&gt;11&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;b&gt;     &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;La signature de START II&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;/b&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;Malgré ces critiques, malgré les     changements politiques qui s’annoncent en Russie, malgré - ou à cause de     - l’achèvement du mandat du président américain, l’accord START II     a été signé à Moscou le 3 janvier 1992. Ceci a constitué une surprise     à de nombreux égards. Qu’il s’agisse de l’évolution de la situation     interne en Russie et aux Etats-Unis, des effets d’annonce ou des communiqués     contradictoires lancés successivement par Washington et Moscou, rien ne     pouvait laisser prévoir que les négociations entre les deux puissances     nucléaires pourraient aboutir avant le 20 janvier. Le mois de décembre     1992 a ainsi été particulièrement riche en péripéties qui tiennent     autant à des considérations de stricte politique intérieure russe qu’à     la coordination entre Moscou et Washington pour la préparation d’un éventuel     sommet.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;Prévu de longue date, le Congrès des députés     du peuple, qui s’ouvre le 1er décembre 1992, s’annonçait relativement     mal pour le président russe. Les rumeurs couraient que, pour pouvoir     conserver son premier ministre, partisan de la "thérapie de choc"     en matière économique, M. Eltsine était prêt à sacrifier certains des     ministres les plus réformistes du gouvernement Gaïdar. Parmi ceux-ci, le     ministre des affaires étrangères, "bête noire" des     conservateurs majoritaires au Congrès. Or, contre toute attente et après     les nombreux incidents qui ont émaillé la session, M. Gaïdar a été     remplacé par M. Viktor Tchernomyrdine, un homme de l’Union civique,     souvent qualifié de parti du complexe militaro-industriel russe et que     l’on situe au centre. Par contre, M. Kozyrev, comme la plupart des autres     ministres de l’ancienne équipe, reste au gouvernement.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;Dès le lendemain de la nomination du     nouveau premier ministre, M. Kozyrev se rend à Stockholm pour une réunion     du comité des ministres des affaires étrangères de la CSCE. Avant de dénoncer     sa propre supercherie, il y prononce un discours - ou plutôt un     anti-discours - &lt;i&gt;"à la manière de l’opposition russe     d’aujourd’hui" &lt;/i&gt;&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_Romer.html#Note12"&gt;&lt;sup&gt;12&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt; :     c’est-à-dire profondément anti-occidental, critiquant l’OTAN et toute     la politique menée depuis trois ans tant à l’égard de l’Irak que de     la Serbie. La presse russe parlera à ce sujet de &lt;i&gt;"diplomatie de     choc"&lt;/i&gt; par assimilation à la &lt;i&gt;"thérapie de choc"&lt;/i&gt;     prônée par l’ancien premier ministre russe&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_Romer.html#Note13"&gt;&lt;sup&gt;13&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;S’agissait-il d’un avertissement     comparable à celui que lançait M. Chevardnadze en décembre 1990, lorsque,     prélude à sa démission, il dénonçait &lt;i&gt;"la dictature qui     s’avance"&lt;/i&gt; ? Toujours est-il qu’à la mi-décembre 1992,     personne n’aurait pensé que, deux semaines plus tard, Russes et Américains     allaient signer START II et ce, d’autant que l’on parlait déjà à     Moscou d’un &lt;i&gt;aggiornamento&lt;/i&gt; de la diplomatie russe sous la pression     du Soviet Suprême. Il est vrai que, depuis le début de la crise du Golfe     en août 1990, Moscou s’était systématiquement ralliée aux positions     occidentales et que cette attitude, quelque bénéfice que l’URSS, puis la     Russie, ait pu en tirer, mécontentait un nombre sans cesse croissant de     responsables politiques. La Russie devait-elle perdre son âme en échange     de quelques subsides occidentaux ? Cette question était d’autant     plus cruciale que, dans le même temps, se déroule, dans les milieux     intellectuels mais aussi politiques, un débat fondamental sur l’identité     d’un Etat qui n’a jamais vécu sans empire. Or, il va sans dire que le     "suivisme" dont fait preuve Moscou à l’égard des Etats-Unis et     de l’occident en général y est dénoncé de manière particulièrement     virulente. Les négociations américano-russes s’annonçaient mal. Et     pourtant, ce n’est qu’après la signature de START II que Moscou     commencera réellement à nuancer sa diplomatie et à faire savoir qu’il     n’est plus question de laisser le champ libre au seul bon vouloir des     Etats-Unis&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_Romer.html#Note14"&gt;&lt;sup&gt;14&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;Un autre facteur d’incertitude intervient     à la même époque quant à la probabilité de la signature d’un accord     avant la fin du mandat de M. Bush : la publication d’une série de     communiqués contradictoires entre responsables russes et américains.     Jusqu’à la mi-décembre, de l’avis de MM. Kozyrev et Eagelburger, la     signature d’un traité était jugé peu probable avant le 20 janvier,     c’est à dire avant la fin du mandat de M. Bush. A Stockholm, la partie     russe jugeait sa probabilité à "50/50". La première surprise     survient le 17 décembre lorsque, de Pékin où il se trouve en visite     officielle, M. Eltsine affirme qu’un accord a été obtenu. Ce à quoi M.     Eagelburger réplique qu’à sa connaissance aucun accord n’est en vue     dans la mesure où il reste des problèmes à régler. Le 23 décembre, le     porte-parole de M. Bush fait savoir qu’il est optimiste sur les possibilités     de signature du traité avant le 20 janvier&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_Romer.html#Note15"&gt;&lt;sup&gt;15&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;A ces incertitudes quant à la probabilité     même d’aboutir à un accord, fait suite une série de communiqués     contradictoires sur le lieu du sommet. Il a tout d’abord été envisagé     qu’il se tienne à Anchorage où la présence de M. Clinton était prévue.     Puis, la partie américaine propose Rome ou Genève. Enfin tombe le nom de     Sotchi, station balnéaire russe sur la mer Noire. Mais, comme le précise     un journaliste russe,&lt;i&gt; "il est impossible de dire d’où provient     cette idée de Sotchi" &lt;/i&gt;&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_Romer.html#Note16"&gt;&lt;sup&gt;16&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt; qui     finalement sera abandonnée, faute de structure d’accueil suffisante,     notamment pour la presse. Pourtant, en dépit de toutes ces incertitudes, en     dépit du fait que, jamais auparavant, l’URSS n’avait signé un accord     avec une administration américaine sortante, START II est signé le 3     janvier 1993.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;La volonté des deux dirigeants de signer     à tout prix un traité peut en partie expliquer cette accumulation de phénomènes     atypiques et de ratés que l’on a constatés tout au long du mois de décembre.     M. Eltsine voulait, sans doute, compenser par un succès international l’échec     relatif qu’il essuyait en politique intérieure ; mais, peut-être     aussi, ne souhaitait-il pas à avoir à reprendre les négociations avec M.     Clinton, Moscou ayant toujours préféré négocier avec les Républicains.     De son côté, M. Bush, marqué par une image plutôt guerrière, a pu     vouloir quitter la présidence sur l’image d’un homme de désarmement.     Cette volonté commune a ainsi poussé les deux parties à accélérer les négociations,     conduisant à leur laisser cette impression de désordre.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;Mais cette même impression peut tout     autant être due au fait que l’on est bel et bien entré dans une phase     qualitativement nouvelle de la pratique du désarmement. Le temps ne paraît     plus être aux mécaniques bien huilées de négociations préparées de     longues années durant par des experts zélés et consacrées, le moment     venu, par un accord singé par les politiques. A cette mécanique semble se     substituer une priorité donnée à la volonté des politiques, dont les     experts accomoderont les décisions. C’est sans doute ce changement     qualitatif fondamental dans les méthodes du désarmement qui a troublé les     observateurs confrontés à un objet relativement neuf et inconnu à ce     jour. Déjà, l’accord de Washington du 17 juin avait, on l’a vu, laissé,     chez certains observateurs russes l’impression d’une décision prise de     manière par trop "émotionnelle" ou "impulsive",     montrant bien que les montages parfaitement au point d’hier n’avaient     plus cours. Mais, se disait-on, il ne s’agit que d’un accord de principe     et le véritable traité sera préparé comme les précédents. Il n’en a     rien été. START II confirme bien que la volonté politique précède     désormais la préparation technique du terrain. Ce n’est plus aux     politiques d’avaliser un travail - bien ? - fait, mais au contraire     aux experts de se plier aux exigences et volontés politiques. Il était,     dans ces conditions, évident que l’accord lui-même allait susciter de     nombreuses critiques ou, comme l’écrit un journaliste russe &lt;i&gt;"START II     n’a pas d’équivalent… mais il prête le flanc à la critique".&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;b&gt;     &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;L’avenir de START II :     ratification et application&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;/b&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;Dans une large mesure, START II     reprend les grandes lignes de l’accord de Washington. Mais, à la différence     de celui-ci qui développait une vision plus globale, celui-là fixe des     plafonds pratiquement identiques pour les trois composantes des triades     stratégiques russe et américaine.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;Pour la Russie : (nombre d’ogives)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;table border="1" cellpadding="5" cellspacing="1" width="565"&gt;       &lt;tbody&gt;         &lt;tr&gt;           &lt;td valign="top" width="25%"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/td&gt;           &lt;td valign="top" width="25%"&gt;             &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;1991&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;           &lt;/td&gt;           &lt;td valign="top" width="25%"&gt;             &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;START I&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;           &lt;/td&gt;           &lt;td valign="top" width="25%"&gt;             &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;START II (2003)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;           &lt;/td&gt;         &lt;/tr&gt;         &lt;tr&gt;           &lt;td valign="top" width="25%"&gt;             &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;ICBM&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;           &lt;/td&gt;           &lt;td valign="top" width="25%"&gt;             &lt;p&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;6 612 (60 %)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;           &lt;/td&gt;           &lt;td valign="top" width="25%"&gt;             &lt;p&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;2 775 (44 %)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;           &lt;/td&gt;           &lt;td valign="top" width="25%"&gt;             &lt;p&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;795 (23 %)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;           &lt;/td&gt;         &lt;/tr&gt;         &lt;tr&gt;           &lt;td valign="top" width="25%"&gt;             &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;SLBM&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;           &lt;/td&gt;           &lt;td valign="top" width="25%"&gt;             &lt;p&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;2 804 (25 %)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;           &lt;/td&gt;           &lt;td valign="top" width="25%"&gt;             &lt;p&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;2 128 (34 %)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;           &lt;/td&gt;           &lt;td valign="top" width="25%"&gt;             &lt;p&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;1 648 (49 %)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;           &lt;/td&gt;         &lt;/tr&gt;         &lt;tr&gt;           &lt;td valign="top" width="25%"&gt;             &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;Bombardiers&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;           &lt;/td&gt;           &lt;td valign="top" width="25%"&gt;             &lt;p&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;1 506 (13 %)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;           &lt;/td&gt;           &lt;td valign="top" width="25%"&gt;             &lt;p&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;1 314 (21 %)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;           &lt;/td&gt;           &lt;td valign="top" width="25%"&gt;             &lt;p&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;924 (27 %)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;           &lt;/td&gt;         &lt;/tr&gt;         &lt;tr&gt;           &lt;td valign="top" width="25%"&gt;             &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;Total ogives&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;           &lt;/td&gt;           &lt;td valign="top" width="25%"&gt;             &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;10 922&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;           &lt;/td&gt;           &lt;td valign="top" width="25%"&gt;             &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;6 217&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;           &lt;/td&gt;           &lt;td valign="top" width="25%"&gt;             &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;3 367&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;           &lt;/td&gt;         &lt;/tr&gt;       &lt;/tbody&gt;     &lt;/table&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;Pour les Etats-Unis :&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;table border="1" cellpadding="5" cellspacing="1" width="565"&gt;       &lt;tbody&gt;         &lt;tr&gt;           &lt;td valign="top" width="25%"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/td&gt;           &lt;td valign="top" width="25%"&gt;             &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;1991&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;           &lt;/td&gt;           &lt;td valign="top" width="25%"&gt;             &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;START I&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;           &lt;/td&gt;           &lt;td valign="top" width="25%"&gt;             &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;START II (2003)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;           &lt;/td&gt;         &lt;/tr&gt;         &lt;tr&gt;           &lt;td valign="top" width="25%"&gt;             &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;ICBM&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;           &lt;/td&gt;           &lt;td valign="top" width="25%"&gt;             &lt;p&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;2 450 (18 %)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;           &lt;/td&gt;           &lt;td valign="top" width="25%"&gt;             &lt;p&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;1 400 (16 %)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;           &lt;/td&gt;           &lt;td valign="top" width="25%"&gt;             &lt;p&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;500 (14 %)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;           &lt;/td&gt;         &lt;/tr&gt;         &lt;tr&gt;           &lt;td valign="top" width="25%"&gt;             &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;SLBM&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;           &lt;/td&gt;           &lt;td valign="top" width="25%"&gt;             &lt;p&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;5 760 (43 %)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;           &lt;/td&gt;           &lt;td valign="top" width="25%"&gt;             &lt;p&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;3 456 (40 %)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;           &lt;/td&gt;           &lt;td valign="top" width="25%"&gt;             &lt;p&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;1 728 (49 %)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;           &lt;/td&gt;         &lt;/tr&gt;         &lt;tr&gt;           &lt;td valign="top" width="25%"&gt;             &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;Bombardiers&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;           &lt;/td&gt;           &lt;td valign="top" width="25%"&gt;             &lt;p&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;4 924 (37 %)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;           &lt;/td&gt;           &lt;td valign="top" width="25%"&gt;             &lt;p&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;3 700 (43 %)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;           &lt;/td&gt;           &lt;td valign="top" width="25%"&gt;             &lt;p&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;1 272 (36 %)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;           &lt;/td&gt;         &lt;/tr&gt;         &lt;tr&gt;           &lt;td valign="top" width="25%"&gt;             &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;Total ogives&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;           &lt;/td&gt;           &lt;td valign="top" width="25%"&gt;             &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;13 134&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;           &lt;/td&gt;           &lt;td valign="top" width="25%"&gt;             &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;8 556&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;           &lt;/td&gt;           &lt;td valign="top" width="25%"&gt;             &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;3 500&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;           &lt;/td&gt;         &lt;/tr&gt;       &lt;/tbody&gt;     &lt;/table&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;(D’après &lt;i&gt;The Arms Control Association&lt;/i&gt;,     Fact Sheet, décembre 1992 et &lt;i&gt;Izvestia&lt;/i&gt;, 4 janvier 1993).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;Or, une fois passés les premiers     enthousiasmes devant un accord de désarmement aussi considérable, survient     le temps de le réflexion. Très vite, il s’est avéré que, derrière son     caractère révolutionnaire - ou historique - sur le plan quantitatif, START II     représentait aussi un changement qualitatif radical du paysage stratégique.     Dans ces conditions, comment parlementaires, politiques et experts russes     ont-ils accueilli ce nouveau traité ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;Dès le lendemain de la signature de START II,     s’est, naturellement posée la question de sa ratification, que MM.     Kozyrev et Gratchev souhaitaient rapide&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_Romer.html#Note17"&gt;&lt;sup&gt;17&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;.     Dans les jours qui ont suivi le sommet, des estimations, fournies par le     vice-ministre russe des affaires étrangères chargé du désarmement,     donnaient une proportion de 60 % de députés en faveur de la     ratification et 40 % contre. Mais le vice-ministre considérait aussi     que, au fur et à mesure que le débat s’avançait, ces proportions     pouvaient changer au profit des adversaires du traité&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_Romer.html#Note18"&gt;&lt;sup&gt;18&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;.     Ces derniers avançaient une série d’aguments qui tournaient autour de     quatre axes : la polémique russo-ukrainienne ; les aspects stratégiques,     économiques et culturels.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;b&gt;     &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;L’argument ukrainien&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;/b&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;L’une des premières remarques des     adversaires du traité se rapporte à la question de la ratification de     START I par l’Ukraine qui, seule des républiques concernées&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_Romer.html#Note19"&gt;&lt;sup&gt;19&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;,     ne l’avait pas encore ratifié, ni même commencé à l’appliquer, malgré     son acceptation du protocole de Lisbonne. De plus, poursuivent ces     critiques, l’Ukraine refuse de reconnaître le droit de contrôle total de     la Russie sur l’ensemble de l’arsenal nucléaire de l’ex-URSS, conformément     aux principes adoptés par la CEI et au protocole de Lisbonne. Or, selon     Moscou, si la probabilité d’un conflit nucléaire majeur entre les deux     systèmes n’est plus réellement à l’ordre du jour, la présence de la     troisième puissance nucléaire mondiale à ses frontières constitue une     menace réelle et intolérable&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_Romer.html#Note20"&gt;&lt;sup&gt;20&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;. Il paraît,     dans ces conditions, facile d’avancer l’argument selon lequel Si Moscou     ratifiait START II avant même que Kiev ne l’ait fait pour START I,     ceci mettrait la Russie dans une situation de vulnérabilité par rapport à     l’un de ses voisins&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_Romer.html#Note21"&gt;&lt;sup&gt;21&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;De leur côté, les Ukrainiens défendent     leur point de vue en affirmant qu’ils ne refusent pas a priori de ratifier     le traité de 1991, mais qu’il viennent seulement d’engager le débat     parlementaire sur le sujet ! En réalité, le blocage survient des     rapports qu’entretient l’Ukraine simultanément avec les Etats-Unis et     avec la Russie. Avec les premiers, elle tente de négocier l’obtention de     garanties de sécurité de la part des cinq membres permanents du Conseil de     Sécurité, en contrepartie de son adhésion au traité de non-prolifération,     la réitération des garanties de juin 1968 étant considérées comme     insuffisantes par Kiev&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_Romer.html#Note22"&gt;&lt;sup&gt;22&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;. L’argument     avancé par Kiev tient au fait que n’étant membre d’aucune alliance     militaire, la sécurité de l’Ukraine ne peut reposer sur ses seules     forces armées qui, de surcroît, ne sont même pas encore définitivement     constituées. Elle a d’autant plus besoin de garanties internationales     que, comme l’affirme M. Tarasjuk, &lt;i&gt;"certains Etats voisins     demandent une révision de ses frontières et émettent des prétentions     territoriales à son encontre".&lt;/i&gt; Si la Russie est ici la première     visée, notamment à propos de la Crimée, on ne peut passer sous silence     les prétentions, encore officieuses, de la Roumanie sur la Boukovine du     nord et la Bessarabie du sud appartenant à l’Ukraine.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;Enfin, dernier argument de l’Ukraine :     les compensations financières ou leur équivalent uranium pour le démantèlement     de ses armes nucléaires. Les 175 millions de dollars obtenus des Etats-Unis     en décembre 1992 sont totalement insuffisants pour Kiev, où l’on parle     de besoins variant de 1,5 à 3 milliards de dollars. De la part des Russes,     les Ukrainiens exigent que, se considérant comme propriétaires des     "composantes physiques" des armes nucléaires, ils reçoivent, en     échange l’uranium obtenu après démantèlement des armes qu’ils     utiliseront pour leurs centrales civiles. En réalité, plus qu’une volonté     de rester puissance nucléaire, la politique menée par l’Ukraine, malgré     ses dénégations, consisterait plutôt à "vendre" au prix fort -     et si possible au détriment de la Russie - sa dénucléarisation, afin de     surmonter la crise économique qu’elle traverse.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;b&gt;     &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;Les arguments sratégiques&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;/b&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;Si "l’argument ukrainien" est     parfois mis en avant, il ne constitue pas pour autant l’unique élément     du débat en cours sur la ratification de START II. Ce dernier     concernant les armes stratégiques, il était on ne peut plus logique que le     débat s’oriente autour de ces armes et sur les implications stratégiques     de leur réduction. Or, sur ce point, l’on constate que les experts civils     et militaires, parties au débat, s’intéressent en priorité à     l’aspect comptable de l’accord et laissent de côté un argument, que     pourtant ils mentionnent, mais sans le développer : les implications géostratégiques.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;Les arguments en faveur de la ratification     émanent essentiellement des responsables gouvernementaux qui font notamment     état de &lt;i&gt;"l’étroite et amicale coopération entre les ministères     de la défense et des affaires étrangères" &lt;/i&gt;&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_Romer.html#Note23"&gt;&lt;sup&gt;23&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;.     Est ainsi avancé le fait que l’accord, d’une part, ne met pas en cause     la sécurité de la Russie et, d’autre part, que la liquidation des ICBM     "lourds" mirvés et très précis - susceptibles d’opérer une     première frappe désarmante - est effectuée en maintenant une parité     stratégique globale. Pourtant, il convient de nuancer cet enthousiasme     gouvernemental. D’une part, l’&lt;i&gt;Etoile rouge&lt;/i&gt; du 28 janvier,     rapportant les propos de M. Kozyrev devant le Soviet suprême, laisse     entendre, de manière quelque peu ambiguë, que le ministre souhaite un véritable     débat sur le fond et non pas, comme du temps de l’URSS, une ratification     automatique de l’accord… tout en souhaitant, dans un autre article du même     numéro, que la ratification ait lieu rapidement.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;D’autre part, dans les entretiens que M.     Eltsine accorde à l’&lt;i&gt;Etoile rouge&lt;/i&gt; et le général Grachev aux &lt;i&gt;Izvestia&lt;/i&gt;     - ce qui est déjà paradoxal - pour la fête de l’armée&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_Romer.html#Note24"&gt;&lt;sup&gt;24&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;,     ni l’un ni l’autre ne mentionnent explicitement START II, qui avait     pourtant été présenté unanimement comme "l’accord du siècle".     Faut-il y voir un signe que le débat sur la ratification serait mal engagé ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;On remarque en effet que si les défenseurs     de l’accord ne présentent que des arguments d’ordre assez général,     ses critiques l’étudient en détail, même si cela n’est pas toujours     de manière très convaincante. Parmi les principales critiques de fond     publiées à ce jour dans la presse russe, on en mentionnera deux, publiées     l’une, dans la &lt;i&gt;Nezavisimaja Gazeta&lt;/i&gt;, sous la signature d’un     jounaliste civil, O. Georgiev, et l’autre, dans l’&lt;i&gt;Etoile rouge&lt;/i&gt;,     sous la signature du général Volkov, déjà cité. L’inquiétude de ces     deux auteurs porte essentiellement sur les capacités des armes nucléaires     restant après 2003 à garder leur fonction défensive et si la forme de     leur argumentation diffère, le fond en est similaire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;Le général Volkov prend ainsi en compte     plusieurs facteurs : les pertes potentielles en armement nucléaire     dans une guerre tant nucléaire que classique ; le changement de     rapport entre, d’une part, les forces nucléaires de chacune des deux     ex-superpuisances et, d’autre part, les forces nucléaires française et     britannique ; les progrès réalisés dans la lutte anti-missile, même     dans le cadre du respect du traité SALT 1-ABM. Or, à son avis, compte     tenu de tous ces facteurs cumulés, &lt;i&gt;"les forces nucléaires stratégiques     offensives restant risquent de ne plus pouvoir assurer leur fonction     dissuasive… Il faut donc adopter des mesures garantissant à ces forces     les moyens de remplir leur fonction" &lt;/i&gt;&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_Romer.html#Note25"&gt;&lt;sup&gt;25&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;.     Et ces mesures sont précisément celles qu’il préconisait déjà en février     et juillet 1992.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;Quant au changement de proportion des ICBM     et des SLBM dans la triade russe, le général estime que, si la viabilité     de ces deux types de vecteurs est identique, alors START II est un bon     traité. Mais il en doute, tout comme M. Georgiev. L’un et l’autre     comparent en effet le nombre de SNLE en patrouille - a priori invulnérables     - et ceux qui restent sur leurs bases - vulnérables à des frappes nucléaires     ou classiques - et constatent que les Etats-Unis ont proportionnellement     plus de SNLE en patrouille que la Russie. Ceci signifie qu’en cas &lt;i&gt;"de     première frappe par surprise il ne restera à la Russie pour riposter     qu’un petit nombre de SNLE en plongée" &lt;/i&gt;&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_Romer.html#Note26"&gt;&lt;sup&gt;26&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;.     De plus, les Etats-Unis ont déployé de puissants moyens de lutte     anti-sous-marine rendant les SNLE russes encore plus vulnérables.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;Troisième élément de l’argumentation     des deux auteurs, le bien-fondé de la liquidation des missiles mirvés,     soi-disant les plus déstabilisants. Là encore, le civil et le militaire se     rejoignent pour estimer qu’il s’agit d’une estimation, sinon fausse,     tout au moins partiellement vraie. D’une part, selon Volkov, à nombre     d’ogives égal, un groupement d’ICBM mirvés est plus vulnérable     qu’un groupement de missiles à une tête. Enfin, susceptibles d’être     lancés sur alerte, les ICBM mirvés ont un fort potentiel de dissuasion et,     par là, sont plus stabilisants que déstabilisants. Enfin, les deux auteurs     tirent la même conclusion sur le fond : START II &lt;i&gt;"conduit     à une situation où les facteurs déstabilisants peuvent empêcher&lt;/i&gt; [les     armes restantes] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;de remplir leur     fonction dissuasive".&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;i&gt;    &lt;/i&gt;&lt;b&gt;     &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;Les arguments économiques&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;/b&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;A l’issue de l’audition des ministres     concernés, les parlementaires auraient apprécié &lt;i&gt;"les mérites     politiques" &lt;/i&gt;du traité mais &lt;i&gt;"insisté sur le fait que les     questions militaro-économiques y occupaient trop peu de place" &lt;/i&gt;&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_Romer.html#Note27"&gt;&lt;sup&gt;27&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;.     Dès le 12 janvier, le journaliste chargé des questions de défense de la &lt;i&gt;Nezavisimaj     Gazeta&lt;/i&gt; estimait ainsi que &lt;i&gt;"la vitesse à laquelle les négociations     se sont déroulées n’a pas convaincu les spécialistes et hommes     politiques que la Russie pourra effectivement exécuter cet accord d’ici     2003".&lt;/i&gt; Ceci concerne à la fois les aspects techniques du démantèlement     des ogives et de la destruction des vecteurs, mais aussi la menace que de     telles mesures font peser sur l’environnement. Cette dernière question     exige en effet des recherches, dont personne à ce jour ne sait quand elles     porteront leurs premiers résultats.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;C’est pourquoi, plus que l’accord lui-même,     les négociations russo-américaines sur l’aide financière et la coopération     technique apportées par les Etats-Unis sont primordiales. De l’avis de ce     même journaliste, &lt;i&gt;"il faut attendre la publication du montant de     cette aide pour pouvoir sérieusement engager un débat sur la     ratification"&lt;/i&gt; et, dans le même temps, la détermination et     l’attribution de ce montant sont liées aux fluctuations du Congrès et de     la nouvelle administration américains&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_Romer.html#Note28"&gt;&lt;sup&gt;28&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;.     Or, selon les Russes, le Congrès américain pourrait avoir plusieurs     raisons de refuser, de réduire ou de retarder l’attribution d’une telle     aide. Ces raisons tiennent tout autant à l’absence d’habitude du     "lobbying" de la part des Russes que de mesures que pourrait     prendre Moscou, tant à l’égard du traité lui même que d’aspects plus     généraux de sa politique de défense. Ainsi, une transformation trop     rapide des missiles mirvés en missiles à une tête&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_Romer.html#Note29"&gt;&lt;sup&gt;29&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;     pourrait être mal perçu par les Américains qui pourraient prendre des     sanctions économiques ; des sanctions possibles également contre une     entrée trop massive de la Russie sur le marché mondial de l’armement     concurrençant les Américains.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;Ainsi, pour des raisons essentiellement     techniques et financières - les deux étant étroitement liées -,     plusieurs observateurs russes doutent que Moscou puisse remplir les     obligations liées à START II dans les délais prescrits. Inquiétude     à l’égard des intentions américaines, mais aussi peut-être jeu avec     Washington pour obtenir une aide financière la plus importante possible, à     l’instar de l’Ukraine qui adopte, on l’a vu, la même attitude, mais     dans la perspective de la ratification de START I.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;S’il fallait tirer un bilan de ces trois     ensembles de commentaires et arguments énoncés dans la perspectives de la     ratification de START II, on peut constater que certaines critiques     sont loin d’être dénuées de fondement. Pourtant, ces critiques     s’inscrivent dans une perspective que l’on croyait dépassée depuis     plusieurs années. Tous les arguments d’ordre stratégique, notamment,     quelque pertinents qu’ils soient, se réfèrent à des hypothèses     conflictuelles qui appartiennent de toute évidence aux années de la guerre     froide. L’éventualité d’une guerre nucléaire mondiale entre les     ex-deux systèmes, par ailleurs généralement considérée comme n’ayant     plus cours, est pourtant retenue comme l’hypothèse de base pour critiquer     START II. Est-ce dû à un défaut d’imagination stratégique ?     A une incapacité de penser le monde de l’après-guerre froide ? A la     difficulté de maîtriser des concepts nouveaux ? Peut-être tout cela     à la fois. A ce sujet, il est intéressant de constater que l’un des     arguments, peut-être essentiel, pour qui voudrait critiquer START II,     n’est avancé que fort timidement par certains experts et, dans tous les     cas, jamais développé.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;b&gt;     &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;Géopolitique et culture     stratégique russe&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;/b&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;Plus que la réduction des deux tiers des     forces stratégiques russes et américaines, ce qui caractérise en premier     lieu l’accord START II, plus encore que START I, est la     modification radicale de la structure de l’arsenal russe. Si l’on     reprend le tableau récapitulatif présenté plus haut, on s’aperçoit en     effet que la composition de l’arsenal stratégique russe sera en 2003     presque identique à celle de l’arsenal américain comme le montre     clairement la représentation graphique de ce même tableau :&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;&lt;img src="http://www.stratisc.org/images/Image58.gif" height="300" width="540" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;Or, il est communément admis qu’un Etat     compose son arsenal militaire en fonction de sa propre conception du monde,     de son projet politique global. Ce projet est logiquement le fruit d’une réflexion     sur l’espace occupé par l’Etat donné, sur la perception des menaces et     sur les éventuelles les agression contre son intégrité territoriale. En     d’autres termes, il est le fruit d’une réflexion géopolitique et géostratégique.     Ce n’est donc pas un hasard si la Russie - territoire au centre du &lt;i&gt;heartland&lt;/i&gt;     cher à Mackinder - s’est dotée d’un arsenal stratégique fondé     essentiellement sur les missiles basés à terre. ce n’est pas un hasard     non plus si, dès l’origine, ces missiles ont été considérés comme une     émanation et une extension de l’artillerie qui a toujours été une arme     privilégiée en Russie, avant comme après 1917. Les Etats-Unis, au     contraire, ont conçu leur armement nucléaire comme celui d’une puissance     maritime dotée de bases et de relais de sa puissance : d’où la     priorité donnée aux sous-marins et à l’aviation stratégiques. Certes,     de telles conceptions opposées ne facilitaient pas les négociations entre     les deux superpuissances d’hier, mais chacune gardait sa spécificité.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;Or, avec START II, comme on peut le     constater, la Russie adopte le modèle stratégique de l’adversaire     principal d’hier. Est-ce acceptable par les stratèges russes ?     Apparemment, cette question n’a pas fait l’objet de grands débats et     n’est guère mise en avant par les critiques de l’accord. A peine relève-t-on     à ce sujet quelques remarques qui ne sont pas même développées. Ainsi le     général Volkov, déjà cité, écrit-il : &lt;i&gt;"La structure des     forces stratégiques offensives deviendra-t-elle identique à celle des     Etats-Unis ? Aujourd’hui le rapport entre les ICBM et les SLBM est de     1 à 2 en faveur des premiers ; en 2003, ce rapport sera inversé"&lt;/i&gt; &lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_Romer.html#Note30"&gt;&lt;sup&gt;30&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;.     Mais, à l’appui cette affirmation, il se contente d’analyser la     viabilité et les avantages comparés de ces deux types de vecteurs. De son     côté, M. Georgiev, lui aussi déjà cité, est plus précis dans ses     questions, mais tout aussi absent dans ses réponses : &lt;i&gt;"le     poids accordé aux ICBM dans nos forces stratégiques n’est pas le fruit     du hasard. Il est fondé sur des considérations d’ordre non seulement     politique et économique, mais aussi d’ordre géopolitique" &lt;/i&gt;&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_Romer.html#Note31"&gt;&lt;sup&gt;31&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;.     Pourquoi cette discrétion ? On peut y voir deux explications possibles :     l’une plus économique, l’autre plus culturelle.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;L’accord signé et les négociations qui     l’ont précédé seraient inscrits dans la perspective de la crise économique     et du besoin pressant de l’aide occidentale que connaît la Russie. Dans     ces conditions, la soumission, car c’est bien de cela qu’il s’agit, de     la Russie à un modèle culturel étranger, serait le prix à payer pour     passer de la confrontation au partenariat avec les Etats-Unis. On peut     d’ailleurs se demander si Washington n’est pas en train d’appliquer à     la Russie la politique qui fut la sienne à l’égard de l’Europe     occidentale au lendemain de la guerre, notamment par le biais de l’aide     Marshall. En d’autres termes, un "partenaire" des Etats-Unis     peut-il adopter un modèle culturel différent - et pas seulement dans le     domaine stratégique - du modèle américain qui se conçoit comme     exemplaire ? Telle est, semble-t-il, l’une des questions que l’on     ne pose pas encore, au moins publiquement, à Moscou, mais peut-être aussi     dans une Russie plus provinciale.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;Cette interrogation conduit à émettre une     autre hypothèse, touchant plus directement les traditions culturelles     russes ou, plus précisément, le poids culturel de l’héritage soviétique.     En effet, l’approche géopolitique des phénomènes internationaux était     inexistante en URSS, en raison d’une incompatibilité totale entre le déterminisme     spatial que suggèrent de telles analyses et le déterminisme historique     propre au marxisme-léninisme, idéologie dominante d’alors. Les premières     analyses russes faisant explicitement appel - et de manière positive -     à la géopolitique ne seront publiées qu’au début de la décennie 1990.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;Mais on aurait pu craindre que quelque néophyte     zélé ne s’empare de l’affaire. Car au moment où la Russie     s’interroge sur sa propre identité culturelle et spatiale, une réflexion     de cet ordre s’inscrirait parfaitement dans un tel débat. Comment, en     effet, ceux - et ils sont la majorité, toutes tendances politiques     confondues - qui veulent redonner à la Russie sa place parmi les grandes     puissances, ne se sont-ils pas emparés de cet argument culturel ? Le réservent-ils     comme coup de grâce ? C’est une possibilité. En tout état de     cause, on peut penser que le débat sur la ratification tournera autour     d’un conflit entre les deux grands pôles de la pensée politique russe     d’aujourd’hui : les tenants d’un ancrage total dans la culture     occidentale - en l’occurrence américaine - sous couvert de "néo-occidentalisme",     particulièrement représentés au ministère russe des affaires étrangères ;     et les tenants d’un mouvement "néo-slavophile" visant à     redonner à la Russie la conscience d’un Etat-continent avec sa spécificité     et sa fierté ; une Russie qui devrait rester marquée par son espace     eurasiatique.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;Dans ces conditions, quel est l’avenir de     START II ? Les premiers commentaires émanant de Moscou     laissaient, deux mois après la signature de l’accord, une place     relativement importante à ses détracteurs. On constatait aussi - mais     quelle était l’importance du prisme déformateur de l’auteur des     compte-rendus ou des rédacteurs des supports de presse - des appréciations     pour le moins nuancées de ceux-là mêmes qui avaient négocié l’accord,     en l’occurrence de MM. Gratchev et Kozyrev. Assiste-t-on, dans ces     conditions, à une révision de la diplomatie russe, rendue nécessaire par     des raisons d’ordre essentiellement intérieur ? Au moment où le débat     institutionnel bat son plein en Russie, où l’on s’interroge sur la     tenue, le 11 avril, d’un référendum - dont on ignorait encore la nature     précise - le débat sur START pourrait-il être utilisé comme une     manifestation de sursaut de fierté nationale ? Si la complexité de la     situation intérieure russe ne permet pas de répondre à de telles     questions, il convient néanmoins de considérer que la ratification, puis     l’application de l’accord, ne sont pas a priori acquises.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt; &lt;/span&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;________&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;b&gt;    &lt;/b&gt;&lt;p&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;Notes:&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;b&gt;    &lt;span style=";font-family:Times New Roman;font-size:100%;"  &gt;     &lt;p&gt; &lt;/p&gt;     &lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;sup&gt;     &lt;/sup&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;sup&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a name="Note1"&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;1     &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;La réduction de 50 %     des arsenaux stratégiques était inscrite dans la première grande     proposition de désarmement lancée par M. Gorbatchev le 15 janvier 1986 et     qui visait à la liquidation totale de l’arme nucléaire d’ici l’an     2000. Une proposition qui s’inscrit alors largement dans la grande et     vieille tradition de stratégie déclaratoire propre à l’URSS depuis les     années vingt.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;sup&gt;     &lt;/sup&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;sup&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a name="Note2"&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;2     &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;&lt;i&gt;Izvestia&lt;/i&gt;, 26     juillet 1991. M. Arbatov est directeur de l’Institut des Etats-Unis de     l’Académie des Sciences de Russie.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;sup&gt;     &lt;/sup&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;sup&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a name="Note3"&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;3     &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;&lt;i&gt;Izvestia&lt;/i&gt;, 9     septembre 1991.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;sup&gt;     &lt;/sup&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;sup&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a name="Note4"&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;4     &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;&lt;i&gt;Izvestia&lt;/i&gt;, 7 octobre     1991.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;sup&gt;     &lt;/sup&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;sup&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a name="Note5"&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;5     &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;&lt;i&gt;Documents d’actualité     internationale&lt;/i&gt;, n° 7, 1er avril 1992, pp. 131-132. Cette proposition     est implicitement conditionnée à la participation des forces nucléaires     tierces à ce processus.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;sup&gt;     &lt;/sup&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;sup&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a name="Note6"&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;6     &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;Même si toutes les     questions liées de l’application du protocole de Lisbonne ne sont pas     encore résolues, notamment entre la Russie et l’Ukraine.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;sup&gt;     &lt;/sup&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;sup&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a name="Note7"&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;7     &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;Si l’on exclut la     proposition de M. Eltsine du 29 janvier ou encore celle de M. Gorbatchev du     15 janvier 1986 qui prévoyait la liquidation totale de l’arme nucléaire     d’ici l’an 2000. Mais celles-ci s’inscrivent plus dans la perspective     d’une stratégie déclaratoire que d’une base concrète de négociation.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;sup&gt;     &lt;/sup&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;sup&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a name="Note8"&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;8     &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;Voir notamment &lt;i&gt;Files on     Defence&lt;/i&gt;, USIS Paris, 26 juin 1992, p. 9.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;sup&gt;     &lt;/sup&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;sup&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a name="Note9"&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;9     &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;S. Blagovoline, "La     parité hier et aujourd’hui. Et demain ?", &lt;i&gt;Krasnaja Zvezda&lt;/i&gt;, 14     juillet 1992. C’est également autour de cette même notion que le     ministre de la défense avait défendu l’accord de Washington dans les &lt;i&gt;Izvestia&lt;/i&gt;     du 22 juin 1992.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;sup&gt;     &lt;/sup&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;sup&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a name="Note10"&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;10     &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;&lt;i&gt;Nezavisimaja Gazeta&lt;/i&gt;,     31 juillet 1992. Dans un autre article du même quotidien en date du 17     juillet, il était question de "politique émotionnelle".&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;sup&gt;     &lt;/sup&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;sup&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a name="Note11"&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;11     &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;&lt;i&gt;Krasnaja Zvezda&lt;/i&gt;, 4     février 1992, 31 juillet 1992, 28 janvier 1993.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;sup&gt;     &lt;/sup&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;sup&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a name="Note12"&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;12     &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;&lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt;, 16 décembre     1992.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;sup&gt;     &lt;/sup&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;sup&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a name="Note13"&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;13     &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;&lt;i&gt;Izvestia&lt;/i&gt;, 15 décembre,     &lt;i&gt;Krasnaja Zvezda&lt;/i&gt;, 16 et 18 décembre et &lt;i&gt;Nezavisimaja Gazeta&lt;/i&gt;, 17     décembre 1992.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;sup&gt;     &lt;/sup&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;sup&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a name="Note14"&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;14     &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;Compte rendu de     l’audition de M. Kozyrev au Soviet suprême, &lt;i&gt;Krasnaja Zvezda&lt;/i&gt;, 28     janvier 1993.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;sup&gt;     &lt;/sup&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;sup&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a name="Note15"&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;15     &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;Sur cette chronologie,     voir notamment la &lt;i&gt;Nezavisimaja Gazeta&lt;/i&gt;, 29 décembre 1992.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;sup&gt;     &lt;/sup&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;sup&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a name="Note16"&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;16     &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;Ibid.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;sup&gt;     &lt;/sup&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;sup&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a name="Note17"&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;17     &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;&lt;i&gt;Krasnaja Zvezda&lt;/i&gt;, 28     janvier 1993.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;sup&gt;     &lt;/sup&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;sup&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a name="Note18"&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;18     &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;Conférence de M. G.     Berdenikov (vice-ministre des affaires étrangères, chargé du désarmement)     à l’IFRI, 19 janvier 1993.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;sup&gt;     &lt;/sup&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;sup&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a name="Note19"&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;19     &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;Au moment où START 2 est     signé, la Biélorussie non plus n’avait pas encore ratifié START 1. Ceci     sera néanmoins fait un mois plus tard (&lt;i&gt;Izvestia&lt;/i&gt;, 6 février 1993).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;sup&gt;     &lt;/sup&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;sup&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a name="Note20"&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;20     &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;L’Ukraine dispose de 130     missiles SS19 à 6 têtes et de 46 SS24 à 10 têtes - soit 1240 ogives nucléaires     - des missiles mirvés destinés a priori à disparaître d’ici 2003. Elle     dispose également de 41 bombardiers à long rayon d’action équipés de     missiles de croisière : 20 Tu 160 et 21 Tu 195H .&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;sup&gt;     &lt;/sup&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;sup&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a name="Note21"&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;21     &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;Voir notamment &lt;i&gt;Krasnaja     Zvezda&lt;/i&gt;, 13 février 1993.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;sup&gt;     &lt;/sup&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;sup&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a name="Note22"&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;22     &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;Conférence de M.     Berdenikov, cité plus haut ; et interview de son homologue ukrainien, M.     Tarasjuk, &lt;i&gt;Nezavisimaja Gazeta&lt;/i&gt;, 11 février 1993.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;sup&gt;     &lt;/sup&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;sup&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a name="Note23"&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;23     &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;Interview du général-colonel     Kolesnikov, chef d’état-major général de l’armée russe, &lt;i&gt;Nezavisimaja     Gazeta&lt;/i&gt;, 11 février 1993. Ce qui confirme que, par le passé, cela n’était     pas réellement le cas !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;sup&gt;     &lt;/sup&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;sup&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a name="Note24"&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;24     &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;&lt;i&gt;Krasnaja Zvezda&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Izvestia&lt;/i&gt;     du 23 février 1993.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;sup&gt;     &lt;/sup&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;sup&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a name="Note25"&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;25     &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;&lt;i&gt;Krasnaja Zvezda&lt;/i&gt;, 28     janvier 1993.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;sup&gt;     &lt;/sup&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;sup&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a name="Note26"&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;26     &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;&lt;i&gt;Nezavisimaja Gazeta&lt;/i&gt;,     5 février 1993.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;sup&gt;     &lt;/sup&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;sup&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a name="Note27"&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;27     &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;&lt;i&gt;Krasnaja Zvezda&lt;/i&gt;, 28     janvier 1993.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;sup&gt;     &lt;/sup&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;sup&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a name="Note28"&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;28     &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;&lt;i&gt;Nezavisimaja Gazeta&lt;/i&gt;,     12 janvier 1993.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;sup&gt;     &lt;/sup&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;sup&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a name="Note29"&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;29     &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;Il s’agit des 105     missiles SS 19 dont le passage de 6 à 1 tête a été autorisé par le     traité. Les 195 restant, dont 130 en Ukraine, devant être détruits.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;sup&gt;     &lt;/sup&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;sup&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a name="Note30"&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;30     &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;&lt;i&gt;Krasnaja Zvezda&lt;/i&gt;,     art. cité, 28 janvier 1993.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;sup&gt;     &lt;/sup&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;sup&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a name="Note31"&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;31     &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;i&gt;Nezavisimaja     Gazeta&lt;/i&gt;, art. cité, 5 février 1993.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/31728677-5894131459048818920?l=raspoutine1916-sdr.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://raspoutine1916-sdr.blogspot.com/feeds/5894131459048818920/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=31728677&amp;postID=5894131459048818920' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31728677/posts/default/5894131459048818920'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31728677/posts/default/5894131459048818920'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://raspoutine1916-sdr.blogspot.com/2008/05/la-russie-face-start-ii.html' title='LA RUSSIE FACE A START II'/><author><name>Gortchov</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13488334039671889458</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-31728677.post-6197817798751881189</id><published>2008-05-19T15:04:00.000-07:00</published><updated>2008-05-19T15:06:43.710-07:00</updated><title type='text'>LES PAGES BLANCHES DE LA MARINE SOVIETIQUE</title><content type='html'>&lt;p align="center"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 128);font-family:Verdana;font-size:130%;"  &gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;b&gt;     &lt;p align="right"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;par Claude HUAN&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="right"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;pour stratistic.org&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;/b&gt;&lt;span style=";font-family:Times New Roman;font-size:6;"  &gt;     &lt;p&gt; &lt;/p&gt;     &lt;/span&gt;     &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;C’est avec l’apparition de la     "Glasnost" que des informations inédites au sujet de la marine     soviétique sont apparues dans la presse russe. Très vite s’est exprimé     le désir de voir enfin remplies les "pages blanches" de     l’histoire, en particulier de la marine.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;Dans une première phase, on a vu apparaître     de nombreux documents concernant des cadres "liquidés" par ordre     de Staline avant, pendant ou après la guerre&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_Huan.html#Note1"&gt;&lt;sup&gt;1&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt; ;     les amiraux disparus pendant la terrible période de 1937/1938 furent réhabilités,     ainsi que ceux emprisonnés après la guerre. Ils retrouvèrent, d’une     manière posthume certes, leur grade et leurs décorations&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_Huan.html#Note2"&gt;&lt;sup&gt;2&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;.     Tous ces livres ou articles démontrèrent que leur sanction n’avait comme     origine qu’un désaccord avec une décision de Staline. On a vu aussi     apparaître des précisions sur les circonstances dans lesquelles l’Armée     rouge transféra aux forces du ministère de l’intérieur les 10 000     prisonniers polonais de 1939, l’armée ne voulait pas se voir accusée des     massacres de 4 000 d’entre eux à Katyn. D’une manière générale,     on a observé une tendance nouvelle à faire la lumière sur le sort des     disparus. Beaucoup de précisions ont été fournies, encore qu’un certain     secret demeure car, dans certains cas, si la disparition injustifiée est     reconnue, les circonstances ne sont pas précisées&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_Huan.html#Note3"&gt;&lt;sup&gt;3&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;.     Certains "accidents" sont aujourd’hui reconnus comme     parfaitement planifiés, telle la destruction de l’avion finlandais &lt;i&gt;Kaleva&lt;/i&gt;     le 14 juin 1940 au dessus du golfe de Finlande, transportant la valise     diplomatique française qui fut récupérée par un sous-marin soviétique.     Deux diplomates français furent tués. Aucun dédommagement n’a encore été     versé&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_Huan.html#Note4"&gt;&lt;sup&gt;4&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;A côté de ces nouvelles informations sur     les personnes, ont été progressivement révélées les circonstances     d’accidents graves, entraînant des pertes humaines importantes. La première     révélation concerna la perte du cuirassé &lt;i&gt;Novorosiisk&lt;/i&gt; (ex italien &lt;i&gt;Giulio     Cesare &lt;/i&gt;) sauté le 29 octobre 1955 sur une mine allemande "oubliée"     dans le port de Sébastopol, entraînant 609 marins dans la mort, alors que     se trouvaient à bord sept amiraux dont le commandant en chef de la flotte     et vingt-huit officiers supérieurs. Cette annonce, publiée pour la première     fois le 14 mai 1988, le lendemain de la mort de l’amiral de la flotte     Gorchkov, entraîna la tenue de plusieurs conférences d’explication dans     les ports. Deux ouvrages ont déjà été publiés contenant le rapport de     la commission d’enquête nommée sur ordre de Krouchtchev et du maréchal     Joukov. Si les Russes apprenaient à cette occasion la cause du renvoi de     l’amiral de la flotte Kouznetsov&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_Huan.html#Note5"&gt;&lt;sup&gt;5&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt; et de     son remplacement par Gorchkov (ainsi que le mépris de Joukov pour la     marine), ils ignorent cependant encore aujourd’hui l’importance du     nombre des mines laissées par les Allemands en évacuant Sébastopol qui ne     furent jamais draguées et traînent encore dans le fond de la rade&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_Huan.html#Note6"&gt;&lt;sup&gt;6&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt; !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;D’autres révélations similaires ont eu     lieu avec des commentaires appropriés : perte du destroyer &lt;i&gt;Otvajny&lt;/i&gt;     le 30 août 1974 (24 morts) ; après avoir pris feu dans le port de Sébastpol,     il coula à l’extérieur de la rade à la suite d’une explosion de     munitions&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_Huan.html#Note7"&gt;&lt;sup&gt;7&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt; ; perte de l’escorteur &lt;i&gt;Mousson&lt;/i&gt;     le 16 avril 1987 en mer du Japon, coulé par une maquette cible (39 tués),     etc.&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_Huan.html#Note8"&gt;&lt;sup&gt;8&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;On se souvient qu’en novembre 1975,     l’Occident avait diffusé la nouvelle de la mutinerie du destroyer &lt;i&gt;Storojevoi&lt;/i&gt;     qui, ayant quitté Riga, avait cherché à rallier la Suède. A l’époque,     les Soviétiques n’avaient eu que des sarcasmes pour cette information.     Aujourd’hui, les Russes reconnaissent que l’officier en charge de la     propagande politique Valérie Sabline, après avoir pris le commandement du     navire le 9 novembre 1975 (anniversaire de la révolution d’octobre),     avait décidé de mettre le cap sur Leningrad pour lancer, depuis     l’endroit où Lénine avait invité les prolétaires à se révolter, un     message similaire&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_Huan.html#Note9"&gt;&lt;sup&gt;9&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;Dans un autre domaine, la presse révéla     qu’à bord du torpilleur &lt;i&gt;Kit&lt;/i&gt; (ex-allemand T-12) remorqué à     l’intérieur du lac Ladoga, avaient été conduits, sous la direction de     Beria en 1950, des travaux secrets sur la radioactivité et la protection     contre le strontium-90. Mais les archives de ces essais ont été cachées     dit-on. Ce navire fut ensuite abandonné, échoué sur une île du lac, dans     une zone interdite. Ce n’est qu’après l’incident de Tchernobyl que     des mesures appropriées auraient été prises&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_Huan.html#Note10"&gt;&lt;sup&gt;10&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;La diffusion de ces événements importants     fut largement commentée dans la presse et les revues spécialisées. Elle     est l’exemple type de la tendance, d’autant qu’avec l’évolution de     la situation politique, l’ouverture des archives s’est accélérée. De     nouvelles revues sont éditées, des brochures et des livres sur des sujets     tabous apparaissent. Une demande nouvelle est née en particulier concernant     le sort des disparus&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_Huan.html#Note11"&gt;&lt;sup&gt;11&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt; ! La perte du     sous-marin &lt;i&gt;Komsomolets&lt;/i&gt; accéléra une série de révélations     concernant les accidents survenus antérieurement&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_Huan.html#Note12"&gt;&lt;sup&gt;12&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;.     Les revues officielles ont commencé à publier la liste des pertes subies     pendant la deuxième guerre mondiale. Dans ce domaine, une certaine     concurrence se développe d’ailleurs avec l’édition privée, chacun     voulant faire connaître le véritable coût de la guerre. Cette remise en     cause s’étend à tous les domaines, certains auteurs démontrant que les     pertes de l’armée soviétique pendant la guerre atteindraient en réalité     le double des chiffres officiels, soit 33 millions d’hommes&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_Huan.html#Note13"&gt;&lt;sup&gt;13&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;Les autorités russes ont accepté de créer     avec les Etats-Unis une entreprise commune de publication des archives     militaires russes. Cette société dispose de correspondants à Moscou,     Kiev, Saint Petersbourg, qui s’efforcent d’obtenir la communication du     maximum de documents qui sont ensuite mis sur le marché à l’Ouest en     fac-similé. Contre des dollars, il est ainsi possible d’obtenir un nombre     considérable de documents inconnus : études des académies     militaires, règlements, journaux divers internes, analyse sur la stratégie     et la tactique de la deuxième guerre mondiale, discussions, listes détaillées     et analysées des pertes matérielles, journaux d’opérations de la Stavka     (haut-commandement), de la marine… La liste s’allonge tous les jours.     Mais l’obligation de posséder des dollars interdit au Russe de base     d’acquérir ces documents !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;De leur côté, les revues spécialisées     de la marine ont commencé à décrire les programmes gigantesques et démesurés     de construction navale établis sur ordre de Staline avant et pendant la     guerre, en particulier concernant les cuirassés et les porte-avions de 85 000     tonnes. Les caractéristiques des unités construites après la guerre sont     progressivement indiquées tandis que sont rapportées les discussions     internes, voire les oppositions, sur les choix à définir (concernant le     futur porte-avions par exemple)&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_Huan.html#Note14"&gt;&lt;sup&gt;14&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;En ce qui concerne les pertes humaines qui     se sont produites, depuis la guerre, sur les sous-marins, la presse a     commencé à livrer des informations inédites, bientôt relayées par des     ouvrages écrits par des spécialistes, par exemple Jiltsov, un des premiers     commandants de sous-marins atomiques, héros de l’Union soviétique,     premier Russe à avoir conduit son sous-marin jusqu’au Pôle nord en 1962     à l’instar du &lt;i&gt;Nautilus&lt;/i&gt; américain. En s’en tenant à toutes ces     déclarations, on observe que les Russes ont perdu au moins &lt;i&gt;vingt&lt;/i&gt;     sous-marins en 45 ans, dont cinq à propulsion nucléaire. Aux pertes, il     faut ajouter les nombreux accidents causés par négligence (sous-marin     coulant à quai, manœuvre de missiles). L’ensemble de ces catastrophes a     causé plus de sept cent vingt morts parmi les équipages, sans compter le     personnel irradié (auquel on conseillait de boire de la vodka pour écarter     l’action des radiations !). La majorité des accidents survenus sur     les sous-marins atomiques proviennent de fuites sur le réacteur déclenchant     des incendies non maîtrisés&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_Huan.html#Note15"&gt;&lt;sup&gt;15&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;. Mais     l’accident le plus spectaculaire s’est produit sur le sous-marin expérimental     (projet 570), le 10 août 1985, dans la baie de Chazma près de Vladivostok,     quand le réacteur explosa au moment de sa recharge. L’explosion projeta     des particules de matériel à plusieurs kilomètres. Plus de 100 000     curies de radioactivité furent mesurés alentour et il fallut plus de deux     heures pour éteindre l’incendie&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_Huan.html#Note16"&gt;&lt;sup&gt;16&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;Cette volonté d’ouverture s’est aussi     manifestée à l’état-major de la Marine qui a publié fin 1992 la liste     des 46 avaries survenues sur les bâtiments de 1987 à 1991. Sur les bâtiments     de surface, on observe de nombreux incendies sur les petits comme les grands     navires (15 sur 29 avaries signalées)&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_Huan.html#Note17"&gt;&lt;sup&gt;17&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;.     Depuis, un incendie important s’est d’ailleurs déclaré sur l’&lt;i&gt;Amiral     Zakharov&lt;/i&gt;. Les officiels reconnaissent que tous ces incidents proviennent     de trois causes : défauts de conception et de construction, complexité     du matériel non standardisé et faible sûreté, formation insuffisante du     personnel&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_Huan.html#Note18"&gt;&lt;sup&gt;18&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;. Les Russes cherchent en conséquence     désormais le concours des Américains. C’est ainsi que les amiraux Trost     et Crowe ont embarqué sur un sous-marin nucléaire Victor-3 et que     l’amiral Kaufman s’est vu offrir une sortie sur un sous-marin     lance-missiles stratégiques, le Typhon. D’autres développements dans ce     domaine sont en cours (&lt;i&gt;joint venture&lt;/i&gt; pour construire des sous-marins     servant comme laboratoire d’océanologie).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;Cette soif de vérité n’est pas sans     poser des problèmes à l’intérieur de la population. L’étalage de     toutes ces faiblesses atteint l’honneur russe. Il entraîne une remise en     cause des générations antérieures qui tiennent les rênes du pouvoir, à     partir du moment où les nouvelles générations ont la confirmation     formelle que tous les chiffres publiés étaient faux, qu’ils étaient établis     par rapport à ceux des Etats-Unis pour prouver que le système marxiste était     supérieur au capitaliste. Cette dernière tendance n’a pas disparu. Si     les revues officielles mentionnent les incidents en détails, elles savent     toujours publier une source occidentale donnant un chiffre supérieur pour     les Etats-Unis, en ajoutant que, sur une période récente, les chiffres     russes sont en diminution (en pourcentage). Il faudra du temps pour oublier     cette bonne vieille méthode.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;Des protestations s’élèvent parfois.     Ainsi, en juin 1990, la population de Sovgavane n’a pas hésité à     manifester contre l’insécurité que développait la radioactivité des     sous-marins nucléaires remorqués dans le port. A l’intérieur des rédactions     officielles des revues, s’installe une lutte entre les anciens et les     modernes, et les changements se produisent d’une manière inattendue pour     le lecteur. Pour éviter trop de secousses, les autorités publient elles-mêmes     les grandes lignes des informations vendues en dollars aux Occidentaux.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;*&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;* *&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;La Glasnost a entraîné chez les Russes     l’ouverture de nombreuses archives concernant les crimes de Staline et du     système politique. Les victimes ont été réhabilitées. La vérité sur     cette période commence à sortir des ténèbres marxistes. En ce qui     concerne la marine, les révélations abondent progressivement sur     l’importance des accidents et des négligences. Les archives sont mises en     vente contre des dollars. Si la demande de vérité ne cesse de croître,     les autorités s’efforcent de canaliser cette tendance par crainte d’une     trop grande remise en cause des générations anciennes. Mais elles espèrent     en révélant ces faiblesses obtenir le concours des Occidentaux pour y remédier.     C’est la grande inconnue de demain.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;table border="1" cellpadding="5" cellspacing="1" width="567"&gt;&lt;br /&gt;    &lt;tbody&gt;&lt;br /&gt;      &lt;tr&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td valign="top" width="20%"&gt;&lt;br /&gt;          &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;Date&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;        &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td valign="top" width="16%"&gt;&lt;br /&gt;          &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;Bâtiment&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;        &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td valign="top" width="15%"&gt;&lt;br /&gt;          &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;Classe&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;        &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td valign="top" width="19%"&gt;&lt;br /&gt;          &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;Lieu de&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;          &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;l’accident&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;        &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td colspan="2" valign="top" width="20%"&gt;&lt;br /&gt;          &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;Cause de&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;          &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;l’accident&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;        &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td valign="top" width="10%"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;          &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;Pertes&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;        &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;      &lt;/tr&gt;&lt;br /&gt;      &lt;tr&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td valign="top" width="20%"&gt;&lt;br /&gt;          &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;1956&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;        &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td valign="top" width="16%"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/td&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td valign="top" width="15%"&gt;&lt;br /&gt;          &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;Projet 615&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;          &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;(Québec)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;        &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td valign="top" width="19%"&gt;&lt;br /&gt;          &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;mer Baltique&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;        &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td colspan="2" valign="top" width="20%"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/td&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td valign="top" width="10%"&gt;&lt;br /&gt;          &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;40&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;        &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;      &lt;/tr&gt;&lt;br /&gt;      &lt;tr&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td valign="top" width="20%"&gt;&lt;br /&gt;          &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;22 août 1957&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;        &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td valign="top" width="16%"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/td&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td valign="top" width="15%"&gt;&lt;br /&gt;          &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;Projet 613&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;          &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;(Whisky)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;        &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td valign="top" width="19%"&gt;&lt;br /&gt;          &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;mer Noire&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;        &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td colspan="2" valign="top" width="20%"&gt;&lt;br /&gt;          &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;incendie&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;        &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td valign="top" width="10%"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/td&gt;&lt;br /&gt;      &lt;/tr&gt;&lt;br /&gt;      &lt;tr&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td valign="top" width="20%"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;          &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;11 mai 1959&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;        &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td valign="top" width="16%"&gt;&lt;br /&gt;          &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;S-99&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;        &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td valign="top" width="15%"&gt;&lt;br /&gt;          &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;Projet 617&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;          &lt;p align="center"&gt; &lt;/p&gt;&lt;br /&gt;        &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td valign="top" width="19%"&gt;&lt;br /&gt;          &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;mer Baltique&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;        &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td colspan="2" valign="top" width="20%"&gt;&lt;br /&gt;          &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;incendie&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;        &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td valign="top" width="10%"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/td&gt;&lt;br /&gt;      &lt;/tr&gt;&lt;br /&gt;      &lt;tr&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td valign="top" width="20%"&gt;&lt;br /&gt;          &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;27 janvier 1961&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;        &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td valign="top" width="16%"&gt;&lt;br /&gt;          &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;S-80&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;        &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td valign="top" width="15%"&gt;&lt;br /&gt;          &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;Projet 617 modifié&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;        &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td valign="top" width="19%"&gt;&lt;br /&gt;          &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;mer de Barentz&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;        &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td colspan="2" valign="top" width="20%"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/td&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td valign="top" width="10%"&gt;&lt;br /&gt;          &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;68&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;        &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;      &lt;/tr&gt;&lt;br /&gt;      &lt;tr&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td valign="top" width="20%"&gt;&lt;br /&gt;          &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;11 janvier 1962&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;        &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td valign="top" width="16%"&gt;&lt;br /&gt;          &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;B-37&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;        &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td valign="top" width="15%"&gt;&lt;br /&gt;          &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;Tango&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;        &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td valign="top" width="19%"&gt;&lt;br /&gt;          &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;Polyarny&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;        &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td colspan="2" valign="top" width="20%"&gt;&lt;br /&gt;          &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;explosion de&lt;br /&gt;          torpilles à quai&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;        &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td valign="top" width="10%"&gt;&lt;br /&gt;          &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;122&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;        &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;      &lt;/tr&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;      &lt;tr&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td valign="top" width="20%"&gt;&lt;br /&gt;          &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;octobre 1963&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;        &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td valign="top" width="16%"&gt;&lt;br /&gt;          &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;K...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;        &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td valign="top" width="15%"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;          &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;Foxtrot&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;        &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td valign="top" width="19%"&gt;&lt;br /&gt;          &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;mer de Barentz&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;        &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td colspan="2" valign="top" width="20%"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/td&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td valign="top" width="10%"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/td&gt;&lt;br /&gt;      &lt;/tr&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;      &lt;tr&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td valign="top" width="20%"&gt;&lt;br /&gt;          &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;16 juillet 1965&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;        &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td valign="top" width="16%"&gt;&lt;br /&gt;          &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;K-27&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;        &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td valign="top" width="15%"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;          &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;November&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;        &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td valign="top" width="19%"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/td&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td colspan="2" valign="top" width="20%"&gt;&lt;br /&gt;          &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;incendie et sabordé&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;        &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td valign="top" width="10%"&gt;&lt;br /&gt;          &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;5&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;        &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;      &lt;/tr&gt;&lt;br /&gt;      &lt;tr&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td valign="top" width="20%"&gt;&lt;br /&gt;          &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;8 mars 1968&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;        &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td valign="top" width="16%"&gt;&lt;br /&gt;          &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;K-129&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;        &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td valign="top" width="15%"&gt;&lt;br /&gt;          &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;Golf 2&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;        &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td valign="top" width="19%"&gt;&lt;br /&gt;          &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;près de Hawaï&lt;br /&gt;          (renfloué par les Etats-Unis)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;        &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td colspan="2" valign="top" width="20%"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/td&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td valign="top" width="10%"&gt;&lt;br /&gt;          &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;97&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;        &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;      &lt;/tr&gt;&lt;br /&gt;      &lt;tr&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td valign="top" width="20%"&gt;&lt;br /&gt;          &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;11 avril 1970&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;        &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td valign="top" width="16%"&gt;&lt;br /&gt;          &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;K-8&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;        &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td valign="top" width="15%"&gt;&lt;br /&gt;          &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;November&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;        &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td valign="top" width="19%"&gt;&lt;br /&gt;          &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;golfe de Gascogne&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;        &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td colspan="2" valign="top" width="20%"&gt;&lt;br /&gt;          &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;incendie&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;        &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td valign="top" width="10%"&gt;&lt;br /&gt;          &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;52&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;        &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;      &lt;/tr&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;      &lt;tr&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td valign="top" width="20%"&gt;&lt;br /&gt;          &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;24 octobre 1981&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;        &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td valign="top" width="16%"&gt;&lt;br /&gt;          &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;S-178&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;        &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td valign="top" width="15%"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;          &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;Whisky&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;        &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td valign="top" width="19%"&gt;&lt;br /&gt;          &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;près de Vladivostok&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;        &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td colspan="2" valign="top" width="20%"&gt;&lt;br /&gt;          &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;collision&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;        &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td valign="top" width="10%"&gt;&lt;br /&gt;          &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;32&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;        &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;      &lt;/tr&gt;&lt;br /&gt;      &lt;tr&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td valign="top" width="20%"&gt;&lt;br /&gt;          &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;24 juin 1983&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;        &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td valign="top" width="16%"&gt;&lt;br /&gt;          &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;K-429&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;        &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td valign="top" width="15%"&gt;&lt;br /&gt;          &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;Charlie 2&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;        &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td valign="top" width="19%"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;          &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;Kamtchatka&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;        &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td colspan="2" valign="top" width="20%"&gt;&lt;br /&gt;          &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;explosion et&lt;br /&gt;          incendie&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;        &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td valign="top" width="10%"&gt;&lt;br /&gt;          &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;17&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;        &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;      &lt;/tr&gt;&lt;br /&gt;      &lt;tr&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td valign="top" width="20%"&gt;&lt;br /&gt;          &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;10 août 1985&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;        &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td valign="top" width="16%"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/td&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td valign="top" width="15%"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;          &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;Projet 670&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;          &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;(Victor)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;        &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td valign="top" width="19%"&gt;&lt;br /&gt;          &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;près de Vladivostok&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;        &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td colspan="2" valign="top" width="20%"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;          &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;explosion du réacteur&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;        &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td valign="top" width="10%"&gt;&lt;br /&gt;          &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;10&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;        &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;      &lt;/tr&gt;&lt;br /&gt;      &lt;tr&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td valign="top" width="20%"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;          &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;6 octobre 1986&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;        &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td valign="top" width="16%"&gt;&lt;br /&gt;          &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;K-219&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;        &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td valign="top" width="15%"&gt;&lt;br /&gt;          &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;Yankee 2&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;        &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td valign="top" width="19%"&gt;&lt;br /&gt;          &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;Bermudes&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;        &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td colspan="2" valign="top" width="20%"&gt;&lt;br /&gt;          &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;incendie&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;        &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td valign="top" width="10%"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;          &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;4&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;        &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;      &lt;/tr&gt;&lt;br /&gt;      &lt;tr&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td valign="top" width="20%"&gt;&lt;br /&gt;          &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;7 avril 1989&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;        &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td valign="top" width="16%"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;          &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;K-278&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;        &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td valign="top" width="15%"&gt;&lt;br /&gt;          &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;Mike&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;        &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td valign="top" width="19%"&gt;&lt;br /&gt;          &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;mer de Barentz&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;        &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td colspan="2" valign="top" width="20%"&gt;&lt;br /&gt;          &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;incendie&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;        &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td valign="top" width="10%"&gt;&lt;br /&gt;          &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;42&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;        &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;      &lt;/tr&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;      &lt;tr&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td valign="top" width="20%"&gt;&lt;br /&gt;          &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;        &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td valign="top" width="16%"&gt;&lt;br /&gt;          &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;sous-marin&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;        &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td valign="top" width="15%"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/td&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td valign="top" width="19%"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/td&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td colspan="2" valign="top" width="20%"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/td&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td valign="top" width="10%"&gt;&lt;br /&gt;          &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;        &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;      &lt;/tr&gt;&lt;br /&gt;      &lt;tr&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td valign="top" width="20%"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;          &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;        &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td valign="top" width="16%"&gt;&lt;br /&gt;          &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;sous-marin&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;        &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td colspan="5" valign="top" width="54%"&gt;&lt;br /&gt;          &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;(Les Russes n’ont&lt;br /&gt;          pas encore fourni les&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;        &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td colspan="2" valign="top" width="10%"&gt;&lt;br /&gt;          &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;        &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;      &lt;/tr&gt;&lt;br /&gt;      &lt;tr&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td valign="top" width="20%"&gt;&lt;br /&gt;          &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;        &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td valign="top" width="16%"&gt;&lt;br /&gt;          &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;sous-marin&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;        &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td colspan="5" valign="top" width="54%"&gt;&lt;br /&gt;          &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;identités et les&lt;br /&gt;          circonstances)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;        &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td colspan="2" valign="top" width="10%"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;          &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;        &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;      &lt;/tr&gt;&lt;br /&gt;      &lt;tr&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td valign="top" width="20%"&gt;&lt;br /&gt;          &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;        &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td valign="top" width="16%"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;          &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;sous-marin&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;        &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td valign="top" width="15%"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/td&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td valign="top" width="19%"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/td&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td colspan="2" valign="top" width="20%"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/td&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td valign="top" width="10%"&gt;&lt;br /&gt;          &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;        &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;      &lt;/tr&gt;&lt;br /&gt;      &lt;tr&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td valign="top" width="20%"&gt;&lt;br /&gt;          &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;        &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td valign="top" width="16%"&gt;&lt;br /&gt;          &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;sous-marin&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;        &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td valign="top" width="15%"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/td&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td valign="top" width="19%"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/td&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td colspan="2" valign="top" width="20%"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/td&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td valign="top" width="10%"&gt;&lt;br /&gt;          &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;        &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;      &lt;/tr&gt;&lt;br /&gt;      &lt;tr&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td valign="top" width="20%"&gt;&lt;br /&gt;          &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;        &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td valign="top" width="16%"&gt;&lt;br /&gt;          &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;sous-marin&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;        &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td valign="top" width="15%"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/td&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td valign="top" width="19%"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/td&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td colspan="2" valign="top" width="20%"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/td&gt;&lt;br /&gt;        &lt;td valign="top" width="10%"&gt;&lt;br /&gt;          &lt;p align="center"&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;        &lt;/td&gt;&lt;br /&gt;      &lt;/tr&gt;&lt;br /&gt;    &lt;/tbody&gt;&lt;br /&gt;  &lt;/table&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;Note : projet 613, 615... est la désignation     soviétique, Foxtrot, Mike, Tango... la désignation de l’OTAN.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;Source : &lt;i&gt;Sur la piste des     catastrophes sous-marines&lt;/i&gt;, Moscou, 1992.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;b&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;________&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;Notes:&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;span style=";font-family:Times New Roman;font-size:100%;"  &gt;     &lt;p&gt; &lt;/p&gt;     &lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;sup&gt;     &lt;/sup&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;sup&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a name="Note1"&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;1     &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;434 officiers généraux     sur 684 (63 %), &lt;i&gt;Journal historique militaire&lt;/i&gt;, Moscou, 1988/10.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;sup&gt;     &lt;/sup&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;sup&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a name="Note2"&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;2     &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;&lt;i&gt;Le patriote soviétique&lt;/i&gt;,     1991/9, e.g.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;sup&gt;     &lt;/sup&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;sup&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a name="Note3"&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;3     &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;2 468 524     personnes au goulag à la mort de Staline, 642 980 condamnés à mort     de 1921 à 1954 pour activités "contre-révolutionnaires", &lt;i&gt;Journal     historique militaire&lt;/i&gt;, Moscou, 1991/7.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;sup&gt;     &lt;/sup&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;sup&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a name="Note4"&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;4     &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;&lt;i&gt;Echo de la Planète&lt;/i&gt;,     n° 43, octobre 1992.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;sup&gt;     &lt;/sup&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;sup&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a name="Note5"&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;5     &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;Cf. Claude Huan, "La     fantastique carrière de l’amiral Kouznetsov", &lt;i&gt;Stratégique 47&lt;/i&gt;,     1990-3.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;sup&gt;     &lt;/sup&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;sup&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a name="Note6"&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;6     &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;&lt;i&gt;La perte mystérieuse     du cuirassé Novorosiisk&lt;/i&gt;, Saint Pétersbourg, 1990 et 1992.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;sup&gt;     &lt;/sup&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;sup&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a name="Note7"&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;7     &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;&lt;i&gt;Journal historique de     la marine&lt;/i&gt;, Saint Pétersbourg, 1992/3.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;sup&gt;     &lt;/sup&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;sup&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a name="Note8"&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;8     &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;&lt;i&gt;Les nouvelles de Moscou&lt;/i&gt;,     6 août 1992.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;sup&gt;     &lt;/sup&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;sup&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a name="Note9"&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;9     &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;&lt;i&gt;Le patriote soviétique&lt;/i&gt;,     1991, n° 4 ; &lt;i&gt;La patrie&lt;/i&gt;, 1990, n° 2.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;sup&gt;     &lt;/sup&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;sup&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a name="Note10"&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;10     &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;&lt;i&gt;L’Etoile rouge&lt;/i&gt;,     Moscou, 21 octobre 1990.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;sup&gt;     &lt;/sup&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;sup&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a name="Note11"&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;11     &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;&lt;i&gt;L’interlocuteur&lt;/i&gt;,     n° 14, avril 1991.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;sup&gt;     &lt;/sup&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;sup&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a name="Note12"&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;12     &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;&lt;i&gt;Znamja&lt;/i&gt;, Moscou,     1990/9.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;sup&gt;     &lt;/sup&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;sup&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a name="Note13"&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;13     &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;&lt;i&gt;Revue du centre d’études     russes&lt;/i&gt;, 1991/12.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;sup&gt;     &lt;/sup&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;sup&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a name="Note14"&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;14     &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;&lt;i&gt;Revue des constructions     navales&lt;/i&gt;, Saint Pétersbourg.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;sup&gt;     &lt;/sup&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;sup&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a name="Note15"&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;15     &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;Le K19, premier sous-marin     nucléaire, était surnommé Hiroshima !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;sup&gt;     &lt;/sup&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;sup&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a name="Note16"&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;16     &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;&lt;i&gt;Znamja&lt;/i&gt;, Moscou,     1990/9.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;sup&gt;     &lt;/sup&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;sup&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a name="Note17"&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;17     &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;Porte-avions &lt;i&gt;Kiev,     Minsk, Amiral Gorshkov, &lt;/i&gt;croiseur&lt;i&gt; Amiral Nakhimov, &lt;/i&gt;etc&lt;i&gt;.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;sup&gt;     &lt;/sup&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;sup&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a name="Note18"&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;18     &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;&lt;i&gt;Revue maritime&lt;/i&gt;,     Moscou, 1992 8/9.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/31728677-6197817798751881189?l=raspoutine1916-sdr.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://raspoutine1916-sdr.blogspot.com/feeds/6197817798751881189/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=31728677&amp;postID=6197817798751881189' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31728677/posts/default/6197817798751881189'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31728677/posts/default/6197817798751881189'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://raspoutine1916-sdr.blogspot.com/2008/05/les-pages-blanches-de-la-marine.html' title='LES PAGES BLANCHES DE LA MARINE SOVIETIQUE'/><author><name>Gortchov</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13488334039671889458</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-31728677.post-751724543119371673</id><published>2008-05-19T15:02:00.000-07:00</published><updated>2008-05-19T15:04:22.135-07:00</updated><title type='text'>UNE ARMÉE SANS ETAT</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt; &lt;/span&gt;     &lt;blockquote&gt;       &lt;p align="right"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;&lt;b&gt;par Françoise THOM&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="right"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;&lt;b&gt; pour stratistic.or/&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;/blockquote&gt;     &lt;p align="right"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;blockquote&gt;       &lt;blockquote&gt;         &lt;blockquote&gt;           &lt;blockquote&gt;             &lt;blockquote&gt;               &lt;i&gt;               &lt;/i&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;"Où est               notre patrie ? Elle n’existe plus. La CEI est une fiction,               depuis le premier jour… Où est l’unité de l’armée qui               nous a été annoncée ? Elle a disparu et ne réapparaîtra               jamais".&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;i&gt;              &lt;/i&gt;               &lt;p align="right"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Colonel Viktor               Alksnis, 17 janvier 1992.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;               &lt;i&gt;               &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;"Quand je               suis seul face à moi-même, je me demande : à qui dois-je               obéir ? Il y a 11 présidents dans la CEI…"&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;               &lt;/i&gt;               &lt;p align="right"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Maréchal               Chapochnikov&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;             &lt;/blockquote&gt;           &lt;/blockquote&gt;         &lt;/blockquote&gt;       &lt;/blockquote&gt;     &lt;/blockquote&gt;     &lt;b&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;font-size:6;"&gt;     &lt;p align="center"&gt; &lt;/p&gt;     &lt;/span&gt;     &lt;/b&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;UNE ARMEE SANS ETAT     - (1)&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p align="justify"&gt;&lt;a name="Home"&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;     &lt;h2 align="justify"&gt;&lt;a name="Chapitre1"&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Prologue :     le précédent historique&lt;/span&gt;&lt;/h2&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Le problème de la flotte de la mer Noire     s’est déjà posé en des termes très similaires à ceux     d’aujourd’hui : en juin-juillet 1917, un conflit éclate entre la     Russie et l’Ukraine dont la Rada (Conseil) centrale vient de former un     gouvernement. Le 23 juin, la Rada publie son premier Universal, qui revient     à une déclaration d’autonomie (mais non de sécession). Simon Petlura     est nommé secrétaire général aux affaires militaires. Moscou envoie à     Kiev une délégation composée de Kerenski, Tseretelli et Tereshchenko. La     tentative de compromis&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_THOM2_tdm.html#Note1"&gt;&lt;sup&gt;1&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt; qui en résulte     entraîne une crise gouvernementale à Pétrograd. Les cadets quittent le     gouvernement. Le premier régiment ukrainien est formé début mai. Du 18 au     21 mai, se tient le premier Congrès militaire ukrainien qui réunit 700 délégués     représentant les 1 580 700 soldats ukrainiens du front et des     garnisons. Le Congrès adopte une résolution appelant à la création     d’unités nationales ukrainiennes. Les autorités russes s’y opposent     catégoriquement. Le 17 août, le gouvernement provisoire publie une     "Instruction provisoire au secrétariat général de la Rada centrale     ukrainienne" qui délimite les régions de souveraineté de l’Ukraine     et les sphères de compétence du gouvernement ukrainien. La Défense n’en     fait point partie. Cette instruction suscita un vif mécontentement à Kiev.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Simon Petlura déployait depuis juin de     grands efforts pour mettre sur pied des unités ukrainiennes, ce qui     n’allait pas sans peine, non seulement à cause de l’opposition du     gouvernement russe, mais en raison de l’antimilitarisme et du pacifisme     foncier du nouveau gouvernement ukrainien dominé par les socialistes, sans     parler de l’anarchie régnant dans les troupes. Il avait cherché à     s’assurer le soutien et l’aide de la France pour la création de l’armée     ukrainienne.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;La Rada ukrainienne refuse de reconnaître     le régime bolchevik ; le 17 novembre, elle décide d’étendre sa     souveraineté sur la Crimée et de se doter d’un ministère de la Défense     confié à S. Petlura. Les Ukrainiens recherchent d’abord l’appui des     alliés mais la France se dérobe. Le 17 décembre, le gouvernement soviétique     envoie un ultimatum à Kiev, exigeant que l’Ukraine &lt;i&gt;"cesse de désorganiser     le front",&lt;/i&gt; c’est-à-dire de transférer les détachements     ukrainiens en Ukraine et de désarmer les unités de gardes rouges en     Ukraine. Les autorités ukrainiennes ripostent en réclamant une armée     ukrainienne et la non-ingérence de Moscou dans les affaires ukrainiennes.     Il devient impossible d’éluder le choix entre les alliés et les     Allemands. Petlura est favorable aux alliés et souhaiterait continuer la     guerre à leurs côtés ; mais le parti pro-allemand l’emporte et     Petlura démissionne. Le gouvernement ukrainien sera représenté à     Brest-Litovsk. Les Bolcheviks espéraient que le Congrès des Soviets de     Kiev leur donnerait la majorité et leur permettrait de déstabiliser la     Rada : il n’en fut rien. Les Bolcheviks furent obligés de se     rabattre sur Kharkov où ils créèrent &lt;i&gt;"le seul gouvernement     ukrainien légitime" &lt;/i&gt;composé d’une poignée de bolcheviks dévoués     à Moscou, selon un procédé qui deviendra classique. Le 19 janvier 1918,     ce gouvernement déclare la guerre à la Rada. Le 22 janvier 1918,     l’Ukraine proclame son indépendance. Quelques jours plus tard, les     bolcheviks de Kiev se soulèvent, mais ils sont écrasés par les troupes de     Petlura. Début février, les Ukrainiens seront obligés de demander     l’aide des troupes allemandes pour défaire l’armée rouge qui a pris     Kiev.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Entre temps, la flotte de la mer Noire     s’est divisée. A Odessa et à Sébastopol, certains bâtiments se déclarent     ukrainiens dès la fin novembre 1917. L’amiral Nemets, commandant de la     flotte de la mer Noire, se place sous la juridiction ukrainienne. Début     1918, les Bolcheviks parviennent à s’emparer de la Crimée. le 21 mars     1918, le Soviet de Tauride proclame l’indépendance d la Crimée. Le but     de la manœuvre était bien entendu de maintenir le contrôle de la RSFSR     sur la flotte et sur la région. La &lt;i&gt;Prava de Tauride&lt;/i&gt; n’en fait pas     mystère : &lt;i&gt;"Le fait que la province de Tauride se proclame Etat     indépendant montre que les démocrates révolutionnaires de Crimée ne     reconnaissent pas les prétentions impérialistes de la Rada ukrainienne     bourgeoise".&lt;/i&gt; Cependant le traité de Brest-Litovsk oblige les     Bolcheviks à &lt;i&gt;"retirer immédiatement d’Ukraine les troupes russes     et les gardes rouges" &lt;/i&gt;et à faire la paix avec la république     d’Ukraine. Les négociations s’engagent fin mars. En avril, les troupes     allemandes et ukrainiennes occupent la Crimée (les Allemands ne laisseront     à l’Ukraine que le contrôle de la Crimée du Nord). Trotski donne     l’ordre à la flotte de gagner Novorossisk. Le commandant de la flotte,     l’amiral Sabline, n’en fait rien : il menait des négociations en     vue d’un protectorat ukrainien sur la flotte. Cependant, le 30 avril, une     partie de la flotte lève l’ancre et part pour Novorossisk. Les Allemands     autorisent la formation d’un gouvernement local en Crimée, à la grande déception     des autorités ukrainiennes. L’hetman Skoropadski, qui succède à la Rada     le 29 avril, luttera plus énergiquement encore pour la Crimée et la flotte     de la mer Noire. Il adresse aux autorités allemandes une note éloquente :     &lt;i&gt;"Sans la Crimée l’Ukraine ne peut pas devenir un Etat fort,     surtout du point de vue économique. Si l’Ukraine se trouve coupée de la     mer de façon artificielle, elle n’aura de cesse d’avoir conquis la côte,     ce qui entraînera des tensions avec l’Etat qui s’est emparé de la Crimée"     &lt;/i&gt;Le ministère des Affaires étrangères ukrainien fait chorus : &lt;i&gt;"L’Etat     ukrainien ne pourra jamais se développer normalement sans la Crimée".     &lt;/i&gt;Le gouvernement de Crimée ayant interdit la propagande ukrainienne,     Kiev met en place un blocus économique de la région. En septembre, le     gouvernement de Crimée capitule. La Crimée est déclarée région autonome     au sein de l’Ukraine. Elle a le droit d’avoir un parlement et une armée.     En même temps, les autorités ukrainiennes ne cessent de réclamer aux     Allemands la restitution de la flotte restée sous leur contrôle après     l’occupation de la Crimée et la récupération des navires partis à     Novorossisk. A la fin de l’été, les Allemands se disposent à satisfaire     ces demandes. Kiev crée un ministère de la Marine, confié au     contre-amiral Maximov. En octobre, la flotte de la mer Noire battait le     pavillon ukrainien. La défaite allemande renversera la fortune de     l’Ukraine&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_THOM2_tdm.html#Note2"&gt;&lt;sup&gt;2&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;. La Crimée sera occupée par     les Alliés qui, préoccupés de restaurer l’empire des tsars, feront la     sourde oreille aux demandes des nationalistes ukrainiens.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Il est indispensable de tenir compte de la     période 1917-1921 si l’on veut comprendre le comportement des nouveaux     Etats issus de l’URSS, et surtout leur hâte, qui autrement peut nous     sembler puérile, à se constituer une force armée nationale. La plupart     des Etats sortis des décombres de l’empire russe en 1917-1918 sont     gouvernés par des socialistes de tendance pacifiste : c’est le cas     notamment des mencheviks géorgiens et de la Rada ukrainienne. Ces     gouvernements se montrèrent inconscients devant la menace bolchevique, et     leur légèreté en matière de défense entraîna la rapide conquête des     Etats nouvellement indépendants par l’armée Rouge. Ce souvenir est     extraordinairement présent aujourd’hui&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_THOM2_tdm.html#Note3"&gt;&lt;sup&gt;3&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;b&gt;     &lt;/b&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;UNE ARMEE SANS ETAT     - (2)&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;span style="font-family:Times New Roman;font-size:6;color:#330099;"&gt;     &lt;p&gt; &lt;/p&gt;     &lt;/span&gt;     &lt;p align="justify"&gt;&lt;a name="Home"&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;     &lt;b&gt;     &lt;/b&gt;&lt;h2 align="justify"&gt;&lt;a name="Chapitre2"&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;L’échec     du projet de Forces armées unies de la CEI&lt;/span&gt;&lt;/h2&gt; &lt;b&gt;    &lt;/b&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Dans l’esprit des dirigeants russes, la     création de la CEI le 8 décembre 1991 répondait à deux objectifs (outre     la volonté évidente de se débarrasser de Gorbatchev) : stopper la dérive     indépendantiste de l’Ukraine (le référendum en faveur de l’indépendance     a eu lieu le 1er décembre) et préserver l’unité des forces armées,     autour de laquelle, pensent les dirigeants russes, se reconstituera celle de     l’Etat. Eltsine l’a emporté sur Gorbatchev car il a su se rallier     l’armée. Le 11 décembre 1991, il a rencontré les militaires pour les     gagner à sa cause. Il leur promet entre autres que ni lui ni Kravtchouk ne     se proclameront commandants en chef des forces armées&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_THOM2_tdm.html#Note4"&gt;&lt;sup&gt;4&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;.     La déclaration de Minsk du 8 décembre, qui fonde la CEI, prévoit que les     normes juridiques de l’URSS ne sont plus valables sur le territoire de la     CEI : ceci équivaut à une bombe à retardement pour l’armée et     certains militaires en sont conscients, comme le général Lobov, chef de     l’état-major, qui donne sa démission en la justifiant par son souci de     conserver l’unité des forces armées&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_THOM2_tdm.html#Note5"&gt;&lt;sup&gt;5&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Dès le premier mois de son existence, la     CEI s’est divisée en trois "blocs" sur la question de     l’avenir des troupes de l’ex-URSS. La Russie et l’Asie centrale,     Kazakhstan en tête, souhaitent ainsi la préservation d’une armée unie,     cependant que l’Ukraine revendique une force nationale indépendante et     dotée d’importants moyens, et que des Etats tels que la Biélorussie et     l’Azerbaïdjan ont une position intermédiaire : les unités     conventionnelles ont été "nationalisées", tandis que celles     appelées "stratégiques" sont laissées à la Communauté des     Etats Indépendants. La rencontre de Minsk du 14 février 1992 marque la fin     de l’utopie d’une force armée unie sur le territoire de la CEI. Les     trouble-fête ont été l’Ukraine, la Moldova et l’Azerbaïdjan ;     la Biélorussie a fini par emboîter le pas. A la phrase exaspérée du maréchal     Chapochnikov : &lt;i&gt;"Je ne peux pas limoger tous les généraux !"&lt;/i&gt;     les représentants de l’Azerbaïdjan rétorquent : &lt;i&gt;"Et     pourquoi diable les nourririons-nous ?"&lt;/i&gt; &lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_THOM2_tdm.html#Note6"&gt;&lt;sup&gt;6&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Quatre mois plus tard, l’échec de la CEI     est patent. Le maréchal Chapochnikov fait le constat : &lt;i&gt;"Dès     le début, j’étais partisan de Forces armées unies, quelle qu’ait été     la forme d’existence de l’URSS ou de nos Etats, fédération ou confédération.     C’était aussi le souhait du président de Russie. Mais l’Ukraine,     l’Azerbaïdjan, la Moldavie et l’Ouzbékistan n’en ont pas moins     commencé à former leurs forces armées et à se donner des ministères de     la Défense… Il devint évident que l’ancien système avait fait son     temps. C’est ainsi que naquit l’idée de Forces armées unifiées, qui     donne le droit aux Etats de la CEI d’avoir leur propre armée, tout en     laissant certaines forces sous un commandement unique"&lt;/i&gt; &lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_THOM2_tdm.html#Note7"&gt;&lt;sup&gt;7&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;.     De forces armées unies on est passé à des forces armées unifiées. La création     de l’armée russe à partir d’avril 1992 contribuera encore davantage à     détruire la fiction des forces armées unifiées qui n’avait d’ailleurs     jamais trompé personne : &lt;i&gt;"Le Commandement principal des Forces     armées unifiées de la CEI reflète ouvertement les intérêts des     dirigeants de la Fédération russe et non de toute la Communauté",&lt;/i&gt;     déclare par exemple le ministre de la Défense ukrainien K. Morozov à la     tribune du parlement&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_THOM2_tdm.html#Note8"&gt;&lt;sup&gt;8&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;. Les appels répétés     du maréchal Chapochnikov à conserver les forces armées unifiées sonnent     de plus en plus creux.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;b&gt;     &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;L’affrontement avec     l’Ukraine&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;/b&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;C’est lui qui sera la cause première de     l’échec du projet initial de la CEI. Il est donc intéressant d’en     retracer les étapes, avant d’examiner l’attitude des autres nouveaux     Etats.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;L’Ukraine dispose de 30 % du     potentiel militaire de l’ancienne URSS. 33 écoles militaires se trouvent     sur son territoire. &lt;i&gt;"C’est le seul Etat de la CEI capable de jeter     un défi à la domination russe"&lt;/i&gt; &lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_THOM2_tdm.html#Note9"&gt;&lt;sup&gt;9&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;En juillet 1990, dans sa déclaration de     souveraineté, l’Ukraine affirmait sa volonté de devenir un Etat neutre     et dénucléarisé. Au printemps 1992, elle reconsidère sa décision.     Comment cette évolution a-t-elle eu lieu ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Dans les relations entre la Russie et     l’Ukraine, c’est le problème du sort de la flotte de la mer Noire qui a     attiré l’attention à la fois de la communauté internationale et des     Etats concernés. En fait le problème de la flotte semble gonflé     artificiellement de part et d’autre (Gorbatchev a méchamment parlé de &lt;i&gt;"combats     de coqs" &lt;/i&gt;entre Eltsine et Kravtchouk) ; il est utilisé pour &lt;i&gt;"amuser     la galerie", &lt;/i&gt;faire vibrer la corde patriotique dans deux Etats en     pleine déconfiture économique. Il cache un autre enjeu, autrement     important, le destin de la Crimée, et en fin de compte le rôle géopolitique     futur de la Russie.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Une partie de l’establishment russe     nourrissait des doutes depuis longtemps quant à l’utilité d’une flotte     en période de crise économique grave&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_THOM2_tdm.html#Note10"&gt;&lt;sup&gt;10&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt; :     un article de &lt;i&gt;Temps nouveaux &lt;/i&gt;&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_THOM2_tdm.html#Note11"&gt;&lt;sup&gt;11&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;     explique que la construction d’une flotte a été une erreur. Selon &lt;i&gt;Temps     nouveaux&lt;/i&gt;, les Etats-Unis ont réussi à désinformer la direction     politique soviétique en la persuadant de l’importance de la marine :     &lt;i&gt;"les dirigeants soviétiques ont facilement avalé l’hameçon lancé     par un adversaire soucieux de voir l’URSS engloutir ses ressources     militaires dans le domaine le moins efficace… Les dépenses occasionnées     par la marine sont astronomiques... Et comme les régimes pro-soviétiques     et pro-socialistes sont en train de s’effondrer dans toute une série de     pays, l’URSS risque de perdre ses bases sur leurs territoires… Il est     raisonnable de réduire la flotte en la débarrassant d’un grand nombre de     bâtiments antédiluviens" &lt;/i&gt;&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_THOM2_tdm.html#Note12"&gt;&lt;sup&gt;12&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;.     Même son de cloche dans la &lt;i&gt;Nezavisimaïa Gazeta&lt;/i&gt; : &lt;i&gt;"La     flotte de la mer Noire n’a jamais été une réussite. Pour la mer Noire     elle est trop grande, pour dominer la mer Méditerranée elle est     insuffisante"&lt;/i&gt; &lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_THOM2_tdm.html#Note13"&gt;&lt;sup&gt;13&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;. On comprend     donc que la solution facile était de refiler le gros de la ferraille à     l’Ukraine en lui demandant de surcroît d’entretenir les militaires     concernés. On peut par conséquent estimer que la direction politique à     Moscou était majoritairement favorable au "cadeau" d’une bonne     partie de la flotte de la mer Noire à Kiev. C’était sans compter sur     "le facteur humain", et notamment l’état d’esprit de la haute     hiérarchie militaire. L’affaire du serment militaire mit le feu aux     poudres.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;L’Ukraine commence, le 3 janvier 1992, à     faire prêter serment aux anciens militaires soviétiques.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Le 5 janvier, Eltsine signe un oukaze     fixant le texte du serment militaire russe. Le 6, Chapochnikov envoie un télégramme     chiffré à tous les commandants leur enjoignant de faire prêter le serment     russe à tous leurs subordonnés du 10 au 12 janvier. Le texte est le     suivant : &lt;i&gt;"Je jure fidélité à la Fédération russe et à     son peuple. Je jure de me conformer à la constitution et aux lois de la Fédération     russe… Je jure de ne pas tourner mes armes contre mon peuple et ses     organes politiques légitimement élus. Je m’engage à servir n’importe     où sur le territoire de la Fédération russe et en dehors de ce     territoire, là où je serai envoyé par le gouvernement de la fédération     russe, je m’engage à respecter les lois de l’Etat sur le territoire     duquel je ferai mon service…"&lt;/i&gt; &lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_THOM2_tdm.html#Note14"&gt;&lt;sup&gt;14&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;La &lt;i&gt;"guerre des serments" &lt;/i&gt;envenime     en une semaine la querelle à propos du sort de l’ancienne flotte soviétique     de la mer Noire. L’amiral Kasatonov est accusé par le président de     l’Union des officiers d’Ukraine, V. Martirossian, d’avoir coupé les     communications de la flotte avec le ministère de la défense ukrainien et     d’avoir envoyé aux officiers un télégramme chiffré leur enjoignant de     n’obéir qu’au maréchal Chapochnikov&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_THOM2_tdm.html#Note15"&gt;&lt;sup&gt;15&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;.     Des délégations de haut rang des deux Etats se retrouvent à huis clos le     11 janvier dans le bureau du général Constantin Morozov, ministre de la Défense     de l’Ukraine, afin de trouver un compromis. Le vice-premier ministre     russe, Sergueï Chakhraï, et le ministre d’Etat ukrainien chargé de     l’Industrie de défense, Viktor Antonov, conduisent les deux délégations.     Le différend sur la définition des "forces stratégiques" et     celles qui ne le sont pas atteint un tel point que les services de la présidence     russe préparent dès ce moment plusieurs décrets prévoyant le passage de     l’ancienne armée soviétique sous le commandement de la Russie, si la     situation devait rester bloquée.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Le président Eltsine, après avoir observé     un silence prudent face aux protestations de la hiérarchie militaire, se     prononce résolument contre les aspirations de l’Ukraine à devenir une     "puissance maritime". Des déclarations qui confortent dans son     refus de prêter serment à l’Ukraine l’amiral Kasatonov, qui réitère     ses accusations d’"incompétence" contre les militaires     ukrainiens. Du coup le président ukrainien remet en cause son assentiment     à la désignation du maréchal Chapochnikov comme commandant en chef des     forces stratégiques de la CEI &lt;i&gt;("Je regrette profondément d’avoir     consenti à la nomination de Chapochnikov") &lt;/i&gt;&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_THOM2_tdm.html#Note16"&gt;&lt;sup&gt;16&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;.     Il réclamera sa révocation le 30 janvier). Les chefs d’Etat avaient en     principe donné deux mois au maréchal Chapochnikov pour mener à bien des     pourparlers sur la formation des "troupes de mission générale"     (conventionnelles) de la CEI.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Le 11 janvier 1992, la Russie et     l’Ukraine semblent parvenir à Kiev à un compromis sur la flotte de la     mer Noire, dont l’Ukraine ne revendique plus qu’une partie. L’Ukraine     reconnaît que seulement &lt;i&gt;"une partie des forces de la mer noire     entre dans la composition de &lt;/i&gt;[ses] &lt;i&gt;forces armées. Les parties     constatent que les forces armées déployées sur le territoire de     l’Ukraine sont constituées… des formations des forces stratégiques de     la CEI, à l’exclusion d’une partie des forces de la mer Noire qui     entrent dans la composition des forces armées de l’Ukraine",&lt;/i&gt;     affirme la déclaration commune. En principe, l’Ukraine devra se contenter     de la flotte de "cabotage" que lui abandonne l’ancienne marine     soviétique. Autres problèmes : celui de la flotte marchande, que la     Russie ne songe pas à abandonner à l’Ukraine ; celui des unités     d’élite, qui peuvent difficilement être considérées comme des     "forces stratégiques", mais que la Russie veut laisser sous contrôle     de la CEI. Des controverses surgissent, liées notamment à la définition     des navires stratégiques. Pour l’Ukraine, &lt;i&gt;"virtuellement, toute     la flotte devrait être placée sous son contrôle, à l’exception des     grands navires de surface et des sous-marins pouvant être dotés d’armes     nucléaires".&lt;/i&gt; La délégation ukrainienne estime que la flotte ne     pouvait être considérée comme "stratégique", aucun de ses     vaisseaux n’étant équipé de missiles nucléaires stratégiques. Mais     les responsables russes rétorquent que plus de la moitié des bâtiments de     la flotte pouvaient être équipés d’armes nucléaires, en soulignant que     tous sont conçus pour accomplir des missions stratégiques en Méditerranée.     Une commission russo-ukrainienne, constituée le 16 janvier à Minsk, est     chargée de procéder au partage de la flotte entre l’Ukraine et la CEI.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Alors que sa querelle avec la Russie     rebondit, le 14 janvier, l’Ukraine annonce sa volonté de coopérer dans     le domaine militaire avec la Pologne. Les ministres de la défense des deux     pays, le général Konstantin Morozov et M. Jan Parys, donnent une conférence     de presse à Varsovie. Le nouveau ministre polonais Jan Parys, indique que     cette coopération s’étend à des domaines tels que formation de cadres     militaires, contacts entre états-majors des deux armées, production en     commun de matériel militaire, échange de pièces détachées qui font défaut     à l’armée polonaise équipée de matériel ex-soviétique.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Les tensions grandissantes avec l’Ukraine     incitent la Russie à brandir la menace d’une sécession de la Crimée     (selon une méthode gorbatchévienne éprouvée) et d’un rattachement de     cette dernière à la Russie. L’évolution du président Eltsine sur ce     point est spectaculaire. Au début Eltsine estimait que le problème de la     Crimée était &lt;i&gt;"une affaire intérieure"&lt;/i&gt; de l’Ukraine. En     janvier 1992, lors de sa visite à Novorossisk, il déclare que c’est aux     habitants de la Crimée de décider de leur statut. Le 24 janvier, le     parlement russe se prononce sur l’"illégalité" du décret de     1954 remettant la Crimée à l’Ukraine. Kravtchouk réagit avec sérénité :     &lt;i&gt;"Les malades guériront, des gens sains viendront au pouvoir" &lt;/i&gt;&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_THOM2_tdm.html#Note17"&gt;&lt;sup&gt;17&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Cependant &lt;i&gt;"la guerre des     serments"&lt;/i&gt; se poursuit et elle est instructive à plus d’un titre,     si l’on passe outre le bruit et la fureur. On comprend la colère de la     haute hiérarchie militaire à Moscou : la plupart des officiers     subalternes et des appelés n’ont pas vu d’inconvénient à prêter     serment à l’Ukraine (le bilinguisme est maintenu dans l’armée     ukrainienne, donc le serment à l’Ukraine n’implique pas la connaissance     obligatoire de l’ukrainien&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_THOM2_tdm.html#Note18"&gt;&lt;sup&gt;18&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;). Un sondage     de janvier indique que 70 % des aviateurs n’ont pas d’objection à     prêter serment à l’Ukraine&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_THOM2_tdm.html#Note19"&gt;&lt;sup&gt;19&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;. Sur les     quelque 500 000 appelés faisant leur service militaire en Ukraine début     1992, 46 000 avaient prêté serment à l’Ukraine au 14 janvier 1992.     En juin, 85 % avaient prêté serment. Bien plus, certains officiers     servant dans les forces stratégiques demandent à prêter serment à     l’Ukraine. La plupart des officiers supérieurs russes ne sont pas opposés     au principe du serment à l’Ukraine&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_THOM2_tdm.html#Note20"&gt;&lt;sup&gt;20&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;. Un     tiers des officiers de la flotte de la mer Noire acceptent de prêter     serment à l’Ukraine. La décision est certainement facilitée par le fait     que Kravtchouk a augmenté le salaire des militaires qui ont fait ce geste.     Quoi qu’il en soit, le maréchal Chapochnikov décide en janvier de faire     marche arrière sur la question du serment russe : &lt;i&gt;"Il ne faut     pas faire aujourd’hui du serment un principe immuable… Après tout Lénine     n’a pas imposé de serment à l’Armée rouge…"&lt;/i&gt; &lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_THOM2_tdm.html#Note21"&gt;&lt;sup&gt;21&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;     Retrait tactique qui ne durera pas : le général Mikhaïl Bachkirov,     commandant d’une division stratégigue de l’armée de l’Air de la CEI,     est limogé le 5 mars par le maréchal Chapochnikov après que ses troupes     eurent prêté serment d’allégeance à l’Ukraine. Son dossier personnel     a été transféré au ministère ukrainien de la Défense. Fin avril, la     tendance se précise : l’amiral Kasatonov donne l’ordre de limoger     tous les officiers de la flotte de la mer Noire qui ont accepté de prêter     serment à l’Ukraine et de transférer les hommes du rang qui ont prêté     serment à l’Ukraine dans les bataillons de construction&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_THOM2_tdm.html#Note22"&gt;&lt;sup&gt;22&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;.     Kiev riposte : le ministre de la Défense Morozov annonce le 6 juin     qu’il ordonnerait à tous les officiers qui n’ont pas prêté serment de     fidélité à l’Ukraine de quitter le pays. Selon K. Norozov, cette décision     a été prise parce que les dirigeants militaires de la Russie et le     commandement des forces armées de la CEI bloquent un accord passé avec     Kiev sur le retour en Ukraine des officiers ukrainiens servant dans     d’autres Etats de la CEI.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;L’affaire du serment a montré qu’une     grande partie des militaires de l’ex-armée rouge sont prêts à devenir     des mercenaires servant le plus offrant. Ceci est vrai surtout pour les     Russes ; dans les ex-républiques soviétiques, le patriotisme est     beaucoup plus manifeste. Ainsi plus de 150 000 officiers ukrainiens     servant dans l’armée de la CEI demandent à revenir en Ukraine&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_THOM2_tdm.html#Note23"&gt;&lt;sup&gt;23&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;,     alors qu’on ne voit nulle part les officiers russes stationnés dans les     divers Etats de l’ex-URSS se presser de rentrer chez eux - et ceci bien     que leurs perspectives de carrière dans les arméex nationales soient inférieures     à celles que leur promettait l’armée soviétique, car dans tous les     nouveaux Etats on se hâte de promouvoir les cadres nationaux&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_THOM2_tdm.html#Note24"&gt;&lt;sup&gt;24&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;.     On comprend que la haute hiérarchie militaire de Moscou soit prête à tout     pour dissimuler cet état de fait.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;On l’a vu, la rencontre de Minsk du 14 février     1992 marque un tournant. Le président Kravtchouk déclare : &lt;i&gt;"Dans     aucun cas, on ne pourra conserver des forces armées unies de la CEI. Des     forces armées unies ne peuvent exister que dans un Etat uni... S’il y a     des forces militaires unies dans 12 Etats &lt;/i&gt;(les 11 de la CEI et la Géorgie),     &lt;i&gt;ce sera la fin de la démocratie".&lt;/i&gt; Car &lt;i&gt;"la question se     posera alors de savoir si les militaires sont supérieurs aux Etats"&lt;/i&gt;     de la CEI. La délégation ukrainienne exige que les forces armées non     stratégiques déployées en Ukraine ne dépendent pas du commandement uni.     Kiev a par ailleurs revendiqué le contrôle et le financement des     garde-frontières de son territoire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;La Russie commence à se résigner à     l’inévitable. Mais la querelle continue avec des hauts et des bas. La     session du Congrès russe, début avril, porte l’acrimonie mutuelle à son     apogée. Dans une interview publiée le 4 avril par la &lt;i&gt;Komsomolskaïa     Pravda&lt;/i&gt;, le maréchal Chapochnikov estime que les forces armées de la     CEI doivent avoir le contrôle d’environ 80 % des navires de la     flotte de la mer Noire, 20 % devant revenir à l’Ukraine pour la défense     de ses côtes. La Flotte de la mer Noire sera russe, déclare le même jour     à Sébastopol le général Routskoï. &lt;i&gt;"Maintenant la flotte de la     mer Noire va appartenir à la Russie. Et la Flotte sera sous la juridiction     de la Russie. Si nous appartenons à la CEI, alors cette flotte défendra     toute la Communauté". &lt;/i&gt;Le 6 avril, l’Ukraine prend le contrôle     de toutes les forces conventionnelles stationnées sur son territoire. Cette     décision, qui prend effet &lt;i&gt;"immédiatement",&lt;/i&gt; a été adoptée     en raison de &lt;i&gt;"l’ingérence de la direction russe et du     commandement en chef des forces armées de la CEI dans les affaires intérieures     de l’Ukraine, qui entraine une aggravation de la situation politique et     sociale dans les unités stationnées en Ukraine",&lt;/i&gt; selon les termes     du décret. Par ailleurs une marine ukrainienne est créée et le ministère     de la Défense est chargé d’en former les organes de direction. Le ministère     de la Défense, en coordination avec le commandement en chef des forces armées     de la CEI, établira une liste des bâtiments de guerre et des unités de la     flotte qui seront &lt;i&gt;"à titre temporaire" &lt;/i&gt;sous la direction     opérationnelle du commandement en chef des forces stratégiques de la CEI.     Les forces nucléaires stratégiques stationnées sur le territoire     ukrainien sont transférées dans l’attente de leur démantèlement     complet sous la direction du commandant en chef des forces stratégiques de     la CEI afin d’assurer un contrôle unique sur les armes nucléaires qui     fera l’objet d’un accord spécial (toujours aux termes du décret). Par     ailleurs le présidium du Parlement ukrainien s’est élevé dans une déclaration     contre les &lt;i&gt;"tentatives d’aggravation et de déstabilisation"&lt;/i&gt;     de la situation créée autour de la flotte de la mer Noire, par certaines     personnalités politiques russes ainsi que par le commandant en chef de la     marine de la CEI, l’amiral Tchernavine. Le président Kravtchouk souligne     cependant que le &lt;i&gt;"contrôle opérationnel"&lt;/i&gt; des armes nucléaires,     jusqu’à leur destruction prévue par Kiev, demeurera la responsabilité     de la Communauté des Etats indépendants. Dans la pratique, le décret ne     modifie donc pas le contrôle sur les 1 400 ogives stratégiques et     plus de 1 000 ogives tactiques stationnées en Ukraine : il     demeure le fait du pouvoir central. D’autre part, le décret stipule que     la flotte de la mer Noire passe sous juridiction ukrainienne, mais qu’une     proportion non définie sera transférée sous le contrôle de la CEI. Ce     partage sera l’objet de négociations. L’Ukraine réclame environ 30 %     de la flotte, chiffre que la Russie considère comme trop élevé (elle     consent à abandonner à l’Ukraine 20 % de la flotte). Ce décret est     typique de "la guerre des nerfs" que se livrent l’Ukraine et la     Russie : rodomontades de façade, pas de changement sur le fond. Les     jours qui viennent ne feront qu’intensifier ce jeu : le 7 avril,     Eltsine signe un décret faisant passer la flotte de la mer Noire sous     juridiction russe. La Russie laisse la direction de la flotte au     commandement en chef des forces armées de la Communauté. Le décret du président     russe ordonne aux commandants des navires de&lt;i&gt; "hisser sur les navires     de la flotte de la mer Noire le drapeau historique de Saint André et des     fanions"&lt;/i&gt; aux couleurs de la Russie. Le président Eltsine charge     enfin le gouvernement russe de &lt;i&gt;"dégager le financement"&lt;/i&gt; du     fonctionnement des bases sur le budget de la Russie et de prendre en charge     la protection sociale des militaires. De son côté, l’Ukraine a fait     passer le 7 avril sous sa juridiction officielle toutes les forces nucléaires     et unités navales de son territoire. Routskoï estime que si la situation     s’aggravait, il serait temps de réexaminer la décision de Krouchtchev en     1954 de rattacher à l’Ukraine la Crimée, dont les habitants sont     majoritairement russophones. Le lendemain la tension retombe, toute     l’agitation, une fois de plus, n’était qu’une tempête dans un verre     d’eau : les présidents Eltsine et Kravtchouk décident, au cours de     deux conversations téléphoniques, de suspendre les décrets que chacun a     pris pour placer la flotte sous l’autorité de sa république. Une     commission conjointe va être créée pour négocier. Un nouvel acte de la     comédie vient de s’achever. L’ère des compromis instables s’ouvre :     la Russie et l’Ukraine conviendront de placer la flotte de la mer Noire     sous un commandement conjoint durant une période de transition.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;L’Ukraine annonce en juin son intention     d’adopter une nouvelle doctrine militaire, qui va sceller son indépendance     vis-à-vis des grands blocs. La nouvelle doctrine réaffirmera la volonté     de l’Ukraine de débarrasser son territoire d’armes nucléaires et de     refuser toute intervention militaire, sauf dans le cadre d’une mission de     maintien de la paix de l’ONU. Elle exclura le stationnement de troupes étrangères     en Ukraine, sauf accord particulier, mais pourrait normalement permettre à     la Russie de maintenir une base navale à Sébastopol, mais seulement sur     une base commerciale. &lt;i&gt;"Il s’agirait simplement d’un accord de     location, et ils auraient à payer",&lt;/i&gt; a déclaré Valentin Lemich,     président par intérim de la commission de la Défense du Parlement     ukrainien.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;b&gt;     &lt;/b&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;UNE ARMEE SANS ETAT     - (3)&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;span style="font-family:Times New Roman;font-size:6;color:#330099;"&gt;     &lt;p&gt; &lt;/p&gt;     &lt;/span&gt;     &lt;p align="justify"&gt;&lt;a name="Home"&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;     &lt;b&gt;     &lt;/b&gt;&lt;h2 align="justify"&gt;&lt;a name="Chapitre3"&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Les     autres Etats de la CEI&lt;/span&gt;&lt;/h2&gt; &lt;b&gt;    &lt;/b&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Tous les autres Etats ex-soviétiques     s’achemineront peu à peu vers la construction d’une armée nationale.     Moscou se trouve devant un choix difficile : faut-il encourager ces     tendances ou essayer de les freiner ? La leçon des Etats baltes sera     retenue. Ceux-ci avaient demandé le concours russe pour la formation des     armées nationales. Moscou avait refusé : le résultat est que les armées     baltes se sont tournées vers l’OTAN et Moscou a perdu tout contrôle sur     les orientations de la défense dans les Etats baltes. Pour l’Asie     centrale la Russie agira différemment, de crainte de voir la Turquie,     l’Iran et l’Irak prendre en charge les armées naissantes. D’où     l’autorisation donnée aux officiers russes par la loi de la défense     adoptée en septembre 1992 de s’engager par contrat auprès des Etats de     la CEI.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;b&gt;     &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Azerbaïdjan et Moldavie&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;/b&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Deux Etats se rapprochent rapidement des     positions ukrainiennes : la Moldavie et l’Azerbaïdjan, qui sont tous     deux en état de guerre ouverte ou larvée depuis plusieurs mois. Ils     disposent de milices populaires et d’autres formations paramilitaires.     Prenons le cas de l’Azerbaïdjan : "Armée nationale", OMON     (commandos du ministère de l’Intérieur), unités du Front populaire et     miliciens de tout genre constituent la mosaïque des forces azerbaïdjanaises     qui se battent pour reprendre aux Arméniens le contrôle du Nagorny     Karabakh. Les unités d’autodéfense, tels les "Aigles pour la défense     du Karabakh", côtoient ainsi les groupes armés du Front Populaire,     principale force politique de l’Azerbaïdjan, les OMON du ministère de     l’Intérieur et les soldats de l’Armée nationale d’Azerbaïdjan. Dès     octobre 1991, l’Azerbaïdjan demande à Chapochikov et à Gorbatchev     l’autorisation de former une armée nationale de 20 000 hommes&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_THOM2_tdm.html#Note25"&gt;&lt;sup&gt;25&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;.     Le 4 janvier, le président d’Azerbaïdjan Moutalibov se proclame     commandant des forces armées se trouvant sur le territoire de la république     d’Azerbaïdjan, à l’exception des forces stratégiques. Les armements     seront nationalisés. Moutalibov explique aux officiers qu’il a été     obligé de prendre cette mesure pour résister aux pressions de l’opinion     qui réclame l’évacuation de la république par l’armée ex-soviétique&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_THOM2_tdm.html#Note26"&gt;&lt;sup&gt;26&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;.     Le 19 février, Ayaz Moutalibov et le commandement uni des forces armées de     la CEI sont parvenus à un accord sur la création des forces armées de     l’Azerbaïdjan, sur la base de la IVe armée composée à 40 % d’Azéris     et le partage de la flottille de la mer Caspienne. Cet accord est élaboré     par M. Moutalibov, le général Boris Gromov et l’amiral Vladimir     Tchernavine. A l’issue de ses entretiens avec le président Moutalibov, le     général Gromov affirme que le commandement uni était &lt;i&gt;"d’accord     avec l’aspiration de l’Azerbaïdjan de créer ses propres structures     militaires comprenant la flottille de la mer Caspienne. Nous sommes prêts     à les aider mais il reste de nombreux problèmes à résoudre".&lt;/i&gt;     L’Azerbaïdjan construira son armée à partir de la IVe armée, et il héritera     d’un quart de la flottille de la mer Caspienne, malgré les protestations     de l’Arménie (décision du 16 avril)&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_THOM2_tdm.html#Note27"&gt;&lt;sup&gt;27&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;.     Après la chute de Moutalibov en mars, l’Azerbaïdjan décide de faire     revenir en Azerbaïdjan les appelés azéris qui font leur service dans les     pays baltes et la Belarus&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_THOM2_tdm.html#Note28"&gt;&lt;sup&gt;28&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;. 100 000     officiers azeris servaient en territoire russe. Les défaites du printemps     font comprendre à l’Azerbaïdjan les faiblesses de sa politique     militaire, consistant à se pourvoir d’une armée entièrement encadrée     par les Russes et n’obéissant qu’à Moscou. Les autorités azéries décident     en été d’interdire la conscription des Russes dans la IVe armée dont     les effectifs fondent comme neige au soleil. Dans certaines unités, il ne     reste que des officiers. La Russie se voit devant un dilemme : soit     elle retire la IVe armée, soit elle l’"azerbaïdjanise", ce qui     revient pratiquement à en perdre le contrôle, comme le montre le cas arménien,     et à abandonner tout le matériel et l’équipement à l’Azerbaïdjan.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;La Moldavie s’était orientée vers la création     de forces armées dès septembre 1991. Le 13 février 1992, le ministère de     la Défense de Moldavie accuse la Russie d’accaparer des armes et des équipements     militaires appartenant aux forces armées de l’ex-Union soviétique et qui     devraient, selon lui, revenir à la Moldavie. Le ministère de la Défense     indique que la Moldavie s’est ainsi fait subtiliser 233 chars, 345 véhicules     blindés, 60 pièces d’artillerie et des milliers d’armes. &lt;i&gt;"Nous     n’attendons rien de bon de la CEI tant que l’on peut ainsi prendre aux     petites républiques ce qui doit leur revenir",&lt;/i&gt; souligne le ministère.     Le 20 mars, le président moldave Mircea Snegur signe un décret plaçant     les forces armées de la CEI basées sur le territoire moldave sous     l’autorité du gouvernement de la Moldavie. Ces forces armées de la CEI     serviront de base pour la création d’une armée moldave. Le décret prévoit     que le ministère moldave de la Défense prendra contrôle de tous les équipements,     armements et biens de l’armée ex-soviétique sur le territoire de la république.     La Moldavie projette une armée de 14-15 000 hommes avec un important     contingent de réservistes. Les cadres sont des officiers de l’ex-armée     soviétique, qui ont prêté serment à la Moldavie ou qui ont signé un     contrat de 6 mois renouvelable. Le ministère de la Défense moldave compte     aussi sur les 2 750 officiers moldaves encore éparpillés dans la CEI,     dont le retour est imminent&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_THOM2_tdm.html#Note29"&gt;&lt;sup&gt;29&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;. Le président     roumain Iliescu a confirmé le 27 mai l’envoi par Bucarest d’armes     conventionnelles et de conseillers militaires en Moldavie pour aider à la     création d’une armée nationale. 100 jeunes Moldaves font leurs études     dans les écoles militaires roumaines. La précipitation dans le partage des     dépouilles de l’ex-armée soviétique entraîne des situations piquantes :     ainsi la Moldavie a hérité du lot de Mig 29 dont elle n’a évidemment     que faire, étant donné son espace aérien. Elle décide de troquer ses Mig     contre des hélicoptères beaucoup plus utiles.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;b&gt;     &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Biélorussie&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;/b&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;La Biélorussie semblait à l’origine     alignée sur les positions de Moscou. Mais elle aussi se laisse contaminer     par l’exemple ukrainien. Le 11 janvier 1992, le ministre biélorusse de la     Défense, Petr Tchaus, a "suggéré" au parlement de Minsk de     placer les forces armées de l’ex-URSS stationnées sur le territoire de     la Biélorussie sous le contrôle de cette dernière. M. Tchaus a jugé que     cette mesure était rendue nécessaire par la "controverse" entre     la Russie et l’Ukraine sur l’appartenance de la flotte de la mer Noire.     Le ministre biélorusse a également estimé qu’un passage sous contrôle     de sa république des forces armées qui y sont stationnées était justifié     par la formation en cours d’une armée ukrainienne. La Biélorussie avait     accepté à Minsk d’accueillir des unités des forces armées de la CEI.     Le parlement biélorusse décide de créer un ministère de la Défense et     adopte un serment que les militaires servant sur le territoire de la république     devront prêter. Toutes les formations de l’ex-armée rouge passent sous     la tutelle du conseil des ministres de la république. Le maréchal     Chapochnikov conserve le commandement des forces stratégiques de la CEI qui     se trouvent sur le territoire de la Biélorussie. Les officiers et     sous-officiers biélorusses qui le désirent se verront proposer en Biélorussie     un poste équivalent à leur grade dans l’armée soviétique. Le     responsable des questions de défense déclare aussi qu’une &lt;i&gt;"partie     importante"&lt;/i&gt; des terres occupées par des installations militaires     (plus de 10 % de la Biélorussie) allait être redistribuée à la     population. La Biélorussie envisage d’entretenir une armée de 50 000     à 60 000 hommes. Quelque 6 000 officiers biélorusses dispersés     dans d’autres Etats souhaitent revenir servir sous les couleurs nationales&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_THOM2_tdm.html#Note30"&gt;&lt;sup&gt;30&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;.     Le 20 mars, le parlement adopte une loi sur la défense, ramenant la durée     du service militaire de 24 à 18 mois. La loi prévoit d’introduire un     service militaire par contrat, durant une période transitoire devant     permettre la mise en place d’une armée professionnelle.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Les officiers biélorusses font preuve     d’une conscience nationale souvent plus élevée que le reste de la     population biélorusse, qui s’est manifestée très tôt. L’Union des     militaires biélorusses a été créée car, selon son président Nicolas     Statkevitch, les organisateurs de cette association se sont inquiétés des &lt;i&gt;"déclarations     dans la presse russe concernant l’éventualité d’une fédération entre     la Russie et la Biélorussie ; à en croire cette presse, les Biélorusses     ne souhaitent pas l’indépendance, ne souhaitent pas se séparer de la     Russie. C’est pourquoi nous craignons qu’en cas de crise chez nos     voisins russes, le pouvoir ne tombe dans les mains de gens qui se mettent en     tête de réaliser l’union entre la Russie et la Biélorussie. Pour nous     cela équivaudrait à la mort, car le peuple biélorusse est condamné     s’il n’accède pas à l’indépendance"&lt;/i&gt; &lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_THOM2_tdm.html#Note31"&gt;&lt;sup&gt;31&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;.     Sur les questions de défense comme sur d’autres plans, les autorités de     Minsk doivent tenir compte des pressions de l’opposition nationaliste :     celle-ci a notamment vigoureusement critiqué les accords militaires passés     avec Moscou en juillet (prévoyant notamment un contrôle russe sur les     armes stratégiques stationnées en Biélorussie), dans lesquels elle a vu     un abandon de souveraineté.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;b&gt;     &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Arménie&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;/b&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Elle s’est résignée tardivement à créer     son armée nationale après la dissolution des formations paramilitaires     incorporées dans les troupes de l’Intérieur. La première unité de la     nouvelle armée arménienne a prêté serment le 24 mai. L’Arménie     s’est fixé pour objectif de constituer une force de paix "petite,     forte et mobile" de 30 000 hommes sur la base de la VIIe armée     stationnée sur son territoire (60 % des hommes du rang et 20 à 30 %     des officiers sont Arméniens). La Russie considère que le jour où les intérêts     russes et ceux de l’Arménie sont en conflit, la VIIe armée financée par     elle obéira aux ordres d’Erevan&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_THOM2_tdm.html#Note32"&gt;&lt;sup&gt;32&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;. En     octobre, le ministre de la Défense V. Sarkissian démissionne, accusé de     n’avoir pas su créer une armée régulière. Le vice-premier ministre V.     Manoukian promet de s’atteler à la tâche avec davantage de persévérance.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;b&gt;     &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Géorgie&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;/b&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Le 20 mars le Conseil d’Etat géorgien a     adopté une proposition du ministère de la Défense prévoyant la création     d’une armée nationale. La Géorgie organise (non sans peine) ses     nombreuses formations paramilitaires en une armée géorgienne de 20 000     hommes. La garde nationale n’a pas accepté cette incorporation dans     l’armée géorgienne de gaîté de cœur, et il est symptomatique que son     leader, T. Kitovani, soit devenu ministre de la Défense.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;b&gt;     &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Kazakhstan et Asie centrale&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;/b&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Le Kazakhstan était le plus fervent pilier     de la CEI et de la conception des forces armées unies. Contre vents et marées,     Nazarbaev se déclare partisan d’une armée commune à la CEI, &lt;i&gt;"même     si cette armée n’est que russo-kazakhe"&lt;/i&gt; &lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_THOM2_tdm.html#Note33"&gt;&lt;sup&gt;33&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;.     Mais l’affaire du serment a troublé cette harmonie. Le télégramme de     Chapochnikov exigeant que les militaires prêtent serment à la Russie a été     qualifié de &lt;i&gt;"provocation" &lt;/i&gt;par le vice-président kazakh     Daulet Sembaev. Le président Nazarbaev avertit que les militaires russe qui     serviront au Kazakhstan ne devront pas prêter allégeance à la Russie.     Selon le président Nazarbaev, &lt;i&gt;"tous les soldats et officiers     doivent aujourd’hui rester fidèles au premier serment qu’ils ont prêté",&lt;/i&gt;     à savoir celui d’allégeance à l’ancienne URSS. Le gouvernement kazakh     décide de procéder à l’inventaire des équipements appartenant à     l’armée&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_THOM2_tdm.html#Note34"&gt;&lt;sup&gt;34&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;. Aujourd’hui le Kazakhstan     envisage de se donner une aviation, une défense antiaérienne et peut-être     une flotte. Son armée comptera "plus de 50 000 hommes" ;     les cadres seront formés en Russie ; l’armée sera bilingue&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_THOM2_tdm.html#Note35"&gt;&lt;sup&gt;35&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Dès avril, même les Etats d’Asie     centrale commencent à douter de la viabilité de la CEI. Moscou revient à     sa stratégie "néo-bolchevique" consistant à faire précéder la     création d’une structure multilatérale par la signature de traités     bilatéraux&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_THOM2_tdm.html#Note36"&gt;&lt;sup&gt;36&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt; assurant à Moscou une     position centrale et dominante dans la structure plurilatérale ainsi créée.     Ainsi la Turkménie a fait savoir qu’elle préférait signer une alliance     militaire bilatérale avec la Russie surtout depuis que la région militaire     d’Asie centrale est désorganisée par les initiatives unilatérales de     l’Ouzbékistan qui a décidé de prendre le contrôle de ses frontières&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_THOM2_tdm.html#Note37"&gt;&lt;sup&gt;37&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Lors de la réunion de Bichkek les 22 et 23     avril 1992, les leaders d’Asie centrale arrivent à la conclusion que     chaque Etat de la CEI doit avoir son armée, quitte à conclure une alliance     par la suite. Nazarbaev déclare que &lt;i&gt;"sa foi en la CEI avait considérablement     diminué"&lt;/i&gt; &lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_THOM2_tdm.html#Note38"&gt;&lt;sup&gt;38&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;. Le Kazakhstan déclare     son intention de construire sa propre armée sur la base de la XLe armée     stationnée sur son sol. Nazarbaev considérait que les accords d’Alma-Ata     n’engageaient que l’Ukraine et la Biélorussie à la dénucléarisation.     Il a fait savoir que le Kazakhstan y songerait si &lt;i&gt;"les Etats nucléaires     voisins et les Etats-Unis garantissent notre sécurité" &lt;/i&gt;&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_THOM2_tdm.html#Note39"&gt;&lt;sup&gt;39&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;.     Nazarbaev a dû subir des pressions lors de sa visite à Washington en mai,     puisqu’il a accepté de ratifier les accords START. Le chantage à la     suspension de l’aide occidentale a déjà fait céder Kravtchouk&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_THOM2_tdm.html#Note40"&gt;&lt;sup&gt;40&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;.     Le 25 mai le Kazakhstan signe un traité "d’amitié, de coopération     et d’assistance mutuelle" avec la Russie, qui pose les bases d’une     défense commune. Les bases militaires et les équipements situés sur le     territoire de la république seront utilisés "conjointement" par     les Russes et les Kazakhs.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;La Turkménie a opté pour une solution     proche de la variante kazakhe : le président Niazov a annoncé son     intention de former sur le territoire de la Turkménie une LIIe armée qui     devait initialement dépendre du commandement commun de la CEI. Mais les     forces inclues dans ce dernier se réduisant comme une peau de chagrin, la     Turkménie décide de se doter d’une &lt;i&gt;"défense commune"&lt;/i&gt;     avec la Russie. Les autorités turkmènes ne se sentent pas de taille à créer     une armée sans encadrement extérieur : en effet, la Turkménie est     divisée par des querelles de clans, qui se répercutent sur les appels. Les     bagarres et les désertions sont monnaie courante dans les unités stationnées     en Turkménie, dont les effectifs sont autochtones à 90 %&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_THOM2_tdm.html#Note41"&gt;&lt;sup&gt;41&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Le 29 mai c’est au tour du Kirghizistan     de placer sous sa juridiction toutes les unités stationnées sur son     territoire. Un traité d’amitié avec la Russie doit aboutir à la création     d’une "défense commune".&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;L’Ouzbékistan (où se trouve l’état-major     de la région militaire du Turkestan) avait décidé dès le 29 janvier de     prendre le contrôle des forces armées stationnées sur son territoire, à     l’exception des forces stratégiques, portant un coup décisif, à la région     militaire du Turkestan. Le 25 mars, le président Islam Karimov signe un décret     plaçant les unités de gardes-frontières stationnées sur le territoire de     la République, sous l’autorité du service de sécurité national.     L’Ouzbékistan projette de se donner une force de 25 à 30 000     hommes. Il autorise ses conscrits à servir dans l’armée russe, à     l’exception des bataillons de construction. Les unités stationnées en     Ouzbékistan sont constituées d’appelés ouzbeks à 50-70 %, les     officiers sont slaves à 95-98 %. Cette situation sera celle de toute     l’Asie centrale pendant les années à venir. Elle assurera à Moscou une     domination militaire de la région : les dirigeants locaux     s’accommoderont de cette situation, car ils escomptent que cette armée     assumera des fonctions policières.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;b&gt;     &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;La russie prend acte&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;/b&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;La Russie a retardé autant qu’elle l’a     pu la décision de créer une armée russe. Les raisons de cette longue réticence     ont été énoncées par le vice-président Routskov dans une remarquable     interview, à l’&lt;i&gt;Etoile Rouge&lt;/i&gt;&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_THOM2_tdm.html#Note42"&gt;&lt;sup&gt;42&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt; :     cette décision entraînait une réduction brutale du potentiel militaire.     Et elle risquait d’accélérer le processus des désagrégation de l’armée.     Pourtant la Russie considérait depuis longtemps que cette mesure était inévitable.     Après août 1991, Chapochnikov recommande d’introduire les traditions     russes dans l’armée. Mais on voulait faire traîner les choses en     longueur &lt;i&gt;"afin de créer d’abord des forces armées unifiées, de     les réformer ensemble, puis de créer les armées nationales des Etats de     la CEI" &lt;/i&gt;&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_THOM2_tdm.html#Note43"&gt;&lt;sup&gt;43&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;. L’ancien chef     de l’Etat-major V. Lobov considère que ces tergiversations ont été     impardonnables : &lt;i&gt;"Nous avons laissé passer une chance     historique de former de forces armées unies... La Russie aurait dû être     la première et non la dernière à se donner une armée"&lt;/i&gt; &lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_THOM2_tdm.html#Note44"&gt;&lt;sup&gt;44&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;En janvier déjà, au moment de     l’altercation avec l’Ukraine comme on l’a vu, Moscou menace de créer     une armée russe. Le 17 janvier, le président russe avertit que si la     plupart des autres Etats de la CEI se dotaient d’armées nationales, &lt;i&gt;"on     n’aurait pas d’autre choix"&lt;/i&gt; que de mettre sur pied une armée     russe, même si &lt;i&gt;"la Russie ne veut se battre avec personne". &lt;/i&gt;L’unité     des forces armées &lt;i&gt;"ne porte pas tort à l’indépendance&lt;/i&gt; [des     Etats de la CEI] &lt;i&gt;mais au contraire la renforce",&lt;/i&gt; ajoute Eltsine.     Le même jour le général Routskoï déclare à la &lt;i&gt;Pravda&lt;/i&gt; n’avoir &lt;i&gt;"rencontré     aucun officier prêt à prêter serment à la CEI.&lt;/i&gt; &lt;i&gt;A la Russie oui,     à l’Ukraine oui, mais pas à la CEI".&lt;/i&gt; K. Kobets était encore     plus explicite en février lorsqu’il appelait de ses vœux la création     d’une armée russe : &lt;i&gt;"Nous devons dire ouvertement que la     Russie a ses intérêts nationaux et qu’elle les défendra par la force ou     par sa capacité à employer la force. Nous devrons élaborer une doctrine     militaire en conséquence et créer une armée russe" &lt;/i&gt;&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_THOM2_tdm.html#Note45"&gt;&lt;sup&gt;45&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Mais retraçons les étapes de la désagrégation     de l’armée soviétique et de l’émergence de l’armée russe.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;i&gt;     &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;La rencontre de Minsk du 14     février&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;/i&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Elle sera décisive. Que s’est-il passé ?     D’emblée elle s’annonçait mal. Le général Kobets, conseiller     d’Etat russe chargé des questions de défense, annonce que la Russie     voulait faire entrer en ligne de compte, pour le calcul de la répartition     des forces conventionnelles, la taille du territoire, la population et la     longueur des frontières, des critères très favorables à Moscou.     L’Ukraine et la Biélorussie commencent par refuser de signer les     documents militaires préparatoires, à l’issue de deux jours de réunion     à huis clos à Minsk des ministres de la Défense de la CEI. La délégation     ukrainienne a notamment refusé d’entériner la proposition du     commandement militaire stratégique de la CEI et la répartition des forces     de l’ancienne URSS. La Russie demandait que soient incrits à l’ordre du     jour trois points supplémentaires sur le statut, les activités et le     financement des garde-frontières. Un responsable militaire de l’ex-URSS a     indiqué que ces questions étaient essentielles car &lt;i&gt;"les     garde-frontières sont actuellement dans un vide juridique, entre ciel et     terre".&lt;/i&gt; L’Azerbaïdjan annonce qu’il se rallie aux positions     ukrainiennes. Le président moldave Nircea Snegur a de son côté réitéré     sa volonté de créer une armée républicaine. La Biélorussie annonce     qu’elle souhaite se doter rapidement de sa propre armée, puis quitter le     commandement unifié des forces de la CEI. Seuls l’Arménie et le     Kirghizistan restent attachés au principe des "forces unifiées"     dans le cadre de la CEI. Le président kirghize Askar Akaïev déclare que     son pays ne prévoit pas de rejoindre un bloc militaire et ne souhaite pas     constituer sa propre armée. &lt;i&gt;"Nous sommes pour un Kirghizistan     neutre",&lt;/i&gt; déclare Akaïev, exprimant l’espoir que sa république     devienne &lt;i&gt;"la Suisse de l’Asie centrale".&lt;/i&gt; Une proposition     de compromis sur les forces armées est avancée par le président kazakh     Nazarbaev. Ce plan prévoit que les républiques de l’ex-URSS aient la     possibilité de former leur propre armée, sur la base des forces stationnées     sur leur territoire, et de signer ensuite, si elles le souhaitent, des     accords sur des forces armées unies. Les Kazakhs proposent l’instauration     d’une période transitoire dans le domaine militaire. Chaque Etat de la     CEI peut créer ses propres forces armées et reste libre de signer ou non     des accords pour participer à une "union de défense" indépendamment     de son adhésion à la CEI. Dans le cadre de ce plan, les forces armées     passeraient immédiatement sous la juridiction des républiques dans     lesquelles elles sont actuellement stationnées. Nazarbaev a également     proposé la signature d’accords de non-agression entre les Etats de la     CEI. Les maigres résultats du sommet de Minsk du 14 février sont les     suivants :&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;— Confirmation du maréchal Evgueni     Chapochnikov au poste de commandant en chef des Forces armées unies de la     CEI (accord non signé par le Turkménistan et la Moldavie).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;— Formation d’un conseil des ministres     de la Défense (signé par cinq Etats : Arménie, Kazakhstan, Russie,     Tadjikistan, Ouzbékistan).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;— Accord sur le statut des forces stratégiques     chargées d’assurer la défense de tous les Etats membres (non signé par     la Moldavie). Elles sont placées sous un commandement uni. La liste des     formations et biens militaires qui la composent est déterminée par chacun     des Etats sur le territoire desquels elles sont basées en accord avec le     commandement des forces stratégiques, et confirmée par le conseil des     chefs d’Etat.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;— Les forces stratégiques sont financées     par l’ensemble des Etats-membres. La détermination de leurs effectifs     sera l’objet d’un accord.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;— Chaque Etat doit prévenir un an à     l’avance de son intention de se retirer de l’accord. L’Ukraine a     rappelé sa volonté de sortir de l’accord en 1994. L’Azerbaïdjan ne     financera que les forces situées sur son territoire et ce jusqu’en 1994.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;— Confirmation solennelle par les chefs     d’Etat, &lt;i&gt;"compte tenu de la préoccupation de l’opinion mondiale     devant l’évolution de la situation dans certains pays de la CEI",&lt;/i&gt;     de leur engagement à ne pas employer la force ou la menace dans le règlement     de leurs différends. Recours exclusif à la négociation.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Les pessimistes notent&lt;i&gt; &lt;/i&gt;que le statut     des militaires n’a pas été défini, que les procédures de recrutement     n’ont pas été mises au point et que le budget unique n’a pas été     adopté. Sept seulement des onze pays de la CEI se sont mis d’accord sur     un serment unique que les militaires devront prêter. L’Ukraine, la Biélorussie,     l’Azerbaïdjan et la Moldavie ont en effet refusé d’y souscrire.     L’Ukraine, la Moldavie et l’Azerbaïdjan ont en outre décidé de ne pas     participer aux forces armées conventionnelles transitoires.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;i&gt;     &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;La rencontre de Kiev le 23     mars&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;/i&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Elle donne peut-être des résultats plus     encourageants, rendus incertains il est vrai par les réticences de     l’Ukraine. Elle débouche sur les accords suivants :&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;— Accord sur les forces collectives de     maintien de la paix (signé par les Dix avec réserve de l’Azerbaïdjan     qui demande une ratification de son parlement et de l’Ukraine qui exige     l’accord au cas par cas de son parlement).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;— Accord sur le commandement des     garde-frontières unifiés (ratifié par l’Arménie, le Kazakhstan, le     Kirghizistan, l’Ouzbékistan, la Russie, le Tadjikistan). Ce texte accorde     aux signataires le droit de quitter le commandement unifié avec un préavis     de six mois.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;— Accord sur le statut du commandement     unifié des garde-frontières (mêmes signataires).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;— Accord sur les statuts des     gardes-frontières (signé par l’Arménie, le Kazakhstan, le Kirghizistan,     la Russie, le Tadjikistan).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;— Accord sur la surveillance des frontières     qui prévoit la coexistence de gardes-frontières nationaux et     communautaires (signé par les Dix).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;— Protocole sur l’examen de la question     de l’aménagement des frontières qui prévoit un accord bilatéral entre     la Russie et la Belarus sur la question des frontières avec les pays     baltes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;L’Azerbaïdjan, la Moldavie et     l’Ukraine n’ont paraphé aucun de ces textes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;— Accord sur les pouvoirs des organes     suprêmes de la CEI en matière militaire qui confirme le contrôle unique     des armes nucléaires (la Biélorussie a signé pour deux ans et le     Kazakhstan a émis des réserves pour la création d’un système de contrôle     des missiles et des vecteurs nucléaires).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;— Accord sur le statut des forces armées     conventionnelles pour la période de transition (la Biélorussie s’engage     pour une période de deux ans).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;— Nomination du général Victor Samsonov     comme chef d’état-major des forces armées de la CEI et du général     Iouri Maximov comme commandant en chef des forces stratégiques.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;— Accord sur les principes de recrutement     des forces armées de la CEI, qui prévoit deux ans de service pour la     Marine et 18 mois pour les autres armes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;— Accord sur les bases de droit des     activités des forces armées de la CEI pour la période de transition.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;— Accord sur le principe     d’approvisionnement des forces armées de la Communauté et organisation     des recherches (signé par l’Arménie, la Biélorussie, le Kazakhstan, le     Kirghizistan, l’Ouzbékistan, la Russie, l’Ukraine et le Tadjikistan. La     Moldavie s’engage sur une "base bilatérale").&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;A l’échec patent de la rencontre de     Minsk de février où s’affirment les volontés indépendantistes des     Etats de la CEI, aux résultats mitigés de la rencontre de Kiev,     s’ajoutent d’autres facteurs non moins déterminants. &lt;i&gt;"Les     militaires se sont retrouvés dans un vide juridique", &lt;/i&gt;explique le     vice-président russe Routskoï. En proie aux pressions de toutes sortes,     matériellement abandonnée à elle-même, l’armée se démoralise     rapidement, trafique, vend et loue ses armes. De plus elle est     "nationalisée" de façon sauvage par les Etats où elle     stationne, qui se taillent la part du lion dans l’équipement militaire. &lt;i&gt;"La     Russie risquait de se retrouver sans forces armées"&lt;/i&gt; au train où     allaient les choses.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Le 19 février, la Russie annonce qu’elle     se prépare à fonder sa propre armée. Le 4 avril, le président russe décide     la création d’un Comité d’Etat chargé d’organiser le futur ministère     de la Défense russe. Le choix des responsables nommés dans ce comité (au     nombre de 38) provoque un tollé chez les démocrates : à     l’initiative de V. Smirnov, leader du mouvement "les Militaires pour     la Démocratie", les représentants de 16 partis adressent une pétition     à Eltsine pour lui demander d’inclure dans le comité &lt;i&gt;"des gens     honnêtes et des démocrates connus".&lt;/i&gt; C’est surtout la nomination     de D. Volkogonov à la tête du comité qui a exaspéré les démocrates :     Volkogonov est accusé d’avoir saboté la liquidation des organes     politiques au sein de l’armée, qu’il s’est contenté d’avoir     transformé en service de renseignement sur l’état d’esprit dans la     troupe et sur l’activité des partis politiques&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_THOM2_tdm.html#Note46"&gt;&lt;sup&gt;46&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;.     Le vice-président du comité, le général Kobetz, est tout aussi contesté :     on lui reproche d’avoir saboté la réforme de l’armée et l’enquête     sur le rôle des militaires dans le putsch d’août dernier. Le projet de     Volkogonov est simple : transformer l’armée soviétique en armée     russe avec le moins de chambardements possible&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_THOM2_tdm.html#Note47"&gt;&lt;sup&gt;47&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;.     Et tant pis pour ce que pourront dire les ex-républiques de l’URSS :     &lt;i&gt;"la création d’une armée relève des affaires intérieures de     chaque Etat. Dans ce domaine, chacun sait que nous n’avons pas pris     l’initiative. Nous n’avons donc plus besoin de prendre l’avis de     quiconque" &lt;/i&gt;&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_THOM2_tdm.html#Note48"&gt;&lt;sup&gt;48&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;i&gt;     &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;La réunion de Tachkent le     15 mai 1992&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;/i&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Il est important de comprendre le contexte     de cette réunion. Le régime Nadjibulla vient de tomber en Afghanistan. Le     Tadjikistan est secoué par les retombées de cet événement. Les leaders     d’Asie centrale craignent de subir le même sort et ils décident de     resserrer leurs liens avec Moscou, redoutant qu’une ouverture trop résolue     vers le monde turc n’emporte leur pouvoir. Le cas le plus spectaculaire de     cette évolution est celui du président ouzbek Karimov. La Russie, de son côté,     commence à comprendre que l’Ukraine ne joue pas à l’indépendance, et     qu’il est nécessaire pour elle d’assurer ses arrières en Asie     centrale. Les chefs d’Etat de la CEI parviennent à un accord sur le     partage de l’arsenal soviétique non nucléaire dans le cadre des     limitations imposées par l’accord de réduction des forces     conventionnelles en Europe (FCE). La Russie aura 6 400 chars,     l’Ukraine 4 080, la Biélorussie 1 800, les républiques     transcaucasiennes 220 chars chacune, la Moldavie 210. Le partage final     confirme l’émergence de l’Ukraine comme puissance militaire,     puisqu’elle disposera de davantage de chars que l’Allemagne réunifiée     ou la Hongrie, la Tchécoslovaquie et la Pologne réunies. Six des onze     membres de la CEI - l’Arménie, le Kazakhstan, l’Ouzbékistan, la     Russie, le Tadjikistan et le Turkménistan - ont signé le traité de sécurité     collective, le plus important des 13 documents adoptés à Tachkent, qui les     engage à se venir mutuellement en aide face à une éventuelle menace     militaire extérieure et qui revient en fait, pour les républiques non     russes, à l’abandon d’une défense indépendante. Un Conseil militaire     est créé. L’Azerbaïdjan, la Biélorussie, l’Ukraine, la Moldavie et     le Kirghizistan ont refusé de parapher ce texte. Après le sommet de     Tachkent, le 18 mai, le président Nazarbaev a laissé entendre que le     Kazakhstan pourrait autoriser la Russie à déployer des armes nucléaires     sur son territoire. &lt;i&gt;"Désormais, la Russie est notre alliée     politique et militaire (...) La question d’accorder une partie du     territoire kazakh à notre défense commune et au déploiement de missiles     nucléaires sera décidée sur la base d’avantages mutuels communs" &lt;/i&gt;&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_THOM2_tdm.html#Note49"&gt;&lt;sup&gt;49&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;.     Le Kazakhstan s’est engagé à signer le traité de non-prolifération des     armes nucléaires.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;A travers le pacte de sécurité collective     (comme à travers tous les traités bilatéraux) les autorités russes     poursuivent leurs objectifs traditionnels : la constitution d’une     "fédération renouvelée" dont Moscou serait le centre. Le     conseiller d’Etat Bourboulis ne l’a pas caché, évoquant à Bruxelles     la possibilité d’une confédération entre la Russie, le Kazakhstan, le     Kirghizistan, l’Arménie et la Belarus, à laquelle s’ajouteraient ultérieurement     l’Ouzbékistan et la Turkménie&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_THOM2_tdm.html#Note50"&gt;&lt;sup&gt;50&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Autre détail significatif : la     question des garde-frontières. Aux termes d’un accord signé par la     Russie, l’Arménie, la Biélorussie, le Kazakhstan, le Kirghizistan,     l’Ouzbékistan et la Turkménie, ceux-ci seront regroupés sous un     commandement commun, financés et recrutés en commun. Cependant le sort des     forces unifiées reste incertain : aucun accord n’a été conclu sur     leur financement et leur structure.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Une fois de plus, une solution semble     imminente en ce qui concerne le problème de la flotte de la mer Noire :     des négociations bilatérales entre la Russie et l’Ukraine détermineront     les modalités du partage de la flotte, annonce le maréchal Chapochnikov le     26 mai. Les dernières armes nucléaires placées sur des navires de la     flotte ont été déplacées durant le mois de mai. La flotte de la mer     Noire ne sera plus considérée comme appartenant aux forces stratégiques     de la CEI&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_THOM2_tdm.html#Note51"&gt;&lt;sup&gt;51&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;. Les troupes parachutistes et     la plupart des unités de l’armée de l’air russe ont également été     exclues du commandement commun. Après cette décision, seules les unités     nucléaires stratégiques et les unités nucléaires de marine et de l’armée     de l’air restent sous le commandement conjoint de la CEI.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Le sommet de Bichkek en octobre 1992 est le     point d’aboutissement des évolutions amorcées lors des rencontres précédentes :     les seules forces communes de la CEI qui subsistaient, les forces nucléaires,     passent sous le contrôle de la Russie.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;La Russie se heurte à de nombreuses     difficultés en organisant son armée. Un des problèmes les plus préoccupants     est le problème démographigue : la conscription ne fournit à l’armée     russe que 20 à 22 % des effectifs nécessaires. Sur 100 jeunes gens en     âge d’être appelés, 71 sont réformés&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_THOM2_tdm.html#Note52"&gt;&lt;sup&gt;52&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;.     A l’appel de l’automne 1992, moins de 20 % des jeunes se sont présentés&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_THOM2_tdm.html#Note53"&gt;&lt;sup&gt;53&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;.     Les officiers sont obligés d’accomplir les tâches des hommes du rang. Le     service militaire a été réduit de 6 mois car, de l’aveu même du maréchal     Chapochnikov, &lt;i&gt;"il devenait impossible de retenir les appelés" &lt;/i&gt;&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_THOM2_tdm.html#Note54"&gt;&lt;sup&gt;54&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Autre problème : les suites du     partage avec les républiques ex-soviétiques : &lt;i&gt;"nous avons hérité     de ruines et de débris" &lt;/i&gt;&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_THOM2_tdm.html#Note55"&gt;&lt;sup&gt;55&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;.     Tout a été détruit : communications, système de commandement, défense     antiaérienne, système d’avertissement anti-missiles. &lt;i&gt;"Nous avons     hérité du deuxième échelon stratégique. Les unités les plus     performantes, dotées de l’équipement le plus récent, sont restées en     dehors des frontières de la fédération russe".&lt;/i&gt; La discipline est     au plus bas. Un quart des industries militaires, la moitié des entreprises     de réfection, 47 écoles militaires se trouvent en dehors de ses frontières.     L’armée russe se ressentira encore longtemps de l’improvisation qui a     présidé à sa naissance, de sa formation de bric et de broc.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;La Russie envisage à terme une armée de métier     (50 % en l’an 2000), mais dans l’immédiat elle adoptera un système     mixte, car elle n’a pas les moyens de s’offrir une armée de métier.     Elle est obligée de signer des accords bilatéraux avec d’autres Etats de     la CEI (notamment le Kazakhstan) pour résoudre son problème d’effectifs.     Tout ceci laisse présager des obstacles considérables, car les relations     entre appelés slaves et appelés d’Asie centrale se sont encore dégradées     ces derniers temps. A cela il faut ajouter la dispersion des officiers :     les Baltes sont déjà partis, les Ukrainiens demandent à rentrer chez eux ;     les 40 000 Belarusses ont l’intention d’en faire autant. Les     officiers font leurs adieux en disant : &lt;i&gt;"Espérons que nous ne     nous reverrons pas à travers une ligne de front" &lt;/i&gt;&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_THOM2_tdm.html#Note56"&gt;&lt;sup&gt;56&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Il est prématuré pour juger des     implications pour les forces armées du passage sous la juridiction russe.     Mais cette adresse au président Eltsine rédigée par l’Assemblée     d’officiers de la division de Bakou de la IVe armée donne à penser que     cette décision n’a pas contribué à stabiliser la situation, comme     l’espérait le vice-président Routskoï : &lt;i&gt;"Depuis notre     passage sous la juridiction russe, notre situation, loin de s’améliorer,     évolue vers le démantèlement total des unités, la discrimination des     militaires et de leur famille. Aucun problème n’a été résolu ; en     revanche nous nous heurtons à une difficulté nouvelle : les unités     se divisent en groupements nationaux"&lt;/i&gt; &lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_THOM2_tdm.html#Note57"&gt;&lt;sup&gt;57&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;.     Une des premières décisions du général Gratchev a été l’interdiction     aux militaires de se lancer dans les affaires : en 1991, l’armée     avait été corrompue par le "business sauvage" de part en part.     La répartition des dépouilles entre les différentes républiques avait     donné lieu à de fructueuses affaires. Les efforts de restauration de la     discipline ne sont cependant guère couronnés de succès.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Il est intéressant de voir comment les     "patriotes" russes ont accueilli la décision de créer une armée     nationale. Un article publié dans le journal &lt;i&gt;Den&lt;/i&gt; résume leur     analyse&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_THOM2_tdm.html#Note58"&gt;&lt;sup&gt;58&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;.&lt;i&gt; "Le mythe d’une     soi-disant union des Etats indépendants a rendu l’âme. La fin de la CEI     est la mort de l’armée". &lt;/i&gt;Pour les&lt;i&gt; "patriotes"&lt;/i&gt;     il s’agit du dernier acte d’une tragédie qui a commencé avec     l’affaire Rust. Celle-ci a mis en lumière &lt;i&gt;"le syndrome de     l’absence de volonté de la hiérarchie militaire, la passivité de     l’armée châtrée par les dirigeants du pays"&lt;/i&gt; ; ensuite     viennent &lt;i&gt;"les événements de Tbilissi" &lt;/i&gt;qui marquent&lt;i&gt;     "la trahison du pouvoir".&lt;/i&gt; L’armée de l’Union soviétique     a été transformée durant les années gorbatchéviennes en &lt;i&gt;"une     organisation indigente, à demi-famélique, ne croyant plus à rien, une     organisation de sécurité sociale, qui ne cessait de revendiquer lâchement     une protection sociale, de se plaindre des bas salaires et des manques de     logement".&lt;/i&gt; Aujourd’hui, &lt;i&gt;"l’armée russe a été proclamée.     Mais la Russie a-t-elle besoin d’une armée de cette sorte - une armée de     reîtres prêts à servir n’importe qui, pourvu qu’on leur offre     quelques roubles de plus, un logement et une retraite, une armée sans foi     ni loi, une armée sans abri, loqueteuse et lâche ?... Et quel pays défendra-t-elle,     contre qui, puisque notre pays est trahi et vendu aux enchères ? Cette     armée est bonne à des guerres intestines, elle peut conquérir une rivière     ou un champ, elle est bonne pour faire la guerre contre l’Ukraine, la Biélorussie,     la Tatarie et la Tchétchénie... Mais l’armée de Eltsine n’est pas     l’armée de la Russie. L’armée russe est en train de naître ailleurs.     L’armée de notre Etat futur, ce sont ces officiers qui refusent de prêter     serment aux présidents fantoches d’Ukraine, de Biélorussie et de     Moldavie, du Kazakhstan et d’Azerbaïdjan. Eux sont l’honneur de notre     armée de demain. Persécutés aujourd’hui, ce seront les héros des légendes     futures sur le temps des troubles de la post-perestroïka".&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Attaquées par les     "communo-patriotes", les autorités militaires sont aussi critiquées     par les démocrates qui leur reprochent d’avoir enterré la réforme. On     apprécie peu, du côté démocrate, l’oukaze n° 147 adopté en     septembre 1992 par le général Gratchev, qui prive les assemblées     d’officiers de la plupart des droits péniblement conquis sous le gorbatchévisme     tardif. Les officiers rétifs sont menacés d’expulsion de l’armée.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;b&gt;     &lt;/b&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;UNE ARMEE SANS ETAT     - (4)&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;span style="font-family:Times New Roman;font-size:6;color:#330099;"&gt;     &lt;p&gt; &lt;/p&gt;     &lt;/span&gt;     &lt;p align="justify"&gt;&lt;a name="Home"&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;     &lt;b&gt;     &lt;/b&gt;&lt;h2 align="justify"&gt;&lt;a name="Chapitre4"&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Corps     francs ou "casques bleus" ?&lt;/span&gt;&lt;/h2&gt; &lt;b&gt;    &lt;/b&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;On ne peut parler de "corps     francs" aujourd’hui. Il faut faire la part entre ce qui résulte de     la politique contradictoire du pouvoir central et ce qui indique une     tendance à une anarchie grandissante des forces armées. Souvent l’armée     n’est pas en train de désobéir, elle cherche à s’y retrouver dans des     ordres contradictoires ou inexistants : lorsque Eltsine s’absente,     l’armée est sans commandement. Il faut toutefois se méfier des rumeurs     concernant les "initiatives" locales des militaires. Comme l’a     dit Audrius Butkevicius, ministre de la Défense de Lituanie, &lt;i&gt;"la     Russie est en train de créer l’illusion que les troupes russes sont     incontrôlables. En réalité elles restent sous contrôle, mais ces     tentatives de faire croire que les unités peuvent agir de leur propre chef     sont très dangereuses pour nous" &lt;/i&gt;&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_THOM2_tdm.html#Note59"&gt;&lt;sup&gt;59&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;.     A Paris, le maréchal Chapochnikov à affirmé très haut son refus     d’impliquer les forces de la CEI dans les conflits ethniques de     l’ex-URSS&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_THOM2_tdm.html#Note60"&gt;&lt;sup&gt;60&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;. La réalité dément de manière     toujours plus flagrante ces déclarations de principe.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;b&gt;     &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Le cas du conflit en     Moldavie&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;/b&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Il est typique de la position équivoque du     pouvoir central lui-même et aussi des tendances à     "l’autonomisation" des forces armées. Le 5 avril le vice-président     Routskoï se rend en Transnistrie&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_THOM2_tdm.html#Note61"&gt;&lt;sup&gt;61&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt; et y     tient des propos incendiaires, appelant les militaires locaux à intervenir     pour la "protection" des Russes. Le 6 avril, le ministre des     Affaires étrangères de Russie, A. Kozyrev, signe avec ses homologues de     Moldavie, de Roumanie et d’Ukraine une déclaration laissant aux autorités     moldaves le soin de &lt;i&gt;"maintenir l’ordre"&lt;/i&gt; dans la région     et spécifiant que la XIVe armée russe doit se tenir à l’écart du     conflit. Deux jours plus tard, le 8 avril, le Congrès des députés du     peuple vote une motion invitant la XIVe armée à prendre la défense des     russophones menacés par les "séparatistes" moldaves. Quant au président     Eltsine, à la grande surprise des observateurs, il a donné sa bénédiction     aux deux démarches, celle de Routskoï et celle de Kozyrev. Y a-t-il     duplicité ou simple inconséquence ? La XIVe armée se montre sensible     aux appels des Russes de Transnistrie. Des officiers partent avec leurs     armes combattre les "bandits" moldaves. La population de     Transnistrie prend d’assaut les convois tandis que les autorités moldaves     soutiennent qu’il s’agit de mises en scène, que la livraison d’armes     était entendue d’avance&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_THOM2_tdm.html#Note62"&gt;&lt;sup&gt;62&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;. Le 23 mai, le     président moldave M. Snegur accuse la XIVe armée de l’ex-URSS, sous     commandement russe, &lt;i&gt;"d’occuper à présent tout le territoire de     la Moldova sur la rive gauche du Dniestr".&lt;/i&gt; L’agence moldave     affirme que le ministre russe de la Défense Pavel Gratchev a demandé au     commandant de la XIVe armée Iouri Netkatchev de mettre ses forces en état     d’alerte. &lt;i&gt;"La région du Dniestr est une terre russe et nous     devrions la défendre par tous les moyens",&lt;/i&gt; a déclaré, selon     l’agence moldave, Pavel Gratchev. Mais les autorités russes ont immédiatement     démenti cette information, qu’elles ont qualifiée de &lt;i&gt;"grossière     invention"&lt;/i&gt; (dénégation assez peu crédible lorsqu’on se     souvient que, le 22 mai, le général Gratchev avait affirmé que la Russie     devait défendre les Russes partout où ils se trouvent). Au moment où le général     Lebed, qui a la réputation d’un homme à poigne, est dépêché sur les     lieux, la tension est à son comble. Les ministres de la Défense et de la Sécurité     moldaves sont limogés. La déliquescence de la XIVe armée phagocytée par     les deux belligérants est stoppée. Cependant, un cessez-le-feu est imposé     aux protagonistes. La guerre entre Moldavie et Transnistrie aboutira en     automne à un accord entre le président moldave Snegur et Eltsine, en vertu     duquel la Russie deviendra neutre (c’est-à-dire cessera d’appuyer la     Transnistrie) en échange d’un engagement de la Moldavie à ne pas     demander le rattachement à la Roumanie. Cet accord est complété par un     pacte entre le président Snegur et le président Kravtchouk : la     Moldavie et l’Ukraine s’engagent à ne pas autoriser le transit de     troupes étrangères sur leur sol. Les Cosaques mercenaires n’ont plus accès     à la Transnistrie. A la veille du VIIe Congrès des députés de Russie en     décembre 1992, les relations entre la Russie et la Transnistrie tournent au     vinaigre, la presse russe ayant pris un malin plaisir à dénoncer la     corruption du gouvernement de Tiraspol.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;b&gt;     &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Le conflit arméno-azerbaïdjanais&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;/b&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Ce conflit montre aussi que les soi-disant     "nationalisations" des unités par les autorités locales se font     souvent avec la complicité de Moscou : la presse russe a révélé après     la chute du président Noutalibov que les "cadeaux" des forces armées     de la CEI aux formations paramilitaires azéries "ne résultaient pas     de cambriolages, mais traduisaient une politique délibérée" de     soutien à Moutalibov, considéré comme &lt;i&gt;"un adversaire résolu de     l’indépendance réelle de l’Azerbaïdjan"&lt;/i&gt; ; l’explosion&lt;i&gt;     "louche au plus haut point"&lt;/i&gt; d’un dépôt de munitions près     d’Erevan s’inscrit dans cette politique&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_THOM2_tdm.html#Note63"&gt;&lt;sup&gt;63&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;b&gt;     &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Le cas de la Géorgie&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;/b&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Le conflit avec l’Ossétie et     l’Abkhazie pose d’épineux dilemmes à Moscou. Dans le cas abkhaze&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_THOM2_tdm.html#Note64"&gt;&lt;sup&gt;64&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;,     la Russie commence par soutenir militairement la Géorgie, tout en se     proclamant neutre, car au début Shévarnadzé semble le pion le plus solide     de Moscou dans le Caucase. Ce sont les blindés et l’aviation géorgiens     qui permettent le succès de l’opération, largement confiée à des     officiers russes. Les Abkhazes sont persuadés que Shévarnadzé et Eltsine     ont conclu une entente secrète à Dagomys, quelque temps avant les événements.     Mais l’engagement russe trop voyant aux côtés de Tbilissi a eu pour conséquence     d’aggraver les tensions avec le monde musulman (les Abkhazes sont     musulmans et bénéficient de la solidarité de tous les peuples musulmans     du Caucase ; ceux-ci sont le ferment du mouvement pan-touranien qui     progresse aujourd’hui, même dans la fédération russe). D’où un     revirement de Moscou&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_THOM2_tdm.html#Note65"&gt;&lt;sup&gt;65&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;, qui entraîne la     brouille de la Russie et de Shévarnadzé. Le 2 octobre, les Géorgiens     essuient une défaite à Gagra, et dès le 4, ils proclament la     nationalisation de toutes les unités russes stationnées sur leur sol,     ainsi que des bases aériennes et des ports. Gratchev ordonne aux troupes     russes de "résister". La Géorgie mobilise 40 000 réservistes.     La réaction de Shévarnadzé est d’autant plus vive qu’il ambitionnait     depuis le début de faire de la Géorgie le "partenaire stratégique"     de la Russie dans le Caucase. L’envoi par la Russie du général     Rondratiev, soupçonné de noirs desseins à l’égard de la Géorgie,     jette encore de l’huile sur le feu. En novembre cependant les négociations     avec Moscou reprennent. La Russie promet de ne pas signer de traité séparé     avec l’Abkhazie sur le maintien de ses troupes dans la région, troupes     dont le parlement géorgien exige le retrait. En décembre, on convient que     le retrait aura lieu en 1995.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Les hommes, les armes, circulent dans une     totale anarchie, encore aggravée par la division de l’héritage militaire     entre les dialogues de l’URSS. &lt;i&gt;"L’histoire nous enseigne que la     ligne de partage d’une armée devient inévitablement une ligne de     front",&lt;/i&gt; déclare le président du parti chrétien démocrate russe     V. Aksioutchitz&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_THOM2_tdm.html#Note66"&gt;&lt;sup&gt;66&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;. Dans tous les     "points chauds" de l’ex-URSS on trouve des formations armées     venues de Dieu sait où, Cosaques, ex-OMON, ex-spetznaz en congé. Les     mercenaires recrutés par la république sécessionniste de Transnistrie se     retrouvent en Crimée, où leurs services sont d’ailleurs moins demandés     et moins lucratifs&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_THOM2_tdm.html#Note67"&gt;&lt;sup&gt;67&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;. D’importants     segments de l’ex-armée rouge doutent de la capacité des nouveaux Etats     d’assurer leur subsistance et choisissent de vivre de l’habitant. Les     conflits interethniques constituent de véritables mines d’or pour les     militaires qui peuvent s’engager au service des uns et des autres ou louer     leur matériel (hélicoptères et avions notamment). En octobre 1992, un     pilote russe recruté par la Géorgie gagnait 27 000 roubles par mois,     et 12 000 roubles par vol.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Le flou de la direction politique tient     moins à l’anarchie qu’aux tendances contradictoires qui s’affrontent     au Kremlin.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Depuis l’été 1992, et sans doute en     liaison avec la création du Conseil de sécurité&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_THOM2_tdm.html#Note68"&gt;&lt;sup&gt;68&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;,     on discerne une évolution dans l’attitude de Moscou, qui s’est traduite     par l’envoi en Moldavie du général Lebed, bête noire des démocrates,     traités par lui de &lt;i&gt;"boucs courant derrière la carotte     occidentale". &lt;/i&gt;La Russie abandonne les considérations de solidarité     entre "démocrates", elle renoue avec le fil de la tradition soviétique     en pratiquant une politique de puissance dissimulée derrière un camouflage     de "pacification". Ainsi, au Tadjikistan, l’armée russe déguisée     en "force d’interposition" a remis en selle les communistes     pro-Moscou, abandonnant les démocrates eltsiniens à leur triste sort. Même     soutien aux autorités paléocommunistes d’Ossétie du Nord dans le     conflit avec l’Ingouchétie, d’ailleurs déclenché par le machiavélisme     de Moscou&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_THOM2_tdm.html#Note69"&gt;&lt;sup&gt;69&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt; ; dans cette région comme     au Tadjikistan, l’armée russe a pris part à des atrocités (ou laissé     commettre ces atrocités), et lorsque la télévision russe s’est risquée     à en faire état, son directeur a été limogé.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Une Union peut-elle se reconstituer sur la     base des anciens districts militaires ? C’est une éventualité     souvent évoquée dans la presse&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_THOM2_tdm.html#Note70"&gt;&lt;sup&gt;70&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;. La     question est de savoir si les Etats ex-soviétiques arriveront à se rendre     maîtres des formations armées dont ils ont hérité, détruisant les     structures anciennes des régions militaires. Si on prend le cas de     l’Ukraine, on a l’impression que le transfert s’est opéré sans trop     de complications, encore que la réduction des effectifs à 220-200 000     ne se fera pas sans peine. L’armée ukrainienne est déjà encadrée à 50 %     d’officiers ukrainiens. Pour la Biélorussie, on peut s’attendre à des     difficultés : du jour au lendemain, elle s’est retrouvée l’Etat     le plus militarisé d’Europe. Elle a une armée de 130 000 hommes, 10     divisions pour 10 millions d’habitants (l’Ukraine en a 20 pour 50     millions d’habitants). Comment parviendra-t-elle à atteindre le chiffre     de 60 000 qu’elle s’est fixé comme objectif ? D’autant plus     que seuls quelques centaines de militaires veulent quitter la Biélorussie,     alors que des milliers d’officiers biélorusses encore dispersés dans la     CEI veulent servir leur pays&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_THOM2_tdm.html#Note71"&gt;&lt;sup&gt;71&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;De même ne faut-il pas exagérer le rôle     politique des militaires&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_THOM2_tdm.html#Note72"&gt;&lt;sup&gt;72&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;. Les démocrates     russes aiment à se faire peur avec des complots de généraux. Ces frayeurs     exprimées bruyamment trahissent en fait un désir inavoué de discipline et     de retour à l’ordre. Beaucoup en Russie rêvent d’une "main de     fer" qui remettrait le pays au travail. On assiste à une sorte     d’auto-intoxication sur le thème de la dictature militaire. Par exemple,     le 14 avril, le président du parlement Khasboulatov se vante d’avoir le     soutien d’une série de commandants des régions militaires, ce qui     suscite les alarmes de son adversaire le conseiller d’Etat Bourboulis&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_THOM2_tdm.html#Note73"&gt;&lt;sup&gt;73&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;.     En fait, l’armée connaît le même désarroi et les mêmes états d’âme     que le reste de la société russe. Le général Gratchev l’exprimera avec     force lors du VIIe Congrès des députés de Russie, il n’est pas question     que l’armée se mêle de politique, et ceux qui essaient de l’entraîner&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_THOM2_tdm.html#Note74"&gt;&lt;sup&gt;74&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;     se livrent à un jeu dangereux. Le général Gratchev dira même que ses     propos laissant entendre un soutien inconditionnel de l’armée au président     Eltsine à la veille du VIIe Congrès ont été mal interprétés.     L’article 18 de la loi sur la défense adoptée en Russie à la fin de     l’automne 1992 spécifie que l’armée se trouve &lt;i&gt;"en dehors de la     politique".&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;table border="0" cellpadding="0" cellspacing="0" width="100%"&gt;       &lt;tbody&gt;         &lt;tr&gt;           &lt;td valign="top"&gt;             &lt;blockquote&gt;               &lt;b&gt;               &lt;/b&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;UNE ARMEE SANS ETAT               - (5)&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;               &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;               &lt;span style="font-family:Times New Roman;font-size:6;color:#330099;"&gt;               &lt;p&gt; &lt;/p&gt;               &lt;/span&gt;               &lt;p align="justify"&gt;&lt;a name="Home"&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;               &lt;b&gt;               &lt;/b&gt;&lt;h2 align="justify"&gt;&lt;a name="Chapitre5"&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Quelle               armée pour quelle Russie ? La quête d’une doctrine               militaire&lt;/span&gt;&lt;/h2&gt; &lt;b&gt;              &lt;/b&gt;               &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Les autorités russes se montrent               disertes lorsqu’elles évoquent la doctrine militaire de la               future armée russe, mais elles ne sortent pas des généralités.               Selon le colonel Anatoly Volkov, l’un des conseillers militaires               du président russe, la nouvelle doctrine militaire russe répondra               à un "triple" objectif. L’armée russe devra &lt;i&gt;"s’adapter               au système international de sécurité",&lt;/i&gt; remplir les               exigences d’une stratégie défensive de la CEI et servir les               intérêts nationaux de la Russie. Le général Gratchev déclare               le 22 mai qu’à long terme interviendra un remaniement               d’envergure consistant à moderniser les équipements, à mieux               entraîner les hommes et à réformer l’industrie des armements.               &lt;i&gt;"En un mot, la Russie devra disposer de forces armées               correspondant à son statut de grande puissance".&lt;/i&gt; Il               annonce trois étapes pour cette modernisation - la réorganisation               des services du ministère de la Défense, suivie de la mise en               place d’une armée sous juridiction russe (1993-1994), puis une               réduction d’effectifs pouvant affecter de 700 000 à 2,1               millions d’hommes (1995-1999). Il y a unanimité sur la forme               que doit prendre l’armée russe de demain, même si les opinions               divergent quant aux tâches futures de cette armée, comme nous le               verrons : ce sera une armée hautement professionnalisée,               caractérisée par une grande mobilité et une technologie avancée&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_THOM2_tdm.html#Note75"&gt;&lt;sup&gt;75&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;.               Selon le vice-président Routskoï, la priorité doit être donnée               au développement des armements stratégiques, de la défense               anti-aérienne, de l’aviation de transport et d’assaut, des hélicoptères               de combat, des armements de haute précision à grande cadence de               tir, des systèmes de reconnaissance, des RUK à courte, moyenne               et longue distance, de la guerre radioélectronique. Cette armée               mettra l’accent sur les forces de déploiement rapide et les réserves               stratégiques&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_THOM2_tdm.html#Note76"&gt;&lt;sup&gt;76&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;               &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Le nucléaire est mentionné de               manière extrêmement rapide et superficielle dans la plupart des               interviews évoquant l’avenir des forces armées russes. Eltsine               continue à seriner les slogans de "dénucléarisation               totale", tandis que les stratèges russes accumulent les               raisons de conserver et de développer d’importantes forces nucléaires               stratégiques. &lt;i&gt;"Pour des motifs politiques la Russie n’a               pas intérêt à l’accélération du processus de réduction des               armements nucléaires stratégiques". &lt;/i&gt;Si la Russie n’a               plus l’arme nucléaire, les Occidentaux &lt;i&gt;"ne seront plus               motivés pour aider la CEI et la Russie".&lt;/i&gt; La politique               d’isolement de la Russie qui tente beaucoup d’Occidentaux               deviendra possible. Or &lt;i&gt;"même un isolement partiel               signifierait pour nous la décadence et l’effondrement. Nous               n’avons pas de réserves intérieures pour la première phase de               modernisation".&lt;/i&gt; Au contraire la présence de l’arme               nucléaire fait du maintien de l’Etat russe &lt;i&gt;"l’objectif               principal de la politique du monde extérieur à l’égard de la               Russie et de la CEI". "Des forces nucléaires supérieures"&lt;/i&gt;               sont aussi le seul moyen de préserver l’équilibre entre une               Russie en pleine crise économique et démographique et une Chine               dynamique qui pourrait devenir expansionniste&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_THOM2_tdm.html#Note77"&gt;&lt;sup&gt;77&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;               &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Cependant cette unanimité dans               la conception des forces armées russes de demain ne saurait               dissimuler le désarroi extrême qui règne dans la hiérarchie               politico-militaire lorsqu’il s’agit de définir la doctrine               militaire de la nouvelle armée dont la formulation finale semble               indéfiniment remise aux calendes. Ce désarroi tient à une cause               fort simple : la Russie ne sait pas ce qu’elle est               aujourd’hui. Est-elle un continent, un empire, une nation, ou               l’ancienne principauté de Moscovie ? Lors du VIe Congrès               de Russie, en avril 1992, les députés n’ont pu se mettre               d’accord sur le nom de leur pays : on débattit deux jours               pour savoir si on allait appeler l’ancienne RSFSR               "Russie" ou "Fédération russe". La question               ne fut pas tranchée. La crise d’identité des Russes se reflète               dans les différentes ébauches de réflexion géostratégique et               de doctrine militaire que nous voyons se dessiner ça et là.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;               &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;On peut distinguer trois courants               principaux (que nous schématiserons pour plus de clarté - il est               rare de les trouver sous une forme pure, une tendance "déteignant"               sur l’autre, d’autant plus que la confusion règne dans les               esprits).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;               &lt;b&gt;               &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Les "néo-internationalistes"&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;               &lt;/b&gt;               &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Le meilleur représentant en est               S. Blagovoline, président de l’Institut indépendant de Sécurité               nationale, ou A. Kokochine, vice-ministre de la Défense de               Russie. Ces experts sont les continuateurs de la ligne Shevarnadzé-Yakovlev,               de la "nouvelle pensée". Pour cette tendance, la Russie               n’a pas d’ennemi en Occident, elle n’y a que des &lt;i&gt;"partenaires               et des alliés potentiels"&lt;/i&gt; ; en revanche elle est               soumise à des menaces diverses, liées &lt;i&gt;"aux Etats nucléaires               de l’ex-URSS et aux conflits à l’intérieur de la CEI"&lt;/i&gt;               et &lt;i&gt;"de la Russie".&lt;/i&gt; La Russie doit se préparer à               &lt;i&gt;"des conflits de basse et moyenne intensité".&lt;/i&gt; &lt;i&gt;"L’absence               d’ennemi en Occident entraîne une révision totale de la               doctrine militaire... L’idée de parité est devenue obsolète" &lt;/i&gt;&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_THOM2_tdm.html#Note78"&gt;&lt;sup&gt;78&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;.               Le postulat fondamental des &lt;i&gt;"néo-internationalistes"               &lt;/i&gt;est que &lt;i&gt;"la Russie ne peut pas assurer sa sécurité               toute seule, en dehors d’une structure globale, pour des raisons               économiques et techniques entre autres".&lt;/i&gt; Selon               Blagovoline, &lt;i&gt;"nous avons besoin de forces armées adaptées               à la coopération et à l’interaction avec nos alliés               occidentaux, prêtes aussi à agir si les intérêts des Russes ou               des russophones se voyaient menacés". &lt;/i&gt;D. Proektor met               les points sur les i :&lt;i&gt; "La tâche prioritaire est la               coopération avec l’Occident en vue de la prévention des               conflits et des crises".&lt;/i&gt; L’armée russe pourrait être               limitée à un million d’hommes, mais elle devrait être &lt;i&gt;"aussi               professionnalisée que l’armée américaine"&lt;/i&gt; &lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_THOM2_tdm.html#Note79"&gt;&lt;sup&gt;79&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;               et comporter &lt;i&gt;"des forces de déploiement rapide". &lt;/i&gt;Elle               doit se débarrasser des chars et de l’artillerie pour mettre               l’accent sur les technologies de pointe&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_THOM2_tdm.html#Note80"&gt;&lt;sup&gt;80&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;.               L’objectif ultime est, selon D. Proektor, &lt;i&gt;"la création               d’un système de sécurité collective pan-européen, et               ensuite, si tout va bien, un espace de sécurité global, un système               de sécurité transatlantique eurasien de la Californie à               Vladivostok en passant par l’Oural".&lt;/i&gt; Les "néo-internationalistes"               considèrent que la doctrine militaire russe doit prévoir un système               de sécurité collective sur le territoire de la CEI&lt;a href="http://www.stratisc.org/strat_056_THOM2_tdm.html#Note81"&gt;&lt;sup&gt;81&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;.               Leur idéal est au fond de prolonger dans le domaine militaire la               "coexistence parasitaire" avec l’Occident, de faire               assurer la police de l’ex-empire soviétique par des forces armées               internationales - sous couleur de "préserver la stabilité,               et de "prévenir les conflits", c’est-à-dire de               maintenir un &lt;i&gt;statu quo&lt;/i&gt; favorable à l’hégémonie russe,               la plupart des conflits surgissant lorsque des peuples allogènes               cherchent à secouer cette hégémonie. A l’origine, le projet               de Moscou était de faire passer les forces de l’OTAN sous le               contrôle politique de la CSCE où la Russie comptait exercer une               influence dominante. Aujourd’hui, quand les nouveaux Etats               ex-soviétiques ont été admis à la CSCE, l’enthousiasme des néo-internationalistes               à l’égard de cette institution s’est refroidi et leurs               espoirs se sont reportés sur un Conseil de sécurité européen,               où des Etats ex-soviétiques seule la Russie serait représentée.               &lt;i&gt;"On ne comprend p
